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Mission avec Thérèse

Octobre – Mission avec Thérèse

Avec la Fête de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, commence le Mois Missionnaire, qui aura son point culminant dans la Journée Mondiale des Missions, le 23 octobre. Le thème du message du Pape – “Église missionnaire, témoin de miséricorde” – est lié au  Jubilé  de la Miséricorde:
Le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, que l’Église vit actuellement, offre également une lumière particulière à la Journée missionnaire mondiale 2016. Il nous invite à considérer la mission ad gentes comme une grande, immense œuvre de miséricorde tant spirituelle que matérielle.
Voir le Message du Pape :
https://w2.vatican.va/content/francesco/fr/messages/missions/documents/papa-francesco_20160515_giornata-missionaria2016.html
L’Église nous propose de vivre ce mois de la Mission avec sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, Patronne des missions. Voici une très belle réflexion de Tudeau Léon sur cette figure fascinante.


Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.jpg

 La Petite voie de Thérèse de Lisieux

Il y a de quoi s’étonner quand on apprend que les Évêques de France ont présenté au Pape Jean-Paul Il une requête pour que soit déclarée « Docteur de l’Église » cette petite sœur Thérèse, entrée au Carmel de Lisieux à 15 ans et morte de tuberculose à 24 ans ! Que peut-elle dire d’important aux hommes de notre temps, elle qui n’a rien laissé à la postérité sinon quelques cahiers d’écolier où elle a raconté son enfance et expliqué sa « Petite voie » de confiance et d’amour ?

Le fait est là : on la trouve partout présente aujourd’hui. Le « Catéchisme de l’Église Catholique » la cite plusieurs fois (de là-haut, Thérèse n’aura pu s’empêcher d’en sourire !), suivant l’exemple de théologiens et de nombreux auteurs spirituels qui estiment décisif son apport à la spiritualité de notre temps. Le philosophe Jean Guitton parle de son « génie spirituel » et le Père Congar n’hésite pas à déclarer : « Les deux phares allumés par Dieu à l’aube de ce siècle atomique s’appellent : Charles de Foucauld et Thérèse de Lisieux. »

Il n’y a pas à cacher que la réputation de Thérèse s’est d’abord jouée sur les faveurs extraordinaires obtenues par son intercession : cette fameuse « pluie de roses » ! Par-là, Dieu voulait assurément attirer l’attention sur la vie et le message de la jeune Carmélite de Lisieux. Très tôt cependant, des connaisseurs comme le Père Abbé de la Grande Trappe, en prenant connaissance de son Manuscrit, ont été saisis par le parfum d’Évangile qui s’en exhalait.

1.  Un retour à l’essentiel : « Par-dessus tout l’Évangile »

Aujourd’hui, ce parfum n’est pas éventé. Une Juive convertie – Rina Geftman – témoigne que deux livres ont été décisifs pour sa conversion : l’Evangile et… son « mode d’emploi », « L’Histoire d’une âme » de Thérèse de Lisieux. C’est vrai que Thérèse a le don d’aller tout droit à l’essentiel. Encombrés que nous sommes par le fatras des productions écrites ou audiovisuelles de notre temps, elle nous conduit à la source : « Pour moi, je ne trouve plus rien dans les livres. L’Évangile me suffit. » – « C’est par-dessus tout l’Évangile qui m’entretient pendant mes oraisons, en lui, je trouve tout ce qui est nécessaire à ma pauvre petite âme. » Avec elle, cet Évangile prend des couleurs et devient vie. « Aimez vos ennemis », dit Jésus. Elle constate : « Au Carmel, on ne rencontre pas d’ennemis, mais enfin, il y a des sympathies… ». Elle fera son amie une sœur « qui a le talent de (lui) déplaire en toutes choses » (sic).

