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FP.fr 7/2017 Du coeur au coeur (2)

Formation Permanente – Français 7/2017
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“Brisez contre le Christ toutes vos tentations”
Maurice Zundel

Si un enfant pouvait choisir ses parents, comment les choisirait-il ? II est clair que si un enfant pouvait choisir ses parents, il les choisirait parfaits. Le désir de tout enfant, c’est que ses parents soient parfaits, et il y a une espèce de grâce d’aveuglement qui est donnée aux enfants, du fait qu’ils s’attachent à leurs parents, malgré leurs défauts et qu’ils n’acceptent pas que leurs parents soient autre chose, que ce qu’ils paraissent être devant eux.

Or, quand on entend les confessions de gens mariés, on voit bien que la plupart ne vivent pas dans la sainteté. Leur vie est difficile. Ils ne peuvent pas avoir autant d’enfants qu’ils le voudraient. En fait, la plupart des gens mariés sont mal à l’aise, ils vivent douloureusement, mais les enfants ne savent rien de toute cette vie conjugale et n’imaginent pas que les parents aient entre eux une vie qui leur échappe. (…)

II y a donc une immense distance, la plupart du temps, entre l’image que l’enfant se fait de ses parents et l’acte qui lui a donné la vie. Et pourtant, les parents, quelle que soit leur médiocrité, les parents, même s’ils ont été sensuels dans leur amour, il y a un moment où ils s’émeuvent devant leur petit enfant, où le sommeil de leur petit enfant les bouleverse d’admiration. Les parents voudraient être aussi saints qu’ils en ont le désir à cette heure, devant cette âme remise entre leurs mains.(…)

Il ne s’agit pas de dire du mal des passions, il s’agit de comprendre qu’au fond des passions, il y a déjà le signe de la vertu. C’est une chose magnifique d’être appelé à donner la vie et à créer un petit enfant. C’est une chose magnifique d’être appelé à la grandeur, et c’est une chose splendide que de pouvoir rassembler les hommes dans une oeuvre immense et de pouvoir les conduire à la réalisation de ce qu’il y a de meilleur en eux.

Il ne s’agit pas de s’opposer à nos passions comme à des choses condamnables. Il s’agit de les mettre au jour, de les comprendre dans la lumière de Dieu.

Et c’est pourquoi il faut partir finalement de cette présence de Dieu au plus intime de nous-même. L’homme ne peut se trouver qu’en lui-même ou en Dieu. S’il est en lui-même, alors ses passions, il sera incapable de les contrôler. Il ne pourra que se laisser emporter par ces tyrans obscurs, violents et destructeurs. Il ne pourra rien, et plus il aura de tempérament, plus il sera dominé par ses passions, s’il est seul en face de lui-même, s’il n’a pas trouvé Dieu.

S’il a trouvé Dieu, toutes ses passions vont s’enraciner dans l’amour de Dieu. Elles vont prendre un visage, elles seront autant d’appels à la sainteté. S’il est impossible de demander à l’homme qui n’a pas rencontré Dieu de dominer ses passions, parce qu’il ne le peut pas, s’il est injuste de l’accuser parce qu’il n’aurait pas eu le bonheur de trouver Dieu, il faut aussi que celui qui a trouvé Dieu commence par exposer ses passions à la lumière de Dieu, qu’il les regarde dans la clarté de Dieu, qu’il en obtienne, en Dieu, l’accomplissement et la plénitude, car toutes ces forces qui sont en nous, elles viennent de Dieu. Elles sont le premier signe d’une vocation divine, et il n’y a rien en nous qui doive mourir de ce que Dieu y a mis.

Toutes ces puissances d’aimer que vous portez en vous, toutes ces puissances de maternité (ou paternité) que vous avez reçues comme toutes les femmes (et hommes) du monde, il ne s’agit pas du tout de les refouler, de les mépriser. Si vous avez été appelées au service de Dieu, à ce mariage d’amour, ce n’est pas pour que ces puissances de tendresse et de création meurent en vous, mais pour qu’elles se développent dans une maternité divine, pour que vous soyez ces mères parfaites que chaque enfant voudrait trouver dans son foyer, pour réaliser la vocation de la femme dans ce qu’elle a de plus sacré et à l’imitation de la Vierge Marie.

Cet instinct créateur, il était en vous, il y est caché, il doit y être. II ne s’agit pas de mutiler cette puissance créatrice, mais de la réaliser à l’infini, au niveau du Cœur de Dieu.

Le petit enfant dont la promesse est en vous, en chaque être humain, c’est l’Enfant-Dieu, parce qu’en chaque enfant ce qui fait qu’il est sacré, c’est qu’il est le sanctuaire de Dieu, que chaque enfant, c’est une incarnation de Dieu.

II y a, dans votre maternité spirituelle, la consécration de toute maternité humaine et il y a un accueil à tous les enfants du monde pour qu’ils trouvent à travers vous le visage de Dieu et la lumière de son amour.

