COMBONIANUM – Spiritualità e Missione

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Pensées d’un croyant

Hans Urs von Balthasar

Pensées d’un croyant

vonbalthasar2Il y a 25 ans mourait Hans Urs von Balthasar (1905 – 1988),  prêtre et théologien suisse, l’un des plus éminents théologiens du catholicisme contemporain et l’un des meilleurs connaisseurs du patrimoine culturel de l’Occident. Élevé dans un milieu croyant, très tôt, il se montra exceptionnellement doué, passionné de musique et «pour tout ce qui est beau», selon le mot prophétique de sa mère. Le cardinal Jean Daniélou a dit de lui qu’il était « l’homme le plus cultivé » de son temps. Le pape Jean-Paul II le nomma cardinal quelques jours à peine avant sa mort.

L’oeuvre de Von Balthasar, c’est une oeuvre d’accès parfois difficile. Vous trouverez ici un recueil de pensées présentées d’une façon allégée et dans le désordre, mais qui au fond recouvrent l’essentiel de la foi de l’Eglise et du croyant qui était Von Balthasar.

36. Jouer avec l’enfer

Nous ne pouvons nous empêcher d’être surpris de la sérénité imperturbable avec laquelle une certaine théologie abandonne à la perdition éternelle une partie de la création destinée pourtant au ciel, sans y trouver aucune atteinte à la gloire de Dieu, sous prétexte que, dans cette part de perdition, c’est la justice divine qui est glorifiée, tandis que la miséricorde est exaltée chez ceux qui bénéficient du salut…
On se demande si l’on ne joue pas avec l’enfer de manière irréfléchie et finalement inacceptable. (Dramatique, IV, p. 171-172).

35. Le refus absolu de l’amour

La pensée que Dieu aurait de la haine pour les pécheurs et les damnés est intolérable. Dieu ne refuse jamais d’aimer de sorte qu’il pourrait exister des êtres qui se perdraient à jamais faute d’avoir été suffisamment aimés par Dieu. Il n’y a pas, il n’y aura jamais de mal-aimés du Dieu qui est l’Amour même.
L’enfer, comme refus absolu de l’amour, n’existe jamais que du côté de celui qui le crée constamment pour lui-même. Le Christ ne destine personne à sa perte. La perdition naît du fait que l’individu persiste dans son propre égoïsme. (Dramatique, IV, p. 253-254).

34. Définitive perte de Dieu

Pour porter le péché du monde, le Christ n’a pas traîné extérieurement une lourde charge, mais en expérimentant lui-même ce qu’est en vérité le péché tel que Dieu le voit : la privation de la gloire de Dieu, la privation de l’accès à lui par la foi, l’espérance, la charité.
Saint Jean de la croix, comme beaucoup de ceux à qui il fut donné de revivre quelque chose des sentiments de Jésus crucifié, a décrit cet état comme une expérience semblable à celle de l’enfer, précisément sous son aspect de définitive perte de Dieu. (Nouveaux points de repère, p. 217).

33. Descente aux enfers

L’Occident garde cachée, comme une relique précieuse, cette expérience de nombreux saints, imitation du samedi saint, expérience du Christ descendant aux enfers : “Dieu est mort pour moi”, et il ne sait plus rien de l’espérance, et ce qui est maintenant semble devoir durer toujours, et il semble même qu’il en a toujours été ainsi. (Dieu et l’homme d’aujourd’hui, p. 264-267).

32. Espérer pour tous

“Ni la sainte Ecriture, ni la Tradition de la foi de l’Eglise ne disent avec certitude de quiconque qu’il soit effectivement en enfer. Mais l’enfer est toujours présenté comme une possibilité réelle, liée à l’offre de conversion et de vie”.
“Il n’est pas établi que Judas soit damné pour l’éternité”. (dans Espérer pour tous, p. 9-15).