Thérèse ne triche pas. Elle a « horreur de la feintise ! », comme de tout ce qui peut « jeter de la poudre aux yeux ». D’où son attrait pour ce qui est simple et ordinaire, pour cette prose de Nazareth vécue par Jésus et Marie. C’est là, pense-t-elle, qu’on se fait le moins d’illusion. Cette soif de vérité la poursuit jusqu’au dernier jour de sa vie : « Oui, il me semble que je n’ai jamais cherché que la vérité. » Quand elle découvre le prix de l’amour, elle s’interroge aussitôt : « Mais le pur amour, est-il bien dans mon cœur ? Jésus, tu le sais, je cherche la vérité. »

2. « Ma vocation, c’est l’Amour »

La vérité de l’amour. Sans doute est-ce là le cœur de son message.

Alors qu’autour d’elle on cherche la perfection par toutes sortes de pratiques et de dévotions, Thérèse ouvre cette voie royale de la liberté spirituelle que saint Augustin avait déjà formulée : « Aime et fais ce que tu veux ». Si l’amour (pour Dieu et les hommes, cela ne fait qu’un) est présent en vérité, il inspire à tout moment ce qui est le meilleur aux yeux de Dieu. L’important n’est pas tant ce que l’on fait que le cœur avec lequel on le fait. L’important est « d’être », plus que de « faire ». « La perfection consiste à être ce que Dieu veut que nous soyons », écrit-elle.

Par cette découverte, Thérèse apaise les désirs qu’elle avait de vouloir vivre à la fois toutes les vocations : soldat, prêtre, missionnaire, martyre… « Je compris que l’amour renfermait toutes les vocations, que l’Amour était tout, qu’il embrassait tous les temps, tous les lieux… Ma vocation, enfin, je l’ai trouvée. Ma vocation, c’est l’Amour ! »

3. Comme avec le sourire

Il arrive que l’héroïsme des saints décourage. Thérèse a vécu l’amour héroïquement, mais sans hausser le ton et comme avec le sourire. « Quand tu jeûnes, dit Jésus, parfume-toi la tête ». La « Petite voie » thérésienne est une sainteté parfumée de confiance et de bienveillante miséricorde. Le Dieu qu’elle a progressivement découvert n’est pas Celui que présentaient les prédicateurs jansénisants de l’époque, qui jouaient de la terreur pour convertir les âmes ! « Je ne comprends pas les âmes qui ont peur d’un si tendre Ami ! », s’exclame-t-elle dans une lettre à un missionnaire.

4. Ce Dieu qui « tient compte de nos faiblesses »

Le « Dieu de Tendresse et de Miséricorde » est la grande découverte de sa vie : «Je comprends que toutes les âmes ne peuvent pas se ressembler… A moi, Il a donné sa Miséricorde infinie et c’est à travers elle que je contemple et admire toutes les autres perfections divines !…

Alors toutes m’apparaissent rayonnantes d’amour, la Justice même (et peut-être encore plus que toute autre) me semble revêtue d’amour… Quelle douce joie de penser que le Bon Dieu est juste, c’est-à-dire qu’Il tient compte de nos faiblesses, qu’Il connaît parfaitement la fragilité de notre nature. De quoi donc aurais-je peur ? »

Quand on lit ces lignes tracées par celle que Pie X désignait comme «la plus grande sainte des temps modernes», on se prend à penser au regard que le Seigneur peut porter sur notre temps. «Celui qui a fait l’œil» n’ignore pas en quels tourbillons sont emportées les générations de cette fin de millénaire, avec le raz de marée culturel et social que nous connaissons ! «Il sait de quoi nous sommes façonnés», dit Thérèse, citant le psaume 102 (103).

5. Accueillir «les flots de tendresse» du cœur de Dieu

Si Dieu est «tendresse et pitié», la sainteté ne peut être d’une autre nature. Mais comment prétendre aimer «comme Dieu»? Thérèse ne cache pas son embarras en méditant la parole de Jésus «Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés». Mise au pied du mur, elle découvre le moyen de l’escalader : «Jamais je ne pourrais aimer mes sœurs comme vous les aimez, si (= à moins que) vous-même, ô mon Jésus, ne les aimiez en moi. ( … ) Oui, je le sens, lorsque je suis charitable, c’est Jésus seul qui agit en moi ; plus je suis unie à Lui, plus aussi j’aime toutes mes sœurs.»

