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Paul VI Bienheureux – un pape prophète


Paul VI Bienheureux – un pape prophète

Apparemment de santé fragile et effacé, Giovanni Battista Montini, béatifié à Rome le 19 octobre 2014, fut, dans de nombreux domaines un pape prophète.

La béatification toute simple de Paul VI,
le pape humble

Paul-VI-Bienheureux_article_mainCe n’est pas la foule internationale des grands jours, celle des somptueuses canonisations et des grands rassemblements, qui s’est déplacée, dimanche 19 octobre sur la place Saint-Pierre, pour la béatification du pape Paul VI. Pour ce pape qui s’est toujours voulu humble, c’est la foule italienne des dimanches qui est venue, environ 70 000 fidèles de tous âges, la plupart des Romains de plus de 40 ans ayant connu Paul VI, et beaucoup gardant un souvenir précis de lui.

« Un grand pape », a résumé hier matin, dans son homélie, François qui avait revêtu pour l’occasion une chasuble dorée, cadeau fait à Paul VI pour son 80e anniversaire, et qui a ensuite célébré la messe avec le calice de ce prédécesseur dont il portait aussi la célèbre férule, immortalisée ensuite par Jean-Paul II. Saluant « ce courageux chrétien », « cet apôtre infatigable » et « le grand timonier du concile », le pape a aussi relevé combien Paul VI avait « su conduire avec une sagesse clairvoyante – et parfois dans la solitude – le gouvernail de la barque de Pierre sans jamais perdre la joie ni la confiance dans le Seigneur».

Son corps ne sera pas installé à l’étage principal de la basilique Saint-Pierre. Pour respecter cette humilité que Paul VI avait souhaité conserver jusque dans sa mort, demandant à être enterré à même la terre et refusant tout monument funéraire, son corps ne sera pas installé à l’étage principal de la basilique Saint-Pierre, comme les précédents papes « élevés sur les autels », Jean XXIII et Jean-Paul II. Sa tombe restera dans les Grottes vaticanes, simple dalle de marbre, désormais blanc, son nom simplement précédé de la mention « beatus » : bienheureux.

Nicolas Senèze
La Croix


Paul VI béatifié par le pape François

Paul VI, pape de 1963 à 1978 a été béatifié dimanche 19 octobre par le pape François sur la place Saint-Pierre, en présence de l’ancien pape Benoît XVI.

Qui se souvient aujourd’hui de Paul VI (1897-1978) ? Au-delà de quelques clichés (« le pape effacé », «le pape triste », « le pape opposé à la pilule»…), une relecture attentive de son pontificat, dans le contexte de l’époque, peut aider à comprendre en quoi il posa, avec de nombreux gestes prophétiques, les bases pastorales et diplomatiques des futurs pontificats.

Diplomate de formation et d’exercice, Mgr Giovanni Battista Montini quitta la Curie en 1954 pour prendre, durant neuf années, la tête du diocèse de Milan – l’un des plus importants du monde, tant sur le plan de la population sacerdotale que sur celui des finances, ou encore sur le plan académique.

Là, le futur Paul VI fit l’expérience de la sécularisation, d’un laïcat très actif, et plus largement de la « seconde Rome » italienne, capitale industrielle et intellectuelle. Il y fit construire plus de 70 églises, se rendit dans 200 usines et ateliers, anima une « Mission populaire ».

Bien plus que ses prédécesseurs, il dut tenir compte de ces réalités-là, avant même que n’apparaisse le grand mouvement occidental de sécularisation.

Cercueil de bois blanc

Dès ses débuts, rompant avec les traditions locales, Paul VI demanda un exercice dépouillé de la papauté et de la liturgie. Il donna sa tiare aux pauvres, abolit une partie de la noblesse pontificale, et demanda à être inhumé dans un cercueil de bois simple.

Ses obsèques, le 12 août 1978, durant lesquelles on vit, sur un simple cercueil de bois blanc, voler au vent les pages de l’Évangile, préfigurèrent formellement celles de Jean-Paul II.

Synode des évêques

Connaissant la Curie romaine en profondeur depuis 1924, Paul VI entreprit de la réformer. Il fixa la retraite des cardinaux et évêques à 75 ans, et à 80 ans la limite d’éligibilité des cardinaux, portant à 120 le nombre maximal des électeurs du pape.

