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Irak : l’histoire d’un échec

Irak: lhistoire dun échec

Iraq - Des volontaires irakiens rejoignent l’armée dans un centre de recrutement de Bagdad, le 13 juin 2014.

Des volontaires irakiens rejoignent l’armée dans un centre de recrutement de Bagdad, le 13 juin 2014.

Un drame chassant l’autre, l’Irak semblait disparu des radars médiatiques, malgré les attentats incessants et l’instabilité chronique. Voilà qu’il s’impose à nouveau dans l’actualité. Des djihadistes sunnites, se targuant de représenter ces musulmans que le pouvoir de Bagdad, chiite, a délibérément choisi de discriminer, se sont emparés de larges régions du Nord-Ouest, sans grande résistance des forces armées. Désormais, les combattants de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL), également à l’œuvre en Syrie, avancent vers la capitale. Récupérant – triste ironie de l’histoire – des véhicules et des armes lourdes que l’armée américaine a abandonnés sur le terrain en se retirant d’un pays où elle n’est plus présente qu’au travers d’unités non combattantes.

Libye, Syrie, Égypte… : les « révolutions » et le chaos qui s’en suit laissent des peuples épuisés, des économies sinistrées ; des millions de civils sont réfugiés dans des pays voisins (la Jordanie, le Liban, la Turquie) au bord de l’asphyxie ; les chrétiens, particulièrement vulnérables, sont chassés de leur terre… Ces tragédies ébranlent aussi les Occidentaux, et les questionnent sur leurs responsabilités et les limites de leurs interventions. Après une guerre en Irak, lancée sur des affirmations mensongères, l’Amérique a certes fait tomber le dictateur Saddam Hussein, mais le pouvoir qui l’a remplacé n’a pas cherché la réconciliation, tandis que les Kurdes, dans le Nord, installaient les conditions de leur indépendance. Devant ce désastre consommé et la menace nouvelle, que peuvent faire les États-Unis, appelés à l’aide par le gouvernement de Bagdad ? L’interpellation vaut pour tous. Mali, Centrafrique, Afghanistan hier : faut-il intervenir, ne pas intervenir, laisser des dictateurs imposer leur loi de terreur et s’en laver les mains, aider des peuples opprimés dans leur révolte, au risque d’ajouter du mal au mal ?

Comment œuvrer à la paix ? Oui, la paix, ce bien si précieux qui, paraît-il, n’est plus objet de désir pour notre vieille Europe. Si vite dilapidé, si long à regagner.

12/6/14
Dominique Quinio
http://www.la-croix.com

« À Mossoul, les cadavres sont abandonnés par centaines »

Un religieux de Mossoul (Irak) réfugié à Qaraqosh témoigne par mail, mardi 10 juin 2014, des exactions commises par les groupes de l’État islamique en Irak et au Levant (EEIL). Il raconte l’exode tragique des populations chrétiennes comme musulmanes, la prise du couvent syrien orthodoxe de Mar Behnam et le refus du Kurdistan d’accueillir la totalité des réfugiés…

« Je vous écris depuis Qaraqosh, dans une situation très critique et apocalyptique de violence à Mossoul. Plusieurs milliers d’hommes armés des groupes islamistes de Da’sh (État islamique en Irak et au Levant, ad-Dawla al-Islāmiyya fi al-’Irāq wa-sh-Shām en arabe) ont attaqué la ville de Mossoul depuis deux jours. D’après les chiffres non officiels, plus de 300 véhicules et 7000 hommes armés et masqués y sont entrés dans la nuit de lundi à mardi dans la ville, et la dominent aujourd’hui.

La plupart des habitants de la ville ont déjà abandonné leurs maisons et fui dans les villages où ils logent à la belle étoile, sans rien à manger ni à boire. Les groupes islamistes assassinent petits et grands. Les cadavres, d’après les témoins, se comptent par centaines. Ils sont abandonnés dans les rues et dans les maisons sans pitié. Les forces régulières et l’armée ont fui elles aussi la ville, ainsi que le gouverneur Al Nujaifi. Plus de trois mille familles, chrétiennes et musulmanes, ont déjà quitté la ville vers les villages de Tel Keif, Bartella, Qaraqosh et autres.

Qaraqosh est envahie par les réfugiés de toutes sortes, sans nourriture et sans logement. Aux check points, les forces kurdes empêchent les vagues innombrables des réfugiés d’entrer au Kurdistan. Les forces kurdes, les peshmergas, protègent jusque-là les villages dans les zones disputées (entre Kurdes et Arabes, NDLR) de la province de Ninive. Ce que nous vivons et ce que nous voyons depuis deux jours est horrible et catastrophique.

Le couvent de Mar Behnam, à l’est de Qaraqosh, est tombé ce matin entre les mains des rebelles. Un seul moine, le père abbé, est resté sur place ! Les voici, on les voit tout près du côté ouest de notre village de cinquante mille habitants. C’est la grande panique dans les familles… Les enfants sont traumatisés. Plusieurs centaines de familles réfugiées sont entrées à Qaraqosh, ou se dirigent vers Erbil, épuisées et sans abri… Priez pour nous. Désolé, je ne peux plus continuer à vous écrire… »

Recueilli par Anne-Bénédicte Hoffner
http://www.la-croix.com

Une unité possible en Irak face à la menace djihadiste ?

