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Apparitions mariales en Afrique

La dévotion mariale en Afrique

Notre-Dame d'Afrique, Abidjan, Côte d'Ivoire

On a beaucoup écrit et déclaré sur l’inculturation de Marie dans le Nouveau Monde et en Europe, mais peu de choses pour les Pays de la région africaine. Mais il ne va pas de même pour la dévotion qui, dans le continent noir a trouvé, même si c’est à une époque récente, un grand accueil et un grand développement. Parlant de la dévotion mariale en Afrique, nous devons à la rigueur distinguer le contexte du Nord de l’Afrique, en particulier l’Egypte et l’Ethiopie, où existe dès l’aube de l’ère chrétienne, une forte présence de fidèles, et de signes de la dévotion à Marie. En effet, on ne peut oublier son « voyage » en Egypte avec Joseph, comme le raconte avec précision saint Mathieu et d’autres textes antiques. L’Afrique sub-saharienne, en revanche, a vécu, en parallèle avec les phases historiques de la colonisation européenne, la naissance et la croissance de la dévotion mariale, tout comme l’œuvre de l’évangélisation.

La grande partie des Ordres Missionnaires a placé, dès leurs débuts, leur œuvre sous la protection de la Sainte Vierge. Cela vaut à la fois pour l’époque coloniale – quand se produisit « la course en Afrique » que donna un grand élan nouveau à l’activité missionnaire des différences Confessions chrétiennes – et à la fois pour les siècles précédents, quand il y eut les premiers contacts culturels, qui ont été infructueux, avec les populations africaines. La figure maternelle et pleine de compassion de la Sainte Vierge fut proposée immédiatement par les missionnaires catholiques aux gens à catéchiser, comme étant centrale, et caractéristique de la religion qu’ils leur enseignaient, souvent en antagonisme ouvert avec l’évangélisation des concurrents missionnaires protestants. Généralement, en tenant compte de la formation des missionnaires, le culte envers la Sainte Vierge Marie fut apporté selon les paramètres et les schémas de la dévotion populaire occidentale européenne.

D’après certains spécialistes, il semble que les systèmes religieux traditionnels, à première vue, n’aient pas trouvé un écho précis dans le culte rendu à la Sainte Vierge. Il y eut des apparitions mariales, mais elles commencent à se manifester assez tardivement chez les autochtones, par rapport aux débuts de la christianisation.

Chronologiquement la première apparition mariale sur le sol africain, et sur laquelle nous avons des informations sérieuses, remonte à 1995, à Nongoma en Afrique du, Sud, à une religieuse missionnaire. En revanche, la première apparition bien attestée à un Africain eut lieu en 1980, à Félix Emeka Onah : la Sainte Vierge lui serait apparue à Ede-oballa au Nigéria. Il y a de nombreux cas d’apparitions mariales en Afrique, mais elles soulèvent souvent des doutes et des problèmes touchant à l’inculturation, c’est-à-dire de caractère anthropologique et religieux, dans un cadre chrétien, et elles ont besoin du recours à la théologie et à la hiérarchie catholique, pour donner des critères authentiques et autorisés de jugement.

D’après la récente étude de Danila Visca, on a recueilli sept de « manifestations de Marie » : en 1980 à Ede-Oballa, au Nigéria ; en 1982 à Kibého au Rwanda ; en 1984 à Mushasa au Burundi ; en 1984 à Mubuga, au Rwanda ; en 1985 à Yagma et à Louda, au Burkina Faso ; en 1987, à Muleva au Mozambique ; en 1998, à Tseviè au Togo.

Sur ces manifestations, nous avons très peu d’informations; sur Kibého, seulement, on possède de nombreux documents, et Surtout l’approbation canonique du Saint-Siège, en date du 29 juin 2001. Cette approbation a accru la réputation et l’intérêt pour Kibého, en raison aussi du fait que cet endroit est lié aux événements dramatiques du génocide entre les Hutus et les Tutsis en 1994.