Il créa de nouveaux dicastères, traduction concrète du concile Vatican II, dont il fut le véritable accoucheur : ce furent les conseils et comités pontificaux pour les laïcs, « Justice et Paix », « Cor Unum », pour la famille, pour le dialogue avec les « non-chrétiens »…

Très attentif à la dimension universelle de l’Église, il voulut renforcer la collégialité et la synodalité, et promouvoir une certaine autonomie des Églises locales. Il institua le Synode des évêques, qui connut quatre sessions sous son pontificat : trois assemblées ordinaires, sur la foi (1967), sur le sacerdoce ministériel et la justice dans le monde (1971), sur l’évangélisation dans le monde moderne (1974), et une assemblée extraordinaire sur la coopération entre le Saint-Siège et les conférences épiscopales (1969).

« Conversation » avec le monde

Rompant avec tous les usages, Paul VI rencontrait les journalistes dans son avion durant ses nombreux voyages à l’étranger (ONU, Colombie, Inde, Portugal, Turquie, Ouganda, Philippines, Australie, Terre sainte). En octobre 1965, il ne donna pas moins de dix-sept interviews au grand quotidien milanais Corriere della Sera.

Avec lui, la question du respect des droits de l’homme et de la lutte contre la pauvreté passa au premier plan de l’action diplomatique et pastorale de l’Église. Tout en insistant sur le refus de la violence, au fil de ses encycliques, Paul VI a inséré la justice et le développement dans la perspective de la mission, tout en dénonçant vigoureusement les injustices planétaires.

Il a toujours insisté sur l’indispensable « conversation » avec le monde, « renvoyant dos à dos prophètes de malheur et progressistes irréfléchis », selon l’expression de l’historien Philippe Levillain.

Expérience politique

Cette sensibilité trouve son origine dans son expérience politique. Mgr Montini connut le fascisme en Italie et fut alors accusé de collaborer avec les Anglo-Saxons. Assistant général de la Fédération des universitaires catholiques italiens, il tenta d’éviter la fascisation des catholiques par la formation de cadres intellectuels. Plus tard, il vécut le climat corrosif de Mai 68, et l’assassinat par les Brigades rouges de son ami Aldo Moro mina ses derniers mois, en 1978.

Vatican II

Parmi les legs indiscutés de Paul VI figure tout d’abord, dès son élection le 21 juin 1963, la reprise à son compte, puis l’animation volontaire et enfin la clôture, de 1963 à 1965, du concile Vatican II, voulu personnellement par son prédécesseur Jean XXIII. Certes, il ne l’aurait peut-être pas convoqué de lui-même, mais il le confirma et le gouverna de façon aussi discrète que ferme.

Attentif aux « réformateurs non radicaux », selon l’analyse de l’historien italien Giovanni Maria Vian, directeur de L’Osservatore Romano, il fut le pape qui confirma, non sans discernement, la transition du catholicisme, affronté à une modernité qui risqua de le prendre de court, vers l’acceptation de la liberté religieuse et du dialogue avec les autres religions.

“Ecclesiam suam”

Autre legs incontesté, si ce n’est par la frange intégriste de l’Église – dont il suspendit a divinis le leader, Mgr Lefebvre, le 27 juillet 1976 –, sa première encyclique Ecclesiam suam (6 août 1964). Cette onde de choc de l’enseignement du Concile fut la charte proposée par Paul VI pour mettre l’Église en dialogue avec le monde. On y lit notamment : « Il faut, avant même de parler, écouter la voix et plus encore le cœur de l’homme, le comprendre et, autant que possible, le respecter et, là où il le mérite, aller dans son sens. Le climat du dialogue, c’est l’amitié, bien mieux : le service. »

“Evangelii nuntiandi”

Dans le même sens, onze années plus tard, l’exhortation apostolique Evangelii nuntiandi (8 décembre 1975), conclut la troisième session du Synode des évêques, consacrée à l’évangélisation. Paul VI y promeut une Église à la fois ancrée au cœur du monde et témoin de l’absolu de Dieu.

À ses yeux, le dialogue et la conversation avec l’humanité sont des formes éminentes de l’annonce contemporaine de la Bonne Nouvelle. À l’occasion du centenaire de la naissance de son prédécesseur, Jean-Paul II releva, le 20 septembre 1998 : « Peu de personnes surent comme lui interpréter les angoisses, les audaces, les difficultés et les aspirations des hommes de notre siècle. Il voulut marcher à leurs côtés. »

“Populorum Progressio”

Avec l’encyclique Populorum Progressio (26 mars 1967), Paul VI affirma, d’une part, que « la question sociale est devenue mondiale » et, d’autre part, que « le développement est le nouveau nom de la paix ».

