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Pourquoi les catholiques s’éveillent (enfin) à l’écologie.

Jean Bastaire (1927-2013),
précurseur de l’écologie chrétienne.

Pourquoi les catholiques s'éveillent (enfin) à l'écologie

Alors que le pape François consacre une encyclique à l’écologie, les catholiques redécouvrent leur responsabilité dans la sauvegarde de la création. La peur du néo-paganisme, la foi dans le progrès technique et la méfiance vis-à-vis du militantisme expliquent ce réveil tardif. Aujourd’hui, des réseaux se constituent autour d’une vision chrétienne de l’écologie, qui se veut intégrale.

Pour les chrétiens plus que pour les autres, l’année 2015 sera celle de l’écologie. Non seulement parce que la conférence des Nations Unies sur le climat doit se tenir à Paris en décembre prochain, mais surtout parce que pour la première fois, un pape, qui a choisi de manière prophétique le nom de François, publie une encyclique exclusivement dédiée à la création, Laudato Sii, (Loué sois-tu), le jeudi 18 juin. Réveillés par le pape François, les catholiques prennent aujourd’hui la mesure de leurs responsabilités face à la crise écologique. Mais la prise de conscience a été tardive…

« Les catholiques sont très mobilisés par la militance de l’éthique humaine, et c’est très beau, ils sont concernés par la militance de la solidarité et du développement, et c’est très beau, mais dans la militance de l’environnement, nous sommes très peu présents ! » Dominique Lang, prêtre assomptionniste et journaliste à l’hebdomadaire Pèlerin, engagé de longue date sur les questions écologiques, interpelle le public. Le 28 mai à Lyon, un colloque a lieu en hommage à Jean Bastaire (1927-2013), précurseur de l’écologie chrétienne. Homme de lettres, converti à l’écologie par sa femme Hélène, il n’a cessé d’interpeller les chrétiens face à l’urgence de la crise écologique, sans parvenir à se faire entendre.

Quasiment ignorée de son vivant, l’intuition de Jean Bastaire porte aujourd’hui des fruits. Une chaire à son nom vient d’être inaugurée au sein du Centre interdisciplinaire d’éthique de la Catho de Lyon, financée par la Fondation Saint-Irénée, pour approfondir une théologie de la création. Neuf chercheurs, biologistes, théologiens, philosophes, éthiciens et écologues ont rejoint la chaire, pilotée par Fabien Revol, jeune disciple de Bastaire. Une première ! De fait, depuis trois ou quatre ans, des chrétiens venus d’horizons variés se sont emparés des questions écologiques. Dans toute la France, ils montent des groupes de réflexion, rejoignent des associations écologistes ou organisent des actions de sensibilisation… « On assiste au développement d’un nouveau pan de la doctrine sociale de l’Eglise, initié par Jean Paul II et ses prédécesseurs, validé par Benoit XVI, et mis en œuvre par le pape François », s’enthousiasme Dominique Lang.

Agnès Chareton, avec Jean-Claude Noyé Créé le 16/06/2015

http://www.lavie.fr

 


 

Pour le cardinal Barbarin,
Jean Bastaire a “réveillé l’Église sur la question de l’écologie”

Un an après la mort de Jean Bastaire, on commence à mesurer l’importance de sa pensée. Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, parle de sa proximité avec ce mystique chrétien engagé et explique comment le parcours de ce pionnier de l’écologie chrétienne se concrétise aujourd’hui par l’ouverture d’une chaire Jean Bastaire à l’université catholique de Lyon.

Comment avez-vous connu Jean Bastaire ?

C’est le père Henri de Lubac, dont nous étions proches tous les deux, qui nous a mis en relation. Jean Bastaire écrivait à beaucoup de monde : Hans-Urs von Balthasar, Mgr Jean-Louis Bruguès… Nous avons entamé une correspondance. Envoyé en mission de 1994 à 1998 à Madagascar, où les enjeux écologiques sont immenses, j’ai travaillé, grâce à lui, cette question de manière nouvelle. Il me communiquait ses travaux. Nos relations se sont intensifiées à mon retour en France, notamment depuis mon arrivée à Lyon, puisqu’il résidait dans la banlieue de Grenoble. Nous nous téléphonions souvent et il venait me voir ; nous avons eu des discussions sur certains points difficiles. Nous sentions qu’il fallait réveiller l’Église sur la question de l’écologie et approfondir la première ligne du Credo : « Je crois en Dieu le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre. » Il s’inspirait aussi du théologien allemand protestant Jürgen Moltmann (auteur de Dieu dans la création. Traité écologique de la création). Le verset de saint Marc « Proclamez l’Évangile à toute la Création » évoque pour nous François d’Assise prêchant aux oiseaux et compagnon du loup de Gubbio. Mais parfois, certains en déduisent que « toute la Création » participe à la rédemption, accomplie par « le Premier-né de toute créature », et aussi à la résurrection, à la fin des temps… On risque de dériver vers le rêve ou la poésie… C’est un point sur lequel il faut travailler, et nos discussions avaient à peine abordé ce sujet.