C’est alors, en pleine maturité de sa vie spirituelle qu’elle conçoit l’idée – reçoit la grâce – d’ouvrir son âme aux flots de tendresse infinie qui sont contenus dans le cœur de Dieu. C’est l’Offrande à l’Amour Miséricordieux. Elle n’ignore pas que des âmes font la démarche de s’offrir à la Justice de Dieu «pour en apaiser le courroux» ; mais elle n’éprouve, dit-elle, aucun attrait pour cette offrande-là qui lui semble pourtant «grande et courageuse». En la fête de la Trinité 1895 – elle a 22 ans – elle rédige cet Acte qui a valeur de testament. Des 54 lignes ardentes qui le composent, citons au moins celles qui en expriment le mouvement :

«Afin de vivre dans un acte de parfait amour, je m’offre comme victime d’holocauste à votre Amour Miséricordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en Vous…»

Cette Offrande n’est pas de la littérature ! Les deux ans qui lui restent à vivre en vérifieront l’authenticité. Elle s’applique à traduire en actes cette tendresse divine qui joint la compassion à une attention aux personnes, pleine de respect et de délicatesse. Ses compagnes du Carmel ont pu témoigner au Procès de canonisation qu’elle avait pratiqué à la lettre ce qu’elle avait écrit. Ainsi pour les caractères difficiles : «Je sais bien que ces infirmités morales sont chroniques, il n’y a pas d’espoir de guérison, mais je sais bien aussi que ma Mère ne cesserait pas de me soigner si je restais malade toute ma vie. Voici la conclusion que j’en tire : je dois rechercher, en récréation, la compagnie des sœurs qui me sont le moins agréables, remplir auprès de ces âmes blessées l’office du bon Samaritain. Une parole, un sourire aimable suffisent souvent pour épanouir une âme triste.» Aimer l’autre, non pas parce qu’il est agréable, mais pour qu’il le devienne.

Peu de sœurs au Carmel soupçonnent de quelle profondeur jaillit cette charité, mais elles en apprécient la saveur et la joie communicative. Sa maîtresse des Novices en témoigne dans une lettre (Thérèse a 20 ans) : «Comique, mystique, tout lui va… elle saura vous faire pleurer de dévotion et tout aussi bien vous faire pâmer de rire en nos récréations…» Cette sainteté ne sent pas le renfermé. Elle rayonne de fraîcheur et de paix.

6. Dans la nuit de la foi… s’asseoir à la «table des pécheurs»

Il n’est pas étonnant qu’on se soit mépris sur les combats intérieurs qu’elle a dû affronter. Beaucoup encore aujourd’hui s’imaginent une petite sainte toute baignée de consolations. On ignore que, durant les 18 derniers mois de sa vie, elle a dû soutenir une terrible épreuve de foi. Plusieurs pages de son dernier Manuscrit (juin 97, à 24 ans) évoquent la profondeur de cette nuit. Elle raconte que sa foi était si vive qu’elle jugeait impossible que l’on puisse ne pas croire ! Un «épais brouillard» s’est alors levé en son âme qui la convainc du contraire. Il lui semble – écrit-elle – entendre une voix qui lui souffle ‘Avance, avance, réjouis-toi de la mort qui te donnera, non ce que tu espères, mais une nuit plus profonde encore, la nuit du néant.’ Prophétiquement, Thérèse rejoint notre monde orphelin de son Dieu. Elle voit dans son épreuve une grâce de compagnonnage avec ses frères incroyants et formule cette prière : «Seigneur, votre enfant accepte de manger aussi longtemps que vous le voudrez le pain de la douleur et ne veut point se lever de cette table remplie d’amertume… avant le jour que vous avez marqué.» C’est la «table des pécheurs» où Jésus s’est assis.