La dévotion mariale en Afrique et l’inculturation

S’est rencontrée, mais souvent heurtée, avec la réalité des religions traditionnelles. Les apparitions mariales révèlent cette dialectique de l’inculturation, même si, souvent, cela semble plus être une adaptation. Plusieurs aspects présentent un contexte africain clair, comme « surtout leur caractère spectaculaire exceptionnel et leur durée, les chants entonnés par les voyants au cours des apparitions, les bénédictions qu’ils donnent, l’imposition thérapeutique des mains, certaines formules de salut » ; alors que, dans leurs grandes lignes, elles restent conformes aux schémas et aux formules du modèle européen : l’apparition d’une femme toute vêtue de blanc, ou de blanc avec un voile « bleu comme le ciel », qui a les mains jointes, ou sur la poitrine, ou étant comme « étendues » telle que la représente la Médaille Miraculeuse. L’extase comprend un dialogue, l’eau bénite joue un rôle central, la récitation du Chapelet est vivement recommandée (dans sa forme traditionnelle du « chapelet des sept douleurs ), les voyants ont la vision de l’Enfer, Marie se présente sous des titres connus (Mère du Verbe, le nom de paroisse elle-même, Immaculée Conception) ; la Sainte Vierge adresse des invitations pressantes à la prière et à la mortification, au repentir, à supporter les souffrances, et donne des messages ».

Il semble que, d’après la théorie de l’assimilation, la “Vierge Miraculeuse en Afrique doit apparaître vêtue de blanc, et entoure d’étoiles, elle doit demander la construction d’un sanctuaire, elle doit inviter à la récitation du Chapelet, elle doit réprimander les pécheurs, inviter au jeûne et à la pénitence, et prédire la fin des temps : elle doit, en résumé, être la Vierge « canonique », celle codifiée par le Concile de Trente – pour qu’elle soit reconnue ». Le chemin de l’évangélisation est long et n’est pas facile. Le culte et la dévotion à la Sainte Vierge, semble-t-il, peuvent bien présenter le processus d’inculturation, et la nécessité de dépasser le critère « euro-centrique ».

Une donnée nous aide à comprendre la nécessité d’approfondir les stratégies de l’évangélisation, en particulier pour ce qui concerne le culte marial. Les églises dédiées à Marie sont très très nombreuses depuis les débuts de l’action missionnaire, c’est-à-dire signe de la grande dévotion mariale des Portugais, mais aussi de « l’impact que cette dévotion doit avoir connu immédiatement sur les nouveaux convertis ». Toute l’évangélisation du Continent avait été placée sous la protection de Marie, mais nous pouvons distinguer la période qui va jusqu’au Concile Vatican II, quand Marie a été présentée « Médiatrice de toutes les grâces, la Mère de tous les hommes, et le Vierge Humble », et l’après-Concile, quand on cherché à « diminuer sa figure et son rôle, en portant une attention plus grande au fond socioculturel local, en cherchant de redonner à la Sainte Vierge toute une série d’éléments porteurs de la tradition religieuse, et plus particulièrement dans ses aspects communautaires, des populations christianisées ».

La culture traditionnelle africaine a aidé à comprendre et à accepter la figure de la Sainte Vierge, étant donné que, d’après la vision populaire, « tous les membres de la société africaine doivent concourir à l’unité de vie, et à développer la descendance qui provient des ancêtres, et donc aussi de sa propre société : c’est à cela aussi que sert la famille, faite d’hommes et de femmes, ou plutôt de pères et de mères, parce que, dans la mariage africain, l’aspect parental prévaut nettement sur l’aspect conjugal.