Charte de l’engagement des catholiques au service du développement de « tout l’homme et de tous les hommes » selon l’expression du dominicain français Joseph Lebret (1897-1966), elle eut un retentissement considérable, renforcé en 1971 par la lettre au cardinal Roy, qui affirma le légitime pluralisme des choix politiques des catholiques.

Déjà, le 4 octobre 1965, premier pape présent à la tribune des Nations unies, Paul VI avait martelé, au nom d’une Église « experte en humanité » : « Plus jamais la guerre ! »

Voyage à Bogota

Spectaculairement, le Saint-Siège faisait ainsi son entrée dans le concert des nations. Mais pas à n’importe quel prix. À Bogota, en Colombie, le pape précisa, le 26 août 1968 : « Ce n’est pas la haine ni la violence qui font notre force, mais la charité. Parmi les diverses voies (…), nous ne pouvons choisir ni celle du marxisme athée, ni celle de la réforme systématique, encore moins celle du sang et de l’anarchie. »

Le 5 janvier 1964, son voyage à Jérusalem, là où aucun pape ne s’était jamais rendu, fut l’occasion de la première rencontre depuis 1439 d’un pape avec le patriarche œcuménique de Constantinople, Athénagoras Ier .

Ce « dialogue des mains enlacées » se poursuivit le 24 mars 1966 avec l’archevêque de Cantorbéry, le Dr Michael Ramsey, lorsque Paul VI lui passa au doigt son anneau pastoral d’archevêque de Milan, puis le 15 décembre 1975 lorsque, à la chapelle Sixtine, annonçant la reprise du dialogue avec les orthodoxes, il s’agenouilla devant métropolite Meliton de Chalcédoine et lui baisa les pieds.

En revanche, à partir de 1968, les dernières années du pontificat furent des temps d’inquiétude et donnèrent lieu à un héritage contesté. Chute des ordinations en Occident, appropriations parfois hasardeuses de Vatican II, contestation des autorités : «Les fumées de Satan pénètrent dans l’Église», aurait-il constaté.

“Humanae Vitae”

Son ultime encyclique, Humanae Vitae (25 juillet 1968), posa, au nom du respect de la vie, le principe du refus de toute contraception artificielle pour les couples catholiques. À son ami le philosophe français Jean Guitton, Paul VI confia : «Peu importe que nous soyons peu nombreux et même que nous soyons seuls. Notre force est d’être dans la vérité.»

Pour la première fois, un enseignement du magistère fut ouvertement contesté, y compris par des cardinaux et des évêques.

Une césure brutale apparut entre le monde et ce pape apôtre du « dialogue » et de la « conversation » avec celui-ci. Coïncidant avec une crise au sein du clergé occidental, dans le contexte d’une contestation visant la légitimité même des institutions, cette mauvaise réception marqua profondément tant l’homme que le pontife, qui ne publia plus aucune encyclique.

“Sacerdotalis Coelibatus”

De même, un an plus tôt, son encyclique Sacerdotalis Coelibatus (24 juin 1967) qui réaffirma la discipline du célibat ecclésiastique, restera au débit controversé de ce pontificat, qui se termina en état de langueur, marqué par l’anxiété et, peut-être, la lassitude du pape.

Enfin, à la source du prophétisme de ce pape, il faut sans doute mentionner son tropisme français. Quasiment francophone de naissance, il était passionné par la France, sa culture et son Église. En mai 1964, à Saint-Louis-des-Français, il déclara : « Il y a chez vous comme une effervescence, un aiguillon permanent qui suscite, dans les domaines religieux comme profanes, une réflexion sans cesse approfondie, peut-être parfois sans assez d’égards pour la valeur des institutions chrétiennes. » Les philosophes Jean Guitton (1901-1999) et Jacques Maritain (1882-1973) furent autant ses amis que ses inspirateurs.

FRÉDÉRIC MOUNIER
La Croix

 

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Questa voce è stata pubblicata il 20/10/2014 da in Actualité religieuse, FRANÇAIS con tag .

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