COMBONIANUM – Spiritualità e Missione

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Méditation du dimanche Christ-Roi

Méditation du dimanche Christ-Roi


Le Christ, Roi de l’univers

Mt 25,31-46
Les gestes qui comptent

Le Christ, Roi de l’universDes images bouleversantes nous viennent du nord de la Syrie. Il en est aussi venu de l’est de l’Ukraine et de la bande de Gaza pendant tout l’été. La guerre civile fait là-bas des ravages. Le spectacle de tant de détresses est insoutenable. Elle ne font pourtant que s’ajouter à tous les souffrances que nous observons dans les bidonvilles, les prisons, les camps de réfugiés un peu partout dans le monde. Devant les malheurs des hommes, des femmes et des enfants, nous nous sentons tous concernés.

Mais comment faire et quoi faire pour alléger tant de peines et de souffrances? Les moyens nous manquent. Même à plus petite échelle, tout près de chez nous, le prochain nous fait signe. Et il nous arrive de ne pas voir ou d’argumenter dans le confort de nos salons, à table ou ailleurs, sans rien faire. L’évangile nous parle ce matin de sollicitude, d’amour du prochain, de tendresse même, pour que personne ne soit oublié, pour que le monde soit transformé. Il nous redit le devoir de compassion, de bienveillance et de bienfaisance envers les plus faibles, les plus démunis.

Les paraboles ont souvent le même scénario : appel à la vigilance, appel à tirer parti du temps présent, à exploiter les talents reçus. Il nous arrive d’en faire des applications spirituelles faciles, pas trop dérangeantes. La scène du jugement dernier ne nous laisse pas d’échappatoire. Elle nous plonge dans le concret. Elle parle de situations où des humains sont en manque et vivent une souffrance. Le Christ nous parle de changer ces situations, d’intervenir activement. Il attend de nous ce miracle.  Un miracle qui viendra de nos gestes de miséricorde et de nos humbles services. Il nous renvoie à nous-mêmes, à nos capacités d’aimer et d’être attentifs aux autres, quand nous sommes confrontés à la détresse, à la misère, dans un monde par ailleurs tellement beau et plein de ressources.

Dans ce chapitre 25e de l’évangile selon Saint Matthieu, nous avons la finale de l’enseignement de Jésus. Tout de suite après, c’est la passion et la mort du Seigneur, sa mise au tombeau et les témoignages autour de sa résurrection. Les mots d’aujourd’hui rejoignent pourtant le sermon sur la montagne et les béatitudes, alors même que le cadre dramatique utilisé ici est porteur d’une précieuse révélation sur le mystère du Christ. Dans la mise en scène grandiose d’un procès universel nos regards sont fixés à la fois sur le Christ en gloire et sur les humbles et les petits. Le Seigneur se désigne en même temps comme le très haut et le très bas, le roi de l’univers et le plus petit des enfants de la terre, le maître et le serviteur. Il y a là de quoi nous étonner, nous ouvrir les yeux et le cœur et les mains.

Dans nos communautés d’Église, comme ailleurs dans les autres sociétés religieuses, civiles ou laïques, des personnes s’engagent dans l’action sociale, dans le partage avec les démunis, dans la présence auprès des malades et des laissés pour compte. Ils vivent alors la consigne du Christ. Ils sont tous des agents de transformation, même s’ils se limitent aux petites choses de la vie, dans un quotidien souvent banal et routinier. Ils nous tiennent le langage de Jésus, celui de la miséricorde et de la solidarité. Ils sont en communion avec lui. Ils nous rappellent que la foi et l’espérance ne nous dispensent pas de promouvoir le respect de toute vie humaine et d’en rétablir partout la dignité.

Frères et sœurs, le Seigneur ne nous laisse pas le choix de nous engager ou non pour l’humain. Il en fait une priorité et une fonction identitaire pour ses disciples, il en fait la loi qui nous jugera. Faire mémoire du Christ dans l’Eucharistie n’aurait pas de sens si nous n’avions pas en même temps le souci constant de faire mémoire de lui dans le service du pauvre, du malade, du prisonnier, de l’étranger, du plus petit d’entre les siens.

Par Jacques Marcotte, o.p.

http://www.spiritualite2000.com

 


34ème dimanche « A » (Christ-Roi)

Mt 25,31-46

bonpasteur

Notre évangile est tiré du chapitre 25 de Matthieu. C’est le chapitre qui précède immédiatement la mise en marche du processus tragique qui conduira Jésus à sa mort. Dans la première partie de ce chapitre, Jésus s’était adressé à ses disciples, leur rappelant leurs responsabilités et les invitant à la vigilance, par exemple dans la parabole des dix vierges qui attendent l’arrivée de l’époux et, dans la parabole des talents que nous avons eue comme évangile dimanche dernier.