À moins de 100 km de Bagdad, les djihadistes de l’État islamique en Irak et au Levant s’approchent dangereusement de la capitale. Le plus influent dignitaire chiite a appelé tous les Irakiens à prendre les armes contre les rebelles.

Depuis la prise de Mossoul mardi par les rebelles djihadistes, le monde a les yeux rivés sur Bagdad. Les rebelles se sont encore rapprochés de la capitale, dont ils sont à moins de 100 km. Ils suivent ainsi l’appel d’Abou Mohammed al-Adnani, un des dirigeants de l’EIIL, à « marcher sur Bagdad ».

Devant la menace, le gouvernement a annoncé un plan de défense de la capitale. Cette initiative est soutenue par Ali Sistani, plus haute autorité religieuse chiite d’Irak : « Les citoyens qui peuvent porter les armes et combattre les terroristes pour défendre leur pays, leur peuple et leurs lieux saints, doivent se porter volontaires et s’enrôler dans les forces de sécurité pour mener cet objectif sacré » a déclaré ce dernier.

Évolution fulgurante de la conquête du Nord de l’Irak
Iraq - Carte du territoire revendiqué par les combattants de l’État islamique en Irak et au Levant -en rouge- et représentation des zones des kurdes -bleu- chiites -vert- et sunnites -jaune

Carte du territoire revendiqué par les combattants de l’État islamique en Irak et au Levant (en rouge), et représentation des zones ou les kurdes (bleu), chiites (vert) et sunnites (jaune) sont majoritaires.

Les rebelles sunnites contrôlent depuis janvier la ville Falloudja, située seulement à 60 km à l’ouest de Bagdad. Mardi, la prise de Mossoul, deuxième ville du pays, a constitué une avancée majeure. Tikrit et d’autres régions de la province de Salaheddine, ainsi que des secteurs des provinces de Diyala (est) et de Kirkouk (nord) sont aussi sous leur coupe.

D’après des responsables de la police irakienne, l’armée irakienne a bombardé jeudi soir les djihadistes qui s’étaient emparés des secteurs de Saadiyah et Jalawla, où se déroulent des combats.

Désormais à moins de 100 km de Bagdad, les forces rebelles avancent sur la capitale selon trois axes : à partir de la province d’Al-Anbar à l’ouest, de celle de Salaheddine au nord et de celle de Diyala à l’est.

Une rébellion sunnite qui trouve quelques soutiens

Les rebelles ayant pris Mossoul sont des combattants sunnites appartenant à EIIL (l’État Islamique en Irak et au Levant). Leurs forces comptent quelques anciens membres des services de sécurité de Saddam Hussein, selon des experts militaires. Désavouée par Al-Qaida, cette organisation est classée par les experts américains comme une des plus dangereuses au monde.

Revendiquant la création d’un État islamique indépendant, les quelque 10 000 rebelles sunnites présents dans le nord de l’Irak accusent le premier ministre chiite Nouri Al Maliki d’être un autocrate et de persécuter la minorité sunnite. Un discours qui passe bien auprès d’une partie des sunnites du centre du pays.

Mais globalement, la peur domine.

Face à l’effondrement des forces de sécurité à Mossoul, les populations du Nord sont de plus en plus inquiètes. En cause : les exactions des rebelles, qui détiennent toujours une cinquantaine de citoyens turcs pris en otages au consulat, mais aussi la possibilité de frappes aériennes américaines. Craignant pour leur vie, environ un demi-million d’habitants de Mossoul ont fui leur foyer.

La peur monte aussi dans la capitale, où les rues demeurent désertes et les commerces fermés. « La population se sent livrée à elle-même, sans protection », s’est inquiété Abou Alaa, un verrier de 54 ans. « Les gens sortent peu car ils ont peur. Les rebelles sont aux portes de Bagdad, et peuvent arriver soudainement », dit Zeid, un journaliste.

Pour remédier à l’abandon de certaines régions, Nouri Al Maliki a appelé les tribus « à former des unités de volontaires », afin de mieux se protéger.

Les États-Unis entre frappes de drones et évacuations

Les États-Unis, à qui le gouvernement iranien a demandé de l’aide, se trouvent dans une situation difficile. Barack Obama, qui avait promis le retrait des troupes américaines lors de sa campagne, a évoqué la possibilité de frappes de drones.

Parallèlement, l’avancé des forces rebelles oblige le gouvernement Obama à envisager l’évacuation totale des Américains présents dans cette zone. De nombreuses sociétés américaines travaillent pour le gouvernement irakien dans le secteur de la défense, principalement dans la province d’Al-Anbar à l’ouest, de Salaheddine au nord et celle de Diyala à l’est.

Certaines ont d’ores et déjà fait évacuer leurs employés vers la capitale irakienne. Lockheed Martin, implantée dans la base aérienne de Balad dans la province de Diyalaqui, a ainsi annoncé l’évacuation de 25 de ses employés.

Un impact sur l’économie mondiale ?

Ce contexte d’escalade fait craindre des perturbations dans l’offre de ce grand pays producteur de pétrole. D’où des conséquences sur les cours, qui sont au plus haut depuis septembre 2013. Résultat, les Bourses du monde entier s’inquiètent. Pour autant, il est encore trop tôt pour statuer sur l’impact du conflit irakien sur l’économie mondiale.

Charlotte Durand
13/6/14
http://www.la-croix.com

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Questa voce è stata pubblicata il 14/06/2014 da in Actualité, Société, Culture, FRANÇAIS con tag .

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