COMBONIANUM – Spiritualità e Missione

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En tête à tête avec le Saint-Père, un moment inoubliable.

Interview exclusive du pape François à Paris Match.

Les cloches sonnent midi. Dans moins d’une demi-heure, le pape François, qui se trouve au synode sur la famille, dans un bâtiment voisin, doit rentrer à Santa Marta, l’hôtel des cardinaux et des hauts prélats, au cœur du Vatican, où il habite à l’ombre de Saint-Pierre. C’est là qu’est fixé notre rendez-vous, chez lui. Une résidence moderne, sans style, qu’il a choisi d’habiter dès son élection afin de ne pas se sentir enfermé dans le solennel et grandiose palais papal. Quatre pièces fonctionnelles, au décor sobre, où il ne risque pas de croiser des sœurs avec des « mines de piment au vinaigre », selon sa propre expression. Le sévère gendarme pontifical posté dans une guérite stratégique contrôle l’identité de l’équipe de Paris Match et passe un rapide appel téléphonique pour s’assurer que nous sommes inscrits à l’ordre du jour du Saint-Père, car on n’entre pas ici sans sésame. « Tutto a posto », c’est bon.

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Quelques éminences distinguées font les cent pas dans l’entrée de marbre, guettant fébrilement l’arrivée du Souverain Pontife, pendant que son ami le cardinal du Honduras, Oscar Andres Maradiaga, s’éloigne à pied. Je n’ai pas dormi de la nuit. Depuis la veille, la rumeur veut que le prix Nobel de la paix soit attribué au Pape, ce matin, à 11 heures. Ce serait une raison légitime pour renvoyer notre entretien à une date ultérieure. On ne va quand même pas nous voler ce moment « béni » tant espéré… Le caractère indomptable de Jorge Mario Bergoglio s’exprime notamment dans cette liberté de décider lui-même de son agenda privé, en marge des structures officielles. C’est ma chance ! Je fais dans ma tête un rapide compte à rebours. En sortant du synode en début de matinée, j’ai pu constater que le Saint-Père était déjà attendu par nombre de participants. Mais, surprise, à ce moment-là je vois de loin s’avancer une silhouette blanche. Le pape François est seul, sans gendarme, secrétaire particulier ni garde suisse, et, quand il pénètre dans le hall silencieux de Santa Marta, tous les regards convergent vers lui. Le discret et stylé personnel vêtu de sombre se tient en retrait mais, lorsque le Souverain Pontife apparaît, même s’ils le voient chaque jour, c’est comme si la Terre s’arrêtait de tourner. Il porte un dossier sous le bras et se dirige vers moi en souriant. Je lui présente Marc Brincourt, notre rédacteur en chef photo, et Eric Vandeville, appareil numérique à la main. Nous sommes en noir, c’est la règle.

Toutefois, avec François, qui a souhaité un protocole allégé, plus question de plonger pour baiser l’anneau papal. Nous nous inclinons en faisant un léger signe de la tête. Affable, le Saint-Père prononce quelques mots en français et nous invite à le suivre dans un petit salon donnant sur un jardin intérieur. Une pièce baignée d’une lumière douce, presque intime, avec quelques tableaux aux murs, des paysages et un portrait de Jean-Paul II, une vierge en bois et une jolie table piémontaise du XVIIIe.

“Emus par tant de simplicité et de disponibilité”

Rien ne lui échappe, pas plus mes quatre magnétophones démodés à cassettes, que je viens de poser sur la table car j’ai trop peur de perdre un mot de cet échange extraordinaire, que les objectifs laissés sur le sol par le photographe. « Santita, commence-t-on par l’interview, le cadeau ou les photos ? » Je vois qu’il regarde alors furtivement en direction du tableau de Thérèse de l’Enfant-Jésus, la sainte qu’il appelle « Teresina » et à laquelle il demande régulièrement des grâces. « Santita, j’ai trouvé ce portrait en Normandie chez des religieuses qui déménageaient. » Il rit, me remercie chaleureusement puis le dépose près de la porte. Je ne résiste pas ensuite à lui faire découvrir notre numéro avec six pages de reportage sur son voyage à Cuba, encore impressionnée par cette messe inoubliable, il y a trois semaines, place de la Révolution à La Havane. J’ai un flot de questions. Bien sûr, je l’avais à plusieurs reprises rapidement interviewé, dans son avion en rentrant de Rio, de Tirana, de Strasbourg, de Sarajevo… mais sans avoir eu jusque-là le privilège inouï d’être seule face à lui.

On peut le constater en public, à Rome lors des audiences générales du mercredi et à l’occasion de ses déplacements qui se transforment toujours en événements médiatiques : ce Pape est charismatique, son timbre de voix apaisant, rassurant, et sa façon de parler italien en glissant des tournures de phrase espagnoles rendent ces moments rares aussi spontanés que singuliers.

Caroline Pigozzi nous raconte son entretien avec le pape François

Emus par tant de simplicité et de disponibilité, nous oublions presque que nous nous trouvons devant la personnalité la plus puissante au monde, comme viennent de le qualifier les journalistes américains après sa récente visite historique aux Etats-Unis. Nous avons passé avec le Pape un moment si exceptionnel que le temps ne semble plus avoir de prise. D’ailleurs, exquise délicatesse, le Pape non plus ne regarde pas sa montre.