Dans le passage de ce même chapitre que nous lisons aujourd’hui, Jésus parle de la façon dont, à la fin des temps, il confrontera en jugement, non pas ses fidèles – non pas ceux qui l’ont connu et ont entendu son message — mais bien les nations païennes. Le récit commence ainsi : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire… il siégera su son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui. » Pour n’importe quel Juif qui écoutait Jésus, — et aussi pour n’importe quel Juif pour qui écrit Matthieu — l’expression « toutes les nations » ne pouvait signifier qu’une seule chose : l’ensemble des nations païennes, tout le monde non juif, tous ceux qui n’ont pas entendu parler de Jésus et n’ont pas été atteints par son message.

Eh bien, Jésus distingue deux groupes parmi les païens qui ne l’ont pas connu ici-bas et qui n’ont pas eu l’occasion de connaître sa Révélation dans la Bible. Parmi eux, les uns hériteront le royaume des cieux et les autres iront au châtiment éternel. Et la chose impressionnante est que la différence entre les deux groupes ne sera pas fondée sur leur attitude à l’égard de Dieu, mais sur leur attitude à l’égard du prochain. On ne leur demandera pas s’ils ont appartenu à une religion ou s’ils ont suivi un maître spirituel. On leur demandera ce qu’ils ont fait à l’égard de leurs frères et de leurs sœurs. Aux uns Jésus dira (et n’oublions pas qu’il parle à des païens ! : « Venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. J’avais faim et vous m’avez donné à manger… j’étais un étranger et vous m’avez accueilli… »

Et sans doute encore plus surpris seront ceux à qui il dira : « J’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger, au contraire, vous m’avez enlevé mon lopin de terre pour en extraire du pétrole; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire, au contraire vous avez asséché ma source pour irriguer des plantations industrielles; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli, au contraire vous m’avez refusé un permis de séjour et vous m’avez reconduit à la frontière, comme vous dites poliment; j’étais nu et vous ne m’avez pas habillé; j’étais malade et en prison, et non seulement vous ne m’avez pas visité, mais vous m’avez tenu en isolement complet. » Et devant leur surprise (« quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service? ») il leur répondra: « Amen, je vous le dis, chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait. »

Les situations que Jésus énumère sont des situations bien connues, dont sont remplis nos journaux et nos bulletins de nouvelles. Et ne nous sécurisons pas trop du fait que nous sommes des disciples de Jésus et non des païens ; car si nous nous conduisons comme ceux que Jésus appelle les « chèvres » par oppositions, aux « brebis », si nous ignorons les besoins des affamés, des étrangers, des prisonniers, des malades, etc., nous serons doublement coupables puisque nous aurons lu durant toute notre vie l’Évangile où Jésus s’identifie sans cesse à ces « petits ».

L’Évangile utilise plusieurs titres pour désigner Jésus. Dans ce récit évangélique, le titre utilisé par Jésus pour parler de lui-même est celui de Fils de l’Homme. Et cela est plein de sens, car les « Nations », qui n’ont pas eu la Révélation des autres titres du Messie, rencontreront au jour du Jugement le Fils de l’Homme tout court, l’être humain dans la plénitude de sa réalisation et de sa dignité. Et elles seront jugées sur la façon dont, durant toute leur vie ils auront traité l’être humain. Ainsi en sera-t-il de nous. À la fin, nous serons jugés sur l’amour.

Demandons-nous, en cette fin de l’année liturgique, quelle est, dans notre vie de tous les jours, notre attitude à l’égard de nos sœurs et de nos frères humains. Avons-nous une attitude de « service » — car c’est cela que les chèvres de cet Évangile reconnaissent ne pas avoir fait : « Quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim, etc. sans nous mettre à ton service ? ».

Sommes-nous des brebis ou des chèvres ?

Armand VEILLEUX

http://www.scourmont.be

 

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Questa voce è stata pubblicata il 20/11/2014 da in Foi et Spiritualité, FRANÇAIS, Méditation du dimanche con tag .

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Sono un comboniano affetto da Sla. Ho aperto e continuo a curare questo blog (tramite il puntatore oculare), animato dal desiderio di rimanere in contatto con la vita del mondo e della Chiesa, e di proseguire così il mio piccolo servizio alla missione.
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