Quel souvenir gardez-vous de lui ?

C’était quelqu’un d’entièrement dévoué à cette cause… jusqu’à l’extrême. Il me faisait l’effet d’une fontaine de joie auprès de laquelle on venait se désaltérer, ou encore d’un vieux chêne aux profondes racines. Plusieurs fois, je lui ai adressé des jeunes vivant intensément leur rapport à la Création et soucieux d’enraciner leur vie et leur foi chrétiennes dans ce mystère. Mon dernier contact avec lui est assez émouvant. Hospitalisé à Fort-de-France, je venais d’être opéré d’un triple pontage (durant l’été 2013) par un chirurgien qui s’intéressait à l’écologie, je lui ai parlé des travaux de Jean Bastaire, que j’ai alors appelé au téléphone. Et voilà qu’il a remué ciel et terre pour me faire parvenir au plus vite, par mail, les textes que je lui demandais. C’était trois semaines avant sa mort… il était très faible, mais toujours aussi passionné !

Le diocèse de Lyon va faire vivre la mémoire de Jean Bastaire. Quelles formes cela va-t-il prendre ?

À part sa bibliothèque, Jean Bastaire a légué tout ce qu’il possédait à la Fondation Saint-Irénée. Le diocèse étant une association cultuelle, il n’est pas habilité à recevoir des legs à vocation culturelle. Comme Jean Bastaire n’avait pas d’enfants, il souhaitait que ses biens servent à promouvoir une écologie chrétienne. Il appelait de ses vœux la naissance des « Petits frères et sœurs de la Création », une fraternité spirituelle, regroupant hommes et femmes, décidés à « cultiver et garder » le jardin de la Création (Genèse 2, 15). À un moment, il avait même dit : « On pourrait faire une nouvelle Jec, la Jeunesse écologique chrétienne ! » Mais il tenait aussi à ne pas se cantonner aux jeunes ; dans les « Petits frères et sœurs », il est important que toutes les générations soient représentées et mélangées. Nous aurions aimé que ce projet prenne forme avant son décès. La Fondation Saint-Irénée a mission d’aider tous ceux qui souhaiteront aller en ce sens. Une première étape a été franchie avec l’ouverture d’une chaire Jean Bastaire à l’université catholique de Lyon. J’espère que son travail servira de nourriture théologique et spirituelle à beaucoup, et nous sommes décidés à faire respecter ses dernières volontés…

La théologie de la Création se développe peu à peu dans l’Église catholique. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Elle se développe, et c’est une bonne chose. Mais pour le moment, elle n’est pas allée assez loin. La théologie, en général, progresse à partir des écueils et des hérésies qui surgissent. Mais la première ligne du Credo n’a guère fait l’objet de contestations… Du coup, la réflexion théologique sur ce mystère essentiel et premier est restée atrophiée. Par exemple, je ne me souviens pas avoir eu de cours sur la Création durant toute ma formation au séminaire. Nous gagnerions beaucoup à nous inspirer du regard plus contemplatif porté par les orthodoxes sur le monde, à être plus attentifs à la splendeur et la beauté de la Création. Le pape François prépare, nous dit-on, une encyclique consacrée à l’écologie. C’est un texte très attendu, qui sera un grand événement.

propos recueillis par Mahaut Herrmann Créé le 26/09/2014

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Questa voce è stata pubblicata il 25/06/2015 da in Actualité religieuse, FRANÇAIS con tag , .

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Sono un comboniano affetto da Sla. Ho aperto e continuo a curare questo blog (tramite il puntatore oculare), animato dal desiderio di rimanere in contatto con la vita del mondo e della Chiesa, e di proseguire così il mio piccolo servizio alla missione.
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