Les convoitises si sévèrement analysées par saint Jean et par saint Paul peuvent donc s’illuminer, et s’illuminer dans la lumière de Jésus-Christ, parce que toutes ces forces, dans la lumière du Christ, deviennent des forces de vie, des forces éternelles, des forces infinies.

Et toutes nos convoitises, justement parce qu’elles tendent vers la grandeur, nous rappellent qu’être chrétien, c’est être grand, c’est être enfant de Dieu, c’est porter Dieu, c’est être le prolongement de l’Incarnation et que, par conséquent, le chrétien a une tâche immense. Il doit vraiment porter le monde et l’Eglise, parce qu’en lui Dieu demeure et qu’il est chargé de le communiquer.

Il ne s’agit donc pas pour nous de renoncer à la grandeur, de renoncer à l’influence, de renoncer aux dons, aux talents, mais de les faire fructifier au maximum pour le Règne de Jésus.

Saint Benoît donne ce conseil admirable : “Brisez contre le Christ toutes vos tentations”. Cela veut dire finalement : en toutes vos tentations, remettez-vous aux mains de Jésus afin qu’il en débrouille l’écheveau, qu’il fasse mûrir ce qui est capable de vivre et qu’il émonde les branches mortes.

Il s’agit donc à chaque instant de retrouver la Présence divine, de retrouver le visage de Dieu, de reprendre contact avec le Seigneur, non pas tellement de combattre nos passions, mais de les survoler afin de retrouver le visage de Jésus, afin qu’il nous illumine et que chacune de nos passions serve comme une force au service de son amour.

Je crois que rien n’est plus dangereux que de se combattre soi-même parce que, finalement, lorsque vous êtes crispées contre vous-mêmes, d’abord vous êtes tournées vers vous-mêmes, vous ne cessez pas de vous regarder, et puis vous allez à contre-courant. Vous comprimez les forces, mais vous ne les ordonnez pas.

La seule chose qui puisse nous délivrer, c’est d’abord de regarder le Christ, de regarder la Présence divine, de faire crédit à la tendresse de Dieu et d’attendre, en nous survolant nous-même, d’attendre que la lumière descende et que la tempête s’apaise.

Il est clair que si dans la tempête vous pouvez vous tenir sur le rivage, vous êtes à l’abri. Il est clair que si vous pouvez tenir solidement dans la tempête le gouvernail de votre raison au lieu de vous jeter dans la tempête, il est clair que si vous pouvez vous tenir tranquilles dans la main de Dieu, toute la tempête finira par s’apaiser et il se fera un grand calme. Il s’agit beaucoup moins de se combattre que de s’ouvrir.

Au fond de tous nos débats, il y a Quelqu’un, il y a une présence qui est la présence de Dieu, il y a un visage qui est le visage de l’éternel Amour, et c’est cela qu’il s’agit de retrouver.

Pourquoi la vanité de saint François est-elle nuisible ? C’est parce qu’elle l’extériorisait et qu’elle voilait le visage qui voulait se révéler à travers lui. Quand saint François a compris cela, il jubile parce qu’il sait qu’il est l’ostensoir de Jésus et que toute sa grandeur, c’est de montrer le visage de l’Amour. C’est parce qu’il y avait Quelqu’un qui voulait se révéler que sa vanité était un mal. Maintenant, il a réalisé sa soif de grandeur en s’enfonçant dans la grandeur.

Dans l’impureté, qu’est-ce qu’il y a de terrible ? C’est que l’impureté empêche de voir le visage qui est derrière le petit enfant, et qui est finalement Jésus-Christ. Toutes les fibres de notre coeur sont consacrées par la présence de Jésus. Notre corps lui-même devient infini, parce qu’il devient le Corps du Christ.

Et si la tyrannie est horrible, si le despotisme est monstrueux, c’est qu’ils voilent finalement dans l’homme, en le traitant comme une chose, ils voilent le trésor que chacun porte en soi et qui est la présence de Dieu.

Le mal, c’est justement l’absence de Dieu, c’est le voile jeté sur la lumière de son Christ et qui empêche la vie du Christ de circuler en nous. Le bien, c’est la libre circulation de Dieu, c’est sa Présence qui se communique, qui devient la respiration de tout nous-même.

Nous ne sommes donc pas sous une loi qui nous prescrive tel ou tel acte, il n’y a plus pour nous de commandements, il n’y a plus pour nous de lois, il n’y a qu’une seule réalité : la vie, la présence du Christ qui nous est confiée et qui veut vivre dans notre coeur, dans notre esprit, dans notre tendresse, dans nos amitiés, dans tous nos gestes humains, pour que l’Incarnation se poursuive à travers nous et que le monde respire la tendresse de Dieu.

Tout se simplifie, tout se simplifie admirablement, lorsque tout se réduit à un visage. Vous voyez le symbole admirable de la sixième station du Chemin de croix : Véronique tendant son voile vers le visage du Seigneur et voulant restituer à ce visage toute sa beauté.

