COMBONIANUM – Spiritualità e Missione

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Les jeunes Français croient toujours

A l’occasion des JMJ, qui s’ouvrent mardi 26 juillet à Cracovie, un sondage OpinionWay, réalisé en exclusivité pour La Croix, en partenariat avec le Service national pour l’évangélisation des jeunes, témoigne d’un regain religieux chez les 18-30 ans. Mais pour plus de la moitié des jeunes, la religion est facteur de division.


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Concert de louange place Glowny, à Cracovie, samedi 23 juillet, trois jours avant le lancement officiel des Journées mondiales de la jeunesse.


Les jeunes Français se seraient-ils réconciliés avec Dieu ? Dans tous les cas, et contrairement à leurs aînés, ils n’y sont plus hostiles. Le portrait des 18-30 ans qui se dessine dans le sondage réalisé par OpinionWay en exclusivité pour La Croix sur les jeunes et la religion montre une génération manifestement plus croyante et plus religieuse que ses aînés.

Certes, les jeunes qui disent croire en l’existence de Dieu (46 %) restent une minorité dans une société française majoritairement agnostique. Pour autant, si l’on met ces chiffres en perspective avec d’autres sondages, il apparaît que les jeunes sont plus croyants que dans l’ensemble de la population française : seuls 38 % des Français disaient croire en l’existence de Dieu selon une enquête réalisée il y a un an pour la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref).

Catholiques (42 %), musulmans (4 %), protestants (3 %)… Au-delà de la croyance, les jeunes Français s’identifient aussi plus fortement à une religion qu’il y a une décennie : seuls 34 % des 18-29 ans se rattachaient à une religion en 2008, selon l’enquête sur les valeurs réalisée la même année à l’échelle européenne, contre 53 % aujourd’hui.

Frontières poreuses entre croyants et agnostiques

Effet d’âge ? Pas seulement. Pour sœur Nathalie Becquart, responsable de la pastorale des jeunes à la Conférence des évêques de France, il semble y avoir ici « un effet de génération ». « Une vraie rupture a eu lieu avec la génération 1968, explique-t-elle, où la pratique religieuse s’est brutalement affaissée. Mais elle ne s’est pas accentuée après. »

De là à un retour à la France chrétienne d’antan… assurément non. Ce regain religieux est plus mouvant et diffus et se traduit par d’autres formes de spiritualité que la traditionnelle pratique du culte : « 40 % prient, 30 % disent que la dimension spirituelle est importante dans leur vie, un sur cinq a déjà participé à un rassemblement ou un pèlerinage : c’est bien plus que la pratique dominicale », relève Sœur Nathalie Becquart. Les frontières sont aussi plus poreuses entre croyants et agnostiques, un jeune sans religion sur quatre a d’ailleurs lui aussi déjà prié dans sa vie.

Ce qui consonne bien avec les enquêtes récentes des sociologues pour qui, toutes religions confondues, on assiste depuis la fin des années 1980 à une plus grande visibilité de l’identité religieuse « dans l’espace public, alors que celle-ci était plus traditionnellement exprimée en France dans la sphère privée et intime », analyse Charles Mercier, sociologue à l’université de Bordeaux (1) : par les vêtements (le voile pour les jeunes musulmanes, mais aussi dans le champ chrétien les sweats à capuche customisés avec des messages évangéliques explicites), les paroles, les réseaux sociaux, les pratiques (ramadan, JMJ).

Plus on est pratiquant, plus il est facile de vivre sa foi

La manière dont les jeunes assument leur croyance religieuse révèle toutefois des expériences très contrastées. Ils sont presque autant (50 % contre 49 %) à dire qu’il est facile ou difficile d’être croyant en France aujourd’hui et ce, quelle que soit la religion. « Certains sont totalement intégrés, d’autres se sentent plutôt exclus, trouvant difficile d’assumer une identité religieuse dans la société française : mais ce sentiment traverse manifestement toutes les religions ; dans chacune, certaines sensibilités se sentent persécutées ou maltraitées », analyse Charles Mercier.