Tous ceux qui œuvrent pour l’Évangile dans le monde de l’incroyance peuvent reconnaître en Thérèse une sœur partageant leur tourment apostolique. Dans cet esprit, la Mission de France avait choisi Lisieux pour sa fondation. Son regard porté sur les hommes les plus loin de la foi s’inspire de l’Évangile. Elle n’a pas attendu Jean XXIII et le Concile pour penser que nous n’avons à porter de condamnation sur quiconque. De Pranzini, l’assassin, son «premier enfant», au Carme apostat qu’elle appelle son frère,, ses sentiments n’ont pas changé. Aucune complicité avec le mal. Seulement une immense compassion partagée avec Celui qui a pitié des foules sans berger, accueille les ‘Madeleine’ et les fils prodigues. Dans les prisons, les détenus ne s’y trompent pas, tel Jacques Fesch, s’offrant comme Thérèse, la nuit précédant son exécution (1er octobre 1957, jour de la fête de Ste Thérèse).

Devenu comme un grand village médiatisé, notre monde peut encore être sensible à l’amour universel de la petite Carmélite qui fixait la carte de la Chine sur le mur de sa cellule et rêvait d’«annoncer à la fois l’Évangile dans les cinq parties du monde et jusque dans les îles les plus reculées». Thérèse, patronne des Missions.

7. La «Petite voie»

Quand on a dit tout cela, on n’a peut-être encore rien dit – en clair du moins – de cette «Petite voie» qu’elle regarde comme son secret de sainteté. En bref, disons que Thérèse avait pensé, dans son ardeur juvénile passionnée, décrocher la sainteté à force de générosité. Au long des années, elle perçoit que c’est chose impossible. Elle prend conscience de sa radicale impuissance. Mais ne se décourage pas car, pense-t-elle, «le Bon Dieu ne saurait inspirer des désirs irréalisables». En même temps, une douce certitude s’impose à elle de plus en plus : l’Amour que Dieu a pour elle et pour tous les hommes. Cet Amour compte tellement plus que celui que Thérèse a pour Dieu !

Mieux encore, cet Amour est attiré irrésistiblement par tout ce qui est faible, pauvre, en détresse : c’est un Amour de compassion et de miséricorde, tendre comme le coeur d’une mère. Un mot de l’Écriture lui saute au cœur : «Si quelqu’un est tout-petit, qu’il vienne à moi.» Alors Thérèse est venue. Avec une confiance éperdue, elle s’est élancée dans les bras de ce Père qui lui donne cette assurance : «Comme une mère caresse son enfant, ainsi je vous consolerai» (Is 66). Les bras de Dieu lui sont un «ascenseur» qui l’emporte au sein de Dieu, à la source de tout amour et de toute sainteté.

Résumant en deux lignes lumineuses sa «Petite voie», elle écrit :
«Ce qui Lui plaît, c’est de me voir aimer ma petitesse et ma pauvreté, c’est l’espérance aveugle que j’ai en sa Miséricorde.» (1896, à 23 ans)

Ou, en plus bref, dans la même lettre :
«C’est la confiance, et rien que la confiance qui doit nous conduire à l’Amour.»

Comprenons bien : c’est l’Amour qui est tout. Il est au centre de la vie et du message de Thérèse : «Ma vocation, c’est l’Amour». Mais l’Amour est de Dieu. Il nous faut l’accueillir. La «Petite voie» est la route qui mène à la plénitude de l’Amour, dans la vérité d’un cœur pauvre, dans l’audacieuse confiance d’une âme de désir. Et quand l’Amour de Dieu est présent, c’est un soleil en nos vies qui les féconde de tous les fruits de l’Esprit. Ah ! nous dit Thérèse, si nous savions ce que le Seigneur ferait d’une âme «si elle s’abandonnait avec une entière confiance à sa Miséricorde infinie !»

 TUDEAU Léon
Revue « Vie Chrétienne », 1.5.1993


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Un commento su “Mission avec Thérèse

  1. P. Héctor Peña
    02/10/2013

    Grazie fratelli per questo servizio cosi bello!!!

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Questa voce è stata pubblicata il 01/10/2016 da in FRANÇAIS, Vocation et Mission con tag , .

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