31. Les ténèbres de l’amour

Espérer pour tous: aussi n’a-t-on jamais le droit de désespérer du sort d’un pécheur, et cela vaut même pour Judas… Dans la Passion, le Fils doit souffrir pour tous ceux qui, sans lui, auraient mérité l’enfer. Bref les ténèbres du péché restent enveloppées dans les ténèbres de l’amour telles que le Fils les subit à la déréliction de la croix… Le jugement de la croix est définitif, mais le Seigneur attend le dernier jour pour en montrer le résultat. (Dramatique, IV, p. 256-258).

Fede - Faith - Foi (22)

30. Foi et faux-semblant

Rien ne tue plus sûrement la foi dans le coeur des hommes que le faux-semblant et le manque d’humanité des dévots, des hommes d’Eglise. (En lisant La prière contemplative).

29. Foi et obscurité

Toute lumière nouvelle accordée à la foi la rend capable de s’abandonner plus foncièrement et plus réellement à l’obscurité supralumineuse de l’amour divin toujours plus grand. (Dieu et l’homme d’aujourd’hui, p. 278-280).

28. Foi et lumière

Si la lumière est refusée à un chrétien, c’est afin qu’elle puisse mieux rayonner de lui… Il y a des saints qui distribuent à tout le monde la joie dont ils sont vides… Un saint dévoré d’angoisse peur rester faiseur de calme, de certitude, de paix. (Le chrétien Bernanos, p. 444).

27. Foi et absence

Plus la lumière de gloire afflue de l’au-delà, plus nous éprouvons l’absence de la plénitude. C’est pourquoi les chrétiens devraient se tenir comme des torches ardentes dans tous les jardins et sur toutes les grands-routes de l’histoire du monde. Leur espérance est si insurpassable qu’elle seule, à l’exclusion de toute autre religion, peut éclairer par avance tous les efforts de l’humanité pour se façonner le monde selon sa mission”. (La gloire et la croix. Nouvelle Alliance, p. 452-453).

26. Foi et théologie

La théologie, c’est l’Eglise aimante qui cherche à comprendre ce qui lui est donné. (La gloire et la croix. Nouvelle Alliance, p. 90).

25. Foi et mystère

A celui qui se ferme au mystère, se ferme aussi le mystère. (Dramatique, II, p. 309).

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24. Foi et rencontre

L’homme est appelé à rencontrer Dieu, il le connaîtra dans la foi vivante, dans ces touches secrètes au fond de l’âme qui rendent sa présence et son action évidentes. (La foi du Christ, p. 162-163).

23. Foi et perméabilité

La foi chrétienne, c’est de reconnaître qu’il existe une “révélation spontanée de Dieu”. Et être croyant c’est, devant cette révélation spontanée, se tenir en état de réceptivité.

22. Foi et abandon

La foi signifie l’abandon total à Dieu (Abraham, Marie), elle est une confiance, une réponse absolue et sans reprise à l’amour du Dieu de l’alliance; pour le chrétien, elle est réponse à l’amour du Christ qui s’est livré tout entier. (Dramatique, IV, p. 373).

21. Foi tangible

Notre foi chrétienne est quelque chose de bien concret et de presque tangible. (La foi chrétienne est une, p. 3).

20. Foi et obéissance

L’acte de foi réclame du croyant le don de tout son être en sacrifice d’obéissance… La foi est l’adaptation de toute l’existence à Dieu. (La gloire et la croix I, p. 178 et 186).

19. Foi vivante

La foi vivante se contente de se tenir devant la face de Dieu qui le regarde, sans se soucier de le voir ou non. (La gloire et la croix I, p. 278).

Fede - Faith - Foi (3)

18. Foi et route

La foi consiste à suivre le Dieu qui est en marche à travers le temps et qui ouvre la route, sans qu’on puisse savoir d’avance où elle mène.
Ce sera toujours comme pour Abraham (Gen 12,1) et le peuple au désert. Dieu peut en tout temps donner de nouvelles instructions. (Les grands textes sur le Christ, p. 147).

