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En Égypte, des disparus dans les geôles

<!––>Des Égyptiens sont enlevés par dizaines chaque mois par les forces de sécurité égyptiennes. Cinq ans après la révolution du « Printemps arabe », le régime veut réinstaurer la peur.

Parents de disparus manifestant devant le bâtiment du Syndicat des journalistes au Caire, le 21 mars..jpg

« Ils ont frappé à notre porte le 6 janvier, l’après-midi. C’étaient deux jeunes en civil. Ils ont demandé à voir Moataz, mon fils. Dans la rue, des policiers attendaient près des voitures. Ils ont bandé ses yeux et l’ont emmené. » C’est la dernière fois que Fatma a vu son fils de 21 ans, un étudiant ingénieur à l’Université du Caire.

Les hommes qui l’ont enlevé lui ont dit qu’ils appartenaient à la sécurité nationale, la police égyptienne. « Je leur ai demandé : ”Mais pourquoi vous l’emmenez ?” Je n’ai jamais eu de réponse ! » Comme toutes les mères de disparus, Fatma s’est rendue dans tous les commissariats du quartier, et plus loin encore. Personne, officiellement, n’a vu son fils.

Une répression féroce du régime

Moataz, comme des dizaines d’autres, a été victime d’une disparition forcée. Enlevé par les forces de sécurité égyptiennes.

Depuis des mois, la répression par le régime égyptien est menée tous azimuts. Tout opposant est menacé d’arrestation, d’enlèvement, d’interdiction de voyager. Et désormais, c’est tout Égyptien qui est menacé.

« Mon fils ne parle jamais de politique, insiste Fatma. C’est un jeune studieux, qui écrit des poèmes. Maintenant, je veux juste savoir où il se trouve et ce qu’on lui reproche ! », s’exclame-t-elle, la voix tremblante.

« En moyenne, trois personnes sont enlevées chaque jour »

Les premières séries de disparitions ont eu lieu en 2013, après le renversement du président islamiste Mohamed Morsi par l’armée et la répression de ses partisans.

En 2015, leur nombre semble avoir sensiblement augmenté. La commission égyptienne pour les droits et les libertés (ECRF, une ONG égyptienne) en a documenté 340 d’août à novembre 2015, dont environ cent concernent des personnes qui ne sont toujours pas réapparues.

Le pouvoir par la peur

« En ce moment, en moyenne trois personnes sont enlevées chaque jour », précise un des avocats de l’ECRF, Halim Hanish. Le ministère de l’intérieur nie toute implication.

Alors que les milieux islamistes étaient visés au départ, la cible s’est élargie à toute opposition au régime du président Sissi, puis à tout jeune. « Le régime veut réinstaurer la peur, disparue après la révolution de 2011, pour contrôler la société comme sous Moubarak », analyse l’avocat Mohamed Fadel, qui défend Moheb Doss, un chrétien de 27 ans enlevé après la messe du Noël copte à la cathédrale du Caire, le 6 janvier, parmi dix co-accusés.

Des arrestations arbitraires

« Moheb Doss allait boire un café avec des amis quand des agents de la sécurité nationale l’ont arrêté, lui ont bandé les yeux et l’ont emmené », explique l’avocat. Moheb Doss fait pourtant partie du mouvement Tamarrod, qui soutenait la destitution par l’armée de l’ancien président Mohamed Morsi en 2013.

« Mais il défend les principes de la révolution de 2011 et critique donc les problèmes de l’Égypte actuelle, indique encore Mohamed Fadel. C’est son droit, comme celui de tout Égyptien. »

Grâce à des contacts au sein de la police, l’avocat est parvenu à le retrouver au bout de deux jours dans un commissariat de l’est du Caire. Il a peu après été présenté devant une cour. Moheb Doss et ses co-accusés sont jugés pour leur prétendue appartenance à un groupe interdit, la Jeunesse du 25 janvier qui, selon Mohamed Fadel, n’a jamais existé. Certains d’entre eux ont déclaré avoir été torturés à l’électricité. Moheb Doss et trois personnes ont été libérés. Six autres restent incarcérés.

Des familles en quête d’appuis

Ceux qui réapparaissent sont le plus souvent accusés d’un faux crime par la police, qui indique une date d’arrestation ultérieure. Des aveux sont effectivement extorqués sous la torture. Et certains sont retrouvés morts, comme le chercheur italien Giulio Regeni, en février dernier (lire ci-dessous).

Malgré les menaces, des intimes de personnes disparues ont créé l’Union des familles de disparus. Le 21 mars, jour de la fête des mères en Égypte, une trentaine de femmes ont ainsi brandi les photos de leurs proches au Caire. « Nous devons absolument nous mobiliser, mais le régime est trop fort dans ce pays, se désole Amani, une maman. Le monde doit vite comprendre dans quel système nous vivons, et il doit nous aider.

Le cas épineux de Giulio Regeni

25 janvier 2016. Giulio Regeni, étudiant italien de 28 ans, doctorant de l’Université britannique de Cambridge, disparaît au Caire le jour du 5e anniversaire de la révolte de 2011.

3 février. Son corps est retrouvé en bordure d’une autoroute de banlieue, mutilé et torturé. La presse italienne soupçonne les services de sécurité égyptiens. L’Égypte promet une « enquête transparente ».

10 mars. Le Parlement européen adopte une résolution condamnant les disparitions forcées et réclame la coopération de l’Égypte.

25 mars. La police égyptienne affirme avoir tué les membres d’un gang responsable de la mort de Giulio Regeni.

27 mars. Sur l’insistance de l’Italie, Le Caire accepte que l’enquête soit prolongée, alors que Rome conteste la thèse du gang crapuleux.

RÉMY PIGAGLIO (au Caire)<!––>, le 30/03/2016
http://www.la-croix.com
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Questa voce è stata pubblicata il 30/03/2016 da in Actualité, Société, Culture, FRANÇAIS con tag , .

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