De fait, être au service de la vie – qui est la tâche assignée par Dieu à l’homme et à la femme, veut dire être au service de la fécondité ». Les femmes sont « l’orgueil du groupe, parce qu’elles sont celles qui apportent la vie, la sève d’amour et d’unité. Leur maternité n’est qu’un service rendu à la communauté, et c’est aussi pour Dieu qu’elles accomplissent leur mission de mères ». Mais la femme africaine n’est pas seulement le siège de la vie, et elle n’a pas seulement le rôle essentiel de l’éducation des enfants. Elle est aussi la « conseillère privilégiée de l’homme, la protectrice de la paix, celle qui nourrit la famille, et a un rapport spirituel avec la spiritualité ».Aujourd’hui encore, en effet, la femme-mère a un rôle vital dans l’équilibre et dans la structure de la société et de la tradition africaines.

On comprend bien alors comment le culte marial, la Mère par excellence, ait pu s’enraciner et prendre pied immédiatement dans la religiosité des autochtones, même si ce ne fut pas toujours dans un dialogue facile entre religion traditionnelle et approche euro-centrique. La maternité spirituelle et physique de Marie nous permet de saisir les ressemblances réelles et profondes avec l’idée de mère, propre de la culture africaine. Et voilà ; pourquoi dans la « comparaison » avec la mère africaine, la Sainte Vierge, en général, est « plus mère qu’épouse » ; elle aussi elle éduque son enfant, elle accepte les sacrifices et les souffrances de la maternité, elle vit dans le silence, et est gardienne de la paix. Marie elle aussi est tout d’abord fille de la famille, de l’Eglise, et ensuite, Mère et Unité de tous les Chrétiens ». Les voies pour une évangélisation et une inculturation ultérieures et fécondes existent, et seront parcourues avec courage et avec la fidélité évangélique.

Apparitions de la Sainte Vierge

En deux mille ans de Christianisme, on estime qu’il y a eu, dans le monde, mille apparitions de la Sainte Vierge environ, déclare le Père Mannes Ghizzardi, Dominicain, qui a étudié les problèmes mariaux. L’Abbé René Laurentin, théologie français bien connu, dans une œuvre énorme, en relève 1.800. Et la chose qui surprend et suscite la curiosité, réside dans la fait que près de la moitié de ces apparitions ont en lieu au 20° Siècle. Et même, après la Deuxième Guerre Mondiale, et donc dans un temps très proche de nous. Nous pouvons dire que, ces cinquante dernières années, on a assisté à une véritable explosion d’apparitions mariales. Et elles ne se limitent plus à l’Europe, comme dans le passé, mais s’étendent aussi à l’Amérique, à l’Afrique, dans les Pays de l’Est, et même au Japon,, en Corée, en Inde et en Chine

Pour désigner les apparitions, on utilise souvent, de manière ambiguë et polyvalente, les termes « apparition », « vision », audition », « révélation privée », etc. Il est vrai que les apparitions, tout comme les visions et les auditions, appartiennent au domaine de la communication divine et de l’action révélatrice de Dieu, donnée qui révèlent certains aspects du, Mystère Divin ; mais elles ne se déroulent pas toutes de la même manière.

Pour ce qui concerne la « perception » de l’objet surnaturel, par exemple, alors que le terme « vision » est utilisé pour décrire en sens analogique des expériences corporelles (perception sensible d’une réalité objectivement invisible à l’homme), imaginatives (perception par voir imaginative d’une objet existant dans le présent), soit intellective (connaissance surnaturelle sans perception d’un objet), le terme « apparition » peut être utilisé seulement pour les perceptions corporelles et imaginatives mais non pas pour les perceptions intellectives.