Le sens de la vie chrétienne et de l’effort du chrétien, c’est de dégager, de rendre toute sa beauté en lui et dans les autres au visage de Jésus. C’est à cela qu’il faut réduire le dialogue de notre vie intérieure. Il ne s’agit pas d’éplucher ses actions. Il s’agit de nous remettre devant une Présence, de nous perdre dans un dialogue en nous accomplissant et de sentir toujours plus profondément que la vie de Dieu est remise entre nos mains. C’est cela la grande et suprême pureté : c’est de s’attacher à cette vie confiée à notre amour pour l’exprimer à travers notre conduite.

Jamais nous n’en sortirons. Si vous essayez de cultiver en vous l’humilité, la charité ou le silence, vous avez dispersé vos efforts et vous risquerez de sombrer dans le pharisaïsme ou de monter en épingle vos petites vertus. Mais si vous voyez qu’il ne s’agit que d’une seule chose, de la vie de Dieu, de la présence et de la personne du Christ comme un vivant, mais dont justement la plénitude de vie ne peut s’affirmer qu’à travers nous, c’est tout autre chose.

Il est clair que si on me donne la dernière place à table, je l’accepterai difficilement en regardant l’âge de l’autre, en quelle année elle est entrée dans la congrégation. Mais si je me dis : ” Je suis en présence du Christ, or il a choisi la dernière place, c’est bien “, je suis de nouveau en face de Celui qui est ma vie, ma vie ne compte plus, je m’efface et les autres s’effacent, il n’y a plus que Lui. Il s’agit de savoir si c’est lui qui aura la première place, et c’est le seul problème.

Celui qui vit en face de son corps, s’il voit un petit enfant et, à travers ce petit enfant, s’il voit la présence du Christ, tout s’apaise, tout devient beau, et il comprend que ces forces sont un appel à la sainteté.

Celui qui voudrait avoir le premier rang, qui voudrait prendre la tête de la communauté et qui se demande : ” De quoi s’agit-il ?” : il s’agit de donner aux autres le Christ. Alors, qu’importe que je sois ici ou là. ! La seule chose que j’ai à faire, c’est de vivre cette Présence et, si j’en vis, les autres la sentiront.

Ramenons tout le problème à cet unique retour à la présence du Christ : ” Vous êtes là, Seigneur ? “- Cela suffit. ” Vous êtes tout proche, Seigneur ? “- Il n’en faut pas davantage. Combien d’âmes s’épuisent à poursuivre la perfection à travers des méthodes savantes où elles s’analysent à perte de vue ! Combien se désespèrent pour les fautes passées, se demandant si elles sont pardonnées ! et qui ne voient pas que le mal, c’est le blocage où l’on s’enferme en soi, où l’on devient opaque ; et quand le mur craque, quand l’âme s’ouvre, il n’y a plus de péché, parce que le péché, c’est nous en état de refus, comme le bien, c’est nous en état d’acceptation.

Nous sommes appelés à ce cœur avec le Seigneur où tout notre être doit entrer et auquel nos passions elles-mêmes doivent concourir. Pour nous atteindre nous-mêmes, pour nous réaliser nous-mêmes, il faut prendre une distance infinie qui est la distance de Dieu, parce que, entre nous et nous-même, la seule manière de nous atteindre, c’est la présence divine. La seule manière de joindre les autres, c’est la Présence divine. La seule manière d’entrer dans le mystère de l’univers, c’est la Présence divine. On est au coeur du véritable univers, quand on est caché dans la présence de Dieu qui nous met tout près de nous-même.

C’est par Dieu qu’il faut passer pour reconnaître la grandeur de la vie que chacun porte non seulement dans son esprit, mais dans son coeur. Chacun de nous porte la vie et la présence de Jésus-Christ. Nous sommes tellement grands dans notre coeur et dans notre esprit que nous ne pouvons nous atteindre qu’en passant par le Cœur de Dieu et que notre vie est un mystère caché et enraciné au coeur de la très Sainte Trinité.

Nous voulons retenir de cela une seule chose : il y a un visage, un visage en nous, imprimé dans notre coeur et qui est notre seul Orient. C’est vers ce visage que notre vie va converger. C’est à ce visage que nous devons revenir. C’est en nous cachant dans la lumière de ce visage que nous atteindrons à cette immense grandeur à laquelle nous sommes appelés et qui est, justement, par toutes les fibres de notre coeur comme par toutes les puissances de notre âme, de laisser reluire ce visage de l’éternel Amour, après lequel toute la terre soupire.

Chez les Religieuses de Saint-Augustin, à Saint-Maurice, dans le-le Valais, en 1953.


 

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Questa voce è stata pubblicata il 23/06/2017 da in Article mensuel, Foi et Spiritualité, FRANÇAIS con tag , .

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