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Méditation du dimanche (30)

Méditation du dimanche


26 octobre
Trentième dimanche du Temps ordinaire

L’amour peut-il se commander ?
Matthieu 22,34-40

Matteo 22, 34-40 1À nouveau, les pharisiens sont présents. On a parfois l’impression que Matthieu met en scène des pharisiens de service, les convoque ou les fait surgir, pour poser des questions qui sont celles de la communauté chrétienne pour laquelle il rédige son évangile et qui, plus largement, sont celles de toute communauté chrétienne. Au nom de ses collègues, un pharisien pose donc une question qui, à première vue, ne semble pas bien difficile et ne constitue pas une « colle ».

« Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » La réponse va de soi. Elle est au cœur de la prière répétée chaque jour par tout juif pieux : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton pouvoir » (Dt 6,5). Jésus ne la remet pas en question, et ne prête donc le flanc à aucune critique de la part du pharisien qui l’interroge. Tout au plus pourrait-on noter que Jésus, si l’on suit le texte de Matthieu, remplace « de tout ton pouvoir » par « de tout ton esprit », ce qui permet une lecture plus spirituelle de ce commandement.

Une injonction à aimer Dieu ?

Ce qui, en revanche, nous semble poser un vrai problème, c’est qu’aussi bien dans l’Évangile que dans l’Ancien Testament l’amour de Dieu fasse l’objet d’un commandement, d’une prescription. Chez les hommes, l’amour ne se commande pas. On ne commande pas à un garçon d’aimer la fille dont il est tombé amoureux, ou à une mère d’aimer son enfant, ou à des époux de s’aimer l’un l’autre. L’amour est une passion, ou tout au moins un sentiment qui vous commande bien plus qu’il ne se commande. Un amour de commande peut-il être sincère ? Il est étrange que les commentaires de l’Évangile ne soulèvent pas davantage le problème.

En y réfléchissant, on peut se dire que l’amour de Dieu n’est pas aussi spontané et naturel que les amours humaines que nous avons évoquées. N’est-ce pas seulement dans le judéo-christianisme que l’amour de Dieu est autorisé, encouragé, enjoint ? Le copieux Dictionnaire des religions ne comporte pas d’article « Amour », mais renvoie à des termes particuliers : bhakti, charité, éros, etc. Devant des divinités que l’on connaît mal, que l’on redoute et qu’il importe de se concilier, l’attitude spontanée est la crainte, la vénération et l’attention à accomplir les rites qui vont assurer leur bienveillance et leur protection. Il ne vient pas à l’esprit de les aimer, ce qui serait présomptueux et peu utile. Aussi bien, dans l’Ancien Testament, la crainte de Dieu, de Dieu que l’on ne peut voir sans mourir, n’est-elle pas un sentiment bien plus naturel que l’amour ?

C’est donc une grande nouveauté de voir, dans l’Ancien Testament et bien plus encore dans le Nouveau, que le fidèle non seulement peut mais doit aimer Dieu, et l’aimer de tout son cœur et de toute son âme. Et si l’on aime Dieu, c’est parce que Dieu nous aime. Notre amour n’est que la réponse émerveillée à l’initiative d’un Dieu qui progressivement révèle son amour de l’homme et son amour du monde qu’il a créé et sauvé : « Dieu a tellement aimé le monde… »

Comme tous les commandements de Dieu, mais plus encore que les autres, celui-ci nous émerveille et nous remplit de reconnaissance. Tout homme, toute femme, qui sait qu’en aimant son conjoint, ses parents et ses enfants, ses amis, il reçoit bien plus encore qu’il ne donne, découvre tout au long de son existence ce que représente pour lui le fait de pouvoir aimer Dieu et de l’aimer réellement de tout son cœur. Si le visage d’un garçon amoureux devient lumineux, si son regard sur le monde et sur les autres en est transformé, qu’en sera-t-il du croyant qui vraiment aime Dieu de toute son âme ? Sa vie ne sera-t-elle pas radieuse ?

Et l’amour du prochain

Le pharisien avait demandé quel était le grand commandement. Jésus répond en parlant du grand et du premier commandement ; c’est donc qu’il y a en au moins un second. Et de fait il énonce aussitôt ce second commandement, qui découle du premier et lui est semblable : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Le docteur de la Loi ne pouvait ignorer ce commandement qui se trouve en toutes lettres dans le Lévitique (19,18), mais d’autres passages de la Bible, rappelés par le Christ, semblaient le modérer fortement : « Vous avez appris qu’il a été dit : œil pour œil, dent pour dent… Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi » (Mt 5,38.43).

Le disciple du Christ peut et doit aimer son prochain parce qu’il aime Dieu. Son regard éclairé par son amour de Dieu lui donne de reconnaître en tout homme son proche et son prochain ; celui en qui il aurait été tenté de voir un étranger ou même un ennemi devient son prochain qu’il va regarder d’un œil bienveillant, et qu’il va secourir si c’est nécessaire. Il va l’aimer comme il s’aime lui-même, et donc il va faire pour cet homme tout ce qu’il souhaiterait que l’on fasse pour lui-même. Un tel comportement ne va pas de soi : il faut un grand amour de Dieu pour en arriver à une telle attention et à une telle générosité. Mais, tout comme l’amour de Dieu réellement vécu, l’amour du prochain est source de bonheur. Même si ce n’est pas sa signification première, on peut interpréter en ce sens cette admirable parole de la Bible : « Un regard bienveillant réjouit le cœur » (Pr 15,30).

L’amour est exigeant, l’amour est réconfortant, l’amour est libérateur. Saint Augustin l’a dit depuis longtemps : « Aime, et fais ce que tu veux. »

Philippe Rouillard
Esprit & Vie n°240 – octobre 2011, p. 42-43.

 

 

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Questa voce è stata pubblicata il 23/10/2014 da in Foi et Spiritualité, FRANÇAIS, Méditation du dimanche.

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