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L’appel à l’aide d’une religieuse dominicaine de Mossoul.

« Je vous en supplie: aidez-nous à retrouver notre vie »

Sœur Diana MomekaLe témoignage et l’appel à l’aide d’une religieuse dominicaine de Mossoul : comment la violence des terroristes de L’EIIL s’est abattue sur les communautés chrétiennes de la plaine de Ninive, comment les « infidèles » ont été chassés de leurs maisons et comment est mis en œuvre un génocide de chrétiens, et détruit un patrimoine d’art, d’histoire et de mémoire.

Sœur Diana Momeka | jeudi 28 mai 2015

Intervention devant le Congrès américain, Washington, 13 mai 2015

« En novembre 2009, une bombe a explosé dans notre couvent à Mossoul. Il y avait alors dans l’édifice cinq religieuses, mais elles ont eu de la chance, elles n’ont pas été touchées. Notre supérieure, sœur Maria Hanna, a demandé alors protection aux autorités civiles, mais sa requête n’a pas été entendue. Il ne lui restait d’autre choix que de transférer la communauté à Qaraqosh.

Puis le 10 juin 2014, le soi-disant État islamique en Syrie et Irak a envahi la plaine de Ninive, où se trouve Qaraqosh. L’EIIL, à partir de Mossoul, a envahi une ville après l’autre, contraignant les chrétiens de la région à choisir entre trois options : se convertir à l’Islam, payer un impôt (la jizya) à l’EIIL, ou quitter leur ville, une ville comme Mossoul, avec rien d’autre que les vêtements qu’ils avaient dans leur valise. Cette horreur s’est répandue à travers toute la plaine de Ninive, et dès le 6 août, Ninive s’était vidée de ses chrétiens. Pour la première fois depuis le VIIe siècle, tristement, dans la plaine de Ninive les cloches n’ont pas sonné pour appeler les fidèles à la messe du dimanche.
À partir de juin 2014, plus de 120 000 personnes se sont retrouvées réfugiées et sans abri dans la région du Kurdistan irakien, laissant derrière elles leur patrimoine et tout ce qu’elles avaient construit au cours des siècles. Ce déracinement, cette rapine de tous les biens que les chrétiens possédaient, les a frappées dans le corps et dans l’âme, balayant leur dignité, leur humanité.

Comme si la blessure ne suffisait pas, on y a atout l’offense : les initiatives et les actions du gouvernement irakien et du gouvernement kurde ont été, dans le meilleur des cas, modestes et lentes. Sans doute le gouvernement kurde a-t-il permis au chrétiens d’entrer dans sa région, mais il n’a offert aucune aide, ni financière, ni matérielle. Je comprends bien la grande tension que ces circonstances ont suscitée à Bagdad et à Erbil. Près d’un an s’est écoulé, et les ressortissants irakiens chrétiens ont encore désespérément besoin d’aide. Beaucoup de gens ont passé des jours et des semaines dans les rues avant de trouver un abri, une tente, une école, un endroit où s’installer. Heureusement, l’Église dans la région du Kurdistan s’est manifestée et a pris soin des chrétiens réfugiés, faisant de son mieux pour affronter ce désastre. Les édifices de l’Église ont été ouverts pour accueillir les gens. On leur a offert de la nourriture et d’autres biens de première nécessité, on leur a garanti services et assistance médicale. En outre l’Église a lancé un appel et bon nombre d’organisations humanitaires ont répondu avec des aides pour des milliers de personnes en détresse.

À présent, nous éprouvons de la gratitude pour tout ce qui a été fait : la plupart des gens ont été installés dans de petits containers préfabriqués ou dans des maisons. Même si c’est là une solution meilleure que de vivre dans la rue ou dans des édifices abandonnés, ces petites unités sont peu nombreuses et surpeuplées, parfois avec trois familles composées chacune de plusieurs personnes. Cette situation naturellement accroit les tensions et les conflits, même au sein d’une même famille.
Certains demandent : « Pourquoi les chrétiens ne laissent-ils pas l’Irak pour se rendre dans un autre pays, et n’en finissent-ils pas avec cette situation ? ». Nous pourrions répondre : « Pourquoi devrions-nous quitter notre pays ? Qu’avons-nous fait ? Les chrétiens sont la population autochtone de cette terre. On parle de nous dans l’Ancien Testament. Le Christianisme est arrivé en Iraq dès les tout premiers temps, grâce à la prédication et au témoignage de saint Thomas et d’autres Apôtres et Pères de l’Église ».

Même s’ils ont subi des persécutions en tous genres, nos pères sont restés sur leur terre, construisant une civilisation qui a servi l’humanité pendant des siècles. Nous, en tant que chrétiens, nous ne voulons pas laisser ou être contraints de laisser notre pays, pas plus que vous non plus, vous ne voudriez pas laisser ou être contraints de laisser le vôtre. Mais la persécution que notre communauté est en train d’affronter aujourd’hui est la plus brutale de notre histoire. Non seulement on nous a volé nos maisons, nos biens et notre terre, mais même notre patrimoine culturel, qui a été détruit. L’EIIL a détruit et bombardé, et continue de bombarder, nos églises, nos objets et lieux sacrés, comme le monastère de Mar Behnam et Sara, du IVe siècle, ou le monastère de saint Georges à Mossoul.

Chassés, refoulés, réfugiés, nous avons compris que l’EIIL a planifié de vider la terre des chrétiens et de la nettoyer jusqu’à faire disparaître toute preuve de notre existence. Ceci est un génocide humain et culturel. Les seuls chrétiens restés dans la plaine de Ninive sont ceux qui sont retenus en otages.
Pour restaurer et reconstruire la communauté chrétienne en Iraq, il faut promouvoir de toute urgence les actions suivantes :

-libérer nos maisons de l’EIIL et nous aider à y faire retour ;
-coordonner les efforts pour reconstruire ce qui a été détruit, routes, aqueducs, réseaux électriques et édifices, y compris les églises et les monastères ;
-encourager les entreprises qui contribuent à la reconstruction de l’Irak, et le dialogue interreligieux ; ceci pourrait se faire à travers les écoles, les académies, et des projets pédagogiques.

Je ne suis qu’une personne de petite importance, victime moi-même de l’EIIL et de sa brutalité. Venir jusqu’ici a été difficile pour moi. Je suis religieuse : je ne me sens pas à l’aise avec les medias et avec tout ce bruit. Mais je suis ici, et je suis ici pour vous demander, pour vous supplier, pour l’amour de notre humanité commune, de nous aider. Soyez solidaires avec nous, comme nous chrétiens avons été solidaires avec toutes les personnes du monde entier, aidez-nous ! Nous ne voulons rien d’autre que ceci : revenir à notre vie. Nous ne voulons rien d’autre que revenir à la maison.
Merci. Dieu vous bénisse. »

http://www.oasiscenter.eu/fr/

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Questa voce è stata pubblicata il 03/07/2015 da in Actualité religieuse, FRANÇAIS con tag , , , .

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Combonianum è stata una pubblicazione interna nata tra gli studenti comboniani nel 1935. Ho voluto far rivivere questo titolo, ricco di storia e di patrimonio carismatico.
Sono un comboniano affetto da Sla. Ho aperto e continuo a curare questo blog (tramite il puntatore oculare), animato dal desiderio di rimanere in contatto con la vita del mondo e della Chiesa, e di proseguire così il mio piccolo servizio alla missione.
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