Ce vendredi 9 octobre, comme le 6 août dernier, restera une date gravée dans ma mémoire quand le Souverain Pontife m’a téléphoné sur mon portable. « Hola Carolina. » Evidemment, j’avais cru reconnaître son accent, tout en me disant que je rêvais. Impensable en effet d’imaginer avoir Sa Sainteté en personne au bout du fil. C’est alors qu’il me promit une interview. Je n’osais pas, bien sûr, lui demander quand. Il reste toujours une part de mystère au Vatican. On ne pose pas ce genre de question à l’homme le plus occupé de la terre. Depuis ce matin-là, mon cœur battait très fort. Et un jour, tout est allé très vite.

http://www.parismatch.com

couv

Retrouvez l’interview exclusive du pape François accordée à Caroline Pigozzi, dans Paris Match numéro 3465.

Le pape François appelle à protéger “notre maison commune” menacée notamment par la pollution et “à renoncer à idolâtrer l’argent”, dans un long entretien jeudi à l’hebdomadaire français Paris Match.

Dans la dizaine de pages que lui consacre Paris Match, le pape fait une critique en règle du système capitaliste actuel et dit attendre des “choix concrets” lors de la conférence des Nations unies sur la climat prévue à Paris en décembre.

Pour lui, “le capitalisme et le profit ne sont pas diaboliques si on ne les transforme pas en idoles. Ils ne le sont pas s’ils restent des instruments”.
En revanche, insiste-t-il, “si l’argent et le profit à tout prix deviennent des fétiches qu’on adore, si l’avidité est à la base de notre système social et économique, alors nos sociétés courent à la ruine”.
Pour François, “les hommes et la création tout entière ne doivent pas être au service de l’argent: les conséquences de ce qui est en train d’arriver sont sous les yeux de tous!”.
“L’humanité doit renoncer à idolâtrer l’argent et doit replacer au centre la personne humaine, sa dignité, le bien commun, le futur des générations qui peupleront la Terre après nous”, insiste le pape qui a en tête également la protection de la planète.

Evoquant les conflits actuels, notamment en Syrie et en Irak, il appelle à agir “face à l’urgence” sans oublier de s’attaquer aux “causes”.
“Demandons-nous pourquoi tant de guerres et tant de violences (…) N’oublions pas non plus l’hypocrisie de ces puissants de la terre qui parlent de paix mais qui, en sous-main, vendent des armes”, fustige-t-il, appelant à “construire des modèles de développement économique qui placent au centre l’être humain et non l’argent”.

Très engagé depuis le début de son pontificat dans la lutte en faveur de l’environnement, François espère que la COP21 “pourra contribuer à des choix concrets, partagés et visant, pour le bien commun, le long terme”.

– ‘Un prêtre de la rue’ –

“Le chrétien est enclin au réalisme, non au catastrophisme. Néanmoins, justement pour cela, nous ne pouvons nous cacher une évidence: le système mondial actuel est insoutenable”, estime le pape.
“Notre maison commune est polluée, elle ne cesse de se détériorer. On a besoin de l’engagement de tous. Nous devons protéger l’homme de sa propre destruction”, avertit François.

S’exprimant dans un journal français, il revient sur la prochaine canonisation, le 18 octobre au cours du synode sur la famille, des parents de sainte Thérèse de Lisieux.
“Louis et Zélie Martin, les parents de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, sont un couple d’évangélisateurs qui, leur vie durant, ont témoigné de la beauté de la foi en Jésus”, insiste le pape.
“Tous les deux, avec leurs cinq filles, consacraient de l’énergie, du temps et de l’argent à aider les gens dans le besoin. Ils sont certainement un modèle de sainteté et de vie de couple”, ajoute le souverain pontife.
Les époux Martin seront faits saints le dimanche 18 octobre, tout comme Vincenzo Grossi (1845-1917), fondateur de l’Institut des filles de l’Oratoire, et Marie de l’Immaculée conception (1926-1998), supérieure générale de la congrégation des sœurs de la compagnie de la Croix.
Marie-Françoise Thérèse Martin, dite Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus, née en 1873 et morte en 1897, a été canonisée en 1925 et faite docteur de l’Eglise en 1997. Restée au Carmel, elle est cependant considérée comme la patronne des missions.
Louis Martin et Zélie Guérin, morts de maladie en 1894 et 1877, à 71 et 46 ans, et béatifiés en 2008, ont eu neuf enfants, quatre morts jeunes et cinq filles entrées dans la vie religieuse.

Sur un plan plus personnel, François confie à la journaliste Caroline Pigozzi qu’il a “toujours été un prêtre de la rue”.
“Bien sûr j’aimerais tellement aller manger une bonne pizza avec des amis”, ce qui est “presque impossible” désormais. Mais “ce qui ne me manque jamais, c’est le contact avec les gens”, conclut-il.

http://www.rtl.be

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Questa voce è stata pubblicata il 15/10/2015 da in Actualité religieuse, FRANÇAIS con tag , , .

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Combonianum è stata una pubblicazione interna nata tra gli studenti comboniani nel 1935. Ho voluto far rivivere questo titolo, ricco di storia e di patrimonio carismatico.
Sono un comboniano affetto da Sla. Ho aperto e continuo a curare questo blog (tramite il puntatore oculare), animato dal desiderio di rimanere in contatto con la vita del mondo e della Chiesa, e di proseguire così il mio piccolo servizio alla missione.
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