17. Foi et orientation

Qu’est-ce qu’un croyant? Quelqu’un dont le coeur est orienté vers Dieu. Celui dont le coeur est profondément orienté vers Dieu ne doute pas que Dieu vienne à sa rencontre, il croit qu’il le rencontrera un jour ouvertement.
Et sa foi est en même temps espérance : car dans cette rencontre se manifestera le sens profondément caché de notre existence.
C’est pourquoi il aime par avance cette rencontre avec Dieu et s’en réjouit. (Tu couronnes l’année de tes bontés, p. 220).

16. Foi et adhésion

La foi chrétienne ne consiste pas d’abord à tenir pour vraies les formules présentées dans l’annonce, mais à saisir l’événement par lequel on a d’abord été saisi pour venir à la foi (Ph 3, 12). Elle consiste donc aussi à se laisser modeler par la forme de l’événement, par l’obéissance de foi du Christ lui-même.
Cette obéissance de la foi est la remise de soi inconditionnée, faisant abandon de toute condition, à la volonté intégrale de Dieu. La foi n’est chrétienne que si elle renonce radicalement à circonscrire le domaine de son adhésion : “Je crois dans la mesure où je comprends, où je puis prendre cette responsabilité, où les exigences spirituelles et existentielles ne vont pas trop loin, etc.”
Dieu seul peut exiger pareil don. Il faut donc que Dieu lui-même resplendisse dans son absolu divin pour que l’événement reçoive l’adhésion inconditionnée de la foi. Comment est-ce possible? (La foi du Christ, p. 104-105).

15. Foi,  se blottir dans l’éternel

“La foi, l’espérance, la charité sont les manières dont le coeur humain qui palpite, inquiet, se blottit dans l’éternel, avec tout ce qu’il aime ici-bas et entraîne avec lui”. (De l’intégration, p. 109).

14. Foi et lutte

Le chrétien, comme tout homme, est exposé au risque de la liberté et, par là, à la possibilité de l’échec tragique. Le chrétien peut être encore un homme tiraillé par le doute le plus profond, le plus grand péché, la souffrance, la lutte, le manque de foi, les maux temporels sans issue, l’absurdité apparente. (Dramatique, I, p. 361).

13. Foi et absence de Dieu

Même pour le plus juste de tous les justes (Jésus), une loi de fer veut que, à l”heure de Dieu”, au “jour de Dieu”, qui est le jour du jugement et de la colère, les biens du Père, la foi vécue et sentie, la charité et l’espérance, soient placés dans un endroit inaccessible, en Dieu.

Fede - Faith - Foi (15)

12. Foi et témoignage de l’Esprit Saint

Celui qui doit attester à l’extérieur la vérité de l’Evangile ne le peut que s’il reçoit à l’intérieur le témoignage permanent de l’Esprit Saint. (La prière contemplative, p. 85).

11. Foi et l’énigme de l’existence

“Ce qu’atteste la foi chrétienne n’est pas directement vérifiable en ce monde; mais ce qu’elle propose est censée contenir la solution à l’énigme angoissante de l’existence. Ce qui est attesté, c’est que l’homme Jésus, le crucifié, est vivant, qu’il a réussi à percer la frontière de la mort et de la fatalité. Et ceci d’abord non pour lui-même, mais pour nous”. (Les grands textes sur le Christ, p . 267).

10. La force de la foi

La force de la foi est telle qu’elle peut se mesurer avec toute pensée et la ramener au centre. (Dans E. Guerriero, Hans Urs von Balthasar, p. 176).

9. Foi et statistiques

“Les statistiques n’ont jamais rien prouvé dans le domaine de la foi chrétienne; elles indiquent tout au plus que les hommes qui croient sincèrement, qui prennent leur foi au sérieux dans toute leur vie, ne constituent qu’un ‘petit troupeau’ (qui ne doit pourtant pas s’abandonner à la crainte), qu’ils sont en tout cas bien moins nombreux que ne le laisserait croire un décompte des gens qui fréquentent l’Eglise”. (Points de repère, p. 177).