En outre, alors que la parole “apparition” souligne le rôle essentiel de l’objet qui se manifeste (le Christ, Marie, un Saint, etc.), le mot « vision » montre en revanche l’action du voyant qui perçoit la nature « invisible » de l’objet surnaturel. Plus évidente encore est la différence entre « apparition » et « audition ». En effet, alors que l’apparition est la perception d’un objet surnaturel, l’audition est la perception de la parole qui révèle sa volonté. Ces derniers temps surtout, ces deux phénomènes sont reliés de manière intimée, dans ce sens que le voyant, toujours plus souvent, non seulement « voit » l’objet surnaturel, mais il en « écoute » aussi la parole, raison pour laquelle il devient le « révélateur » de l’objet surnaturel, mais aussi son « messager ». L’Abbé René Laurentin voit dans l’apparition « la manifestation visible d’un être, dont la vue en ce lieu ou ce moment, est inhabituelle et impensable, selon l’ordre naturel des choses ».

En s’en tenant à ces définitions, l’apparition a comme caractéristique deux éléments : la « présence » d’une personne qui se trouve en dehors de l’expérience normale des sens, et la « perception » de cette présence par la voie d’une connaissance sensible. Le Voyant, qui entre souvent en extase, qui sort en quelque sorte du monde qui l’entoure, tout en restant dans la pleine possession de ses facultés, est convaincu qu’il se trouve en contact direct et immédiat avec l’être qui s’est manifesté à lui, qui ne se présente pas comme une image statique, mais a toutes les caractéristiques de la tridimensionnalité.

Aujourd’hui, le Siège Apostolique et les Evêques suivent la pratique liée à l’habitude qui conseille, dans le cas de prise en considération des apparitions qui consiste en ceci :

  1. Procéder à un examen complet et soigné des fais ;
  2. Vérifier l’orthodoxie, c’est-à-dire la conformité des messages avec l’enseignement de l’Eglise ;
  3. Constater la transparence des événements, en raison du fait que l’apparition est un service rendu à l’Eglise, et ne peut être cause de protagoniste chez les voyants, ou la naissance de rites bizarres ;
  4. Examiner s’il y a des signes par lesquels Dieu confirme son action ;
  5. S’assurer de la santé mentale et de la des voyant, par l’intermédiaire d’une Commission de médecins psychiatres ;
  6. Voir si les fruits véritables sont ceux de la conversion et du retour à Dieu ;
  7. Reconnaître, au jugement de l’Evêque, la provenance surnaturelle ou non des faits.

Quand l’Eglise approuve les apparitions, c’est parce qu’elles ne s’opposent pas à la foi et à la morale, et présentent des indices qui permettent d’y adhérer avec un consentement non de foi, mais avec un consentement humain, fondé sur un jugement critique personnel.

Prière du Pape Benoît XVI à Marie Protectrice de l’Afrique

Sainte Marie, Mère de Dieu, Protectrice de l’Afrique tu as donné au monde la vraie Lumière, Jésus-Christ. Par ton obéissance au Père et par la grâce de l’Esprit Saint tu nous as donné la source de notre réconciliation et de notre justice, Jésus-Christ, notre paix et notre joie.

Mère de tendresse et de sagesse, montre-nous Jésus, ton Fils et Fils de Dieu, soutiens notre chemin de conversion afin que Jésus fasse briller sur nous sa Gloire dans tous les lieux de notre vie personnelle, familiale et sociale.

Mère, pleine de Miséricorde et de Justice, par ta docilité à l’Esprit Consolateur, obtiens pour nous la grâce d’être les témoins du Seigneur Ressuscité, pour que nous devenions toujours plus le sel de la terre et la lumière du monde.

Reine de la Paix, prie pour nous ! Notre-Dame d’Afrique, prie pour nous !

Extraits du Dossier réalisé par M.T. – Agence Fides /8/2009; Directeur Luca de Mata

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Questa voce è stata pubblicata il 29/05/2015 da in Foi et Spiritualité, FRANÇAIS con tag , , .

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Sono un comboniano affetto da Sla. Ho aperto e continuo a curare questo blog (tramite il puntatore oculare), animato dal desiderio di rimanere in contatto con la vita del mondo e della Chiesa, e di proseguire così il mio piccolo servizio alla missione.
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