Il semble toutefois que, globalement, plus on est pratiquant, plus il est facile de vivre sa foi (56 %). « Sur le terrain on constate que les choses ne vont pas si mal », relève Jean-François Bruneaud, également sociologue à l’université à Bordeaux et qui s’intéresse à la façon dont les jeunes, notamment musulmans, vivent la laïcité. « La plupart n’ont pas de problème avec la laïcité, explique-t-il. Leur demande est plus une demande d’inclusion dans une laïcité qui s’est formée vis-à-vis de la religion catholique. »

Selon lui, c’est dans ce contexte qu’il faut replacer les expressions d’un islam plus identitaire. « Pour les jeunes musulmans, la religion fait partie de la vie, et il est plus difficile de séparer le spirituel de l’identitaire que chez les chrétiens “culturels”, plus éloignés de la pratique. Beaucoup vont consommer de l’alcool mais se montrer très à cheval sur le halal : on est là face à une identité reconstruite par des jeunes qui n’ont pas eu de réelle transmission de la foi de leurs parents et se sont informés par leurs lectures, leurs amis ou Internet. » 48 % des jeunes d’autres religions (principalement musulmans) disent d’ailleurs avoir consulté des sites sur la religion, contre seulement 15 % des jeunes chrétiens.

La religion, facteur de guerre et de division

Cependant, et c’est le second enseignement important du sondage, plus de la moitié des jeunes Français estiment que la religion est un facteur de guerre et de division. Chiffre terrible, mais qu’il faut mettre en relation avec une actualité secouée par les attentats islamistes dans de nombreuses régions du monde. Pas uniquement, nuance Charles Mercier : « C’est une conception très ancrée dans l’imaginaire français depuis les guerres de religion, la laïcisation de l’école au XIXe siècle. »

Autre évolution de fond, les jeunes croyants se trouvent davantage dans les grandes villes que dans les campagnes. On représente souvent la pratique religieuse en France à travers les églises de villages et leurs clochers. C’est désormais tout l’inverse.

Le sondage montre bien le « désert spirituel rural » qui caractérise aujourd’hui la France des religions et met au contraire en exergue une nouvelle manière d’être religieux, en milieu urbain : traditionnellement peu religieuse, l’Île-de-France devient ainsi une région surreprésentée (56 %), contre 46 % dans le Sud-Ouest, bastion historique de l’anticléricalisme et du radicalisme en France. Ce que confirme l’importante délégation de la région parisienne aux JMJ, par exemple. « Le fait religieux se porte mieux dans les grandes métropoles mondialisées que dans les territoires ruraux », souligne Charles Mercier.

Les jeunes femmes moins croyantes

Autre glissement intéressant à relever : alors que depuis le XVIIIe siècle, on constate que les femmes sont traditionnellement plus religieuses, ce n’est plus vrai chez les jeunes : les filles sont moins nombreuses aujourd’hui (51 %) que les garçons (55 %) à se déclarer croyantes.

Ces chiffres sont-ils à attribuer à l’impact de l’islam auprès des jeunes hommes ? Pas seulement. « Aux États-Unis aussi, on constate le même phénomène : les jeunes filles tendent à être moins en phase avec les positions de l’Église catholique », relève Sœur Nathalie Becquart pour qui « cela touche à la question de la femme dans l’Église ».

Avec les mêmes formations et les mêmes emplois que les jeunes hommes, les jeunes femmes sont désormais touchées de la même manière par la sécularisation. Or, dans le même temps, en axant son discours en direction des jeunes garçons, pour susciter des vocations de futurs prêtres, l’Église donne parfois l’impression de se détourner des filles.

Céline Hoyeau et Nicolas Senèze,
le 24/07/2016

Un sondage mené du 9 au 17 juin
http://www.la-croix.com


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Questa voce è stata pubblicata il 26/07/2016 da in Actualité religieuse, Actualité, Société, Culture, FRANÇAIS con tag , , , .

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Sono un comboniano affetto da Sla. Ho aperto e continuo a curare questo blog (tramite il puntatore oculare), animato dal desiderio di rimanere in contatto con la vita del mondo e della Chiesa, e di proseguire così il mio piccolo servizio alla missione.
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