8. Les yeux de la foi

A propos de Pascal. “Le Christ aussi demeure un mystère insondable sans son Esprit Saint qui nous donne les ‘yeux de la foi’ pour voir, véritablement, dans l’amour, ce qui est”. (La gloire et la croix, II, 2, p. 122).

7. Foi et vérité

Il y a bien plus de vérité dans le Christ que dans la foi de l’Eglise et bien plus de vérité dans la foi de l’Eglise que dans les dogmes explicitement formulés. (L’Esprit de vérité, p. 15).

Fede - Faith - Foi (19)

6. Foi et mystère

Il faut à tout prix éviter de dire que le Père a voulu que les hommes crucifient le Fils. Ici règne un mystère, nous n’y avons aucun accès, nous comprenons seulement dans la foi que ce mystère caché en Dieu doit être un mystère d’amour. (Dramatique, IV, p. 229).

5. Foi et abandon à Dieu

L’abandon à Dieu inclut foi, espérance, amour. Il peut se réaliser “dans la lumière de l’amour rayonnant de joie, ou dans la nuit de Job et de Jérémie”. Dans un tel acte, “l’homme se jette tout entier dans le mystère de l’amour divin”. Cet acte est illuminé de toutes parts par le rayonnement du mystère. (Dieu et l’homme d’aujourd’hui, p. 277-278).

4. Foi et vérité

La foi renonce à sa propre mesure de la vérité et à son jugement propre, et laisse être vrai ce qui est vrai pour Dieu. (Article paru dans Vie consacrée, 1971, p. 13).

3. Foi et mystique

“La prière mystique n’est que la conscience devenue expérimentale des … mystères de foi, que l’orant ordinaire vit dans l’obscurité de la foi”. (La prière contemplative, p. 97).

2. La lumière de la foi

Le P. Balthasar cite Hopkins : La lumière de la foi… “ brille précisément dans la mesure où l’homme s’est livré à Dieu, abandonné tout entier à la vision divine”. (La gloire et la croix, II, 2, p. 266).

1. La foi du charbonnier

Le Père Balthasar puise dans un ouvrage en latin du XVIe siècle cette histoire du charbonnier.
Un professeur de théologie s’amusait à faire passer un examen à ce fameux charbonnier et il l’interrogeait sur les articles de la foi. Le charbonnier fut d’abord capable de lui réciter les principaux articles sur Dieu dont il avait entendu parler le plus souvent à l’Eglise.
Comme le théologien le poussait, il se contenta d’affirmer qu’il croyait tout ce que croyait l’Eglise. Et comme on lui demandait ce que croyait l’Eglise, il s’en tira en fermant le cercle : ‘L’Eglise croit ce que je crois, je crois ce que croit l’Eglise’.
Conclusion du P. Balthasar : “Cette foi du charbonnier, si digne de respect, est certainement beaucoup plus assurée dans ses bases que celle du docteur de la Loi qui le sondait”.
Cette foi “souffrait sans doute avant tout de n’avoir pas été suffisamment instruite de l’événement de la croix et de la résurrection. Ou peut-être l’homme était-il simplement trop timide pour confier à cet éplucheur de concepts l’intuition cachée de son coeur et se réfugiait-il dans le sein de l’Eglise sa mère”. (La foi du Christ, p. 116-117).

tutti i santi

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Questa voce è stata pubblicata il 16/11/2013 da in Foi et Spiritualité, FRANÇAIS con tag , , .

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Combonianum è stata una pubblicazione interna nata tra gli studenti comboniani nel 1935. Ho voluto far rivivere questo titolo, ricco di storia e di patrimonio carismatico.
Sono un comboniano affetto da Sla. Ho aperto e continuo a curare questo blog (tramite il puntatore oculare), animato dal desiderio di rimanere in contatto con la vita del mondo e della Chiesa, e di proseguire così il mio piccolo servizio alla missione.
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