COMBONIANUM – Formazione Permanente

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Méditation du V Dimanche du Temps Ordinaire (B)

5ème dimanche dans l’année B
Marc 1,29-39

5ème dimanche B

Dans l’Évangile de dimanche dernier, Marc, tout au début de son Évangile, annonçait deux des aspects importants de l’activité de Jésus: les guérisons et la prédication de la Bonne Nouvelle. Aujourd’hui il les mentionne de nouveau, mais il ajoute un autre ingrédient de la vie de Jésus: ses longues heures de prière. Il ne s’agit pas cependant d’un simple élément entre d’autres. Cet élément est intimement lié aux deux autres. C’est au cours de ses longues heures — voire de ses longs jours et nuits — que Jésus découvre sa mission personnelle.

Revenons un peu en arrière dans le temps. L’arrestation de Jean-Baptiste fut un point tournant dans la vie de Jésus. Après quarante jours et quarante nuits de prière dans le désert, Jésus prit une importante décision. Jean avait été en quelque sorte un rabbi traditionnel auprès duquel vivaient des disciples qui étaient venus pour être formés par lui. Jésus renonce à ce style. Il n’attendra pas que les disciples viennent à lui; il ira lui-même aux foules. Et lorsqu’il appellera des disciples, ce sera pour les envoyer en mission.

Il prend aussi la décision importante de retourner dans sa lointaine et peu développée Galilée plutôt que de rester dans la Judée florissante. Sa première journée de prédication et de guérison, comme nous l’avons vu dimanche dernier, a été un grand succès. Les gens s’émerveillent de ce garçon de la place qui, à peine revenu d’une brève absence, se conduit maintenant comme un prophète et parle avec autorité aussi bien aux hommes qu’aux démons. À la maison de Pierre, il guérit la belle-mère de ce dernier et, le soir, après le repos du sabbat, toute la ville se met à lui amener ses malades, et il accomplit de nombreuses guérisons.

C’est presque trop beau comme début! Jésus prend alors une autre décision importante concernant la nature de son ministère. Restera-t-il à Capharnaüm, la grande ville de Galilée, ou bien ira-t-il dans les petites villes et bourgades pour s’occuper du peuple simple et pauvre qui y vit? Comment arrive-t-il à prendre une décision ? En passant une nuit de prière dans la solitude. Lorsque Pierre vient le chercher le matin, sa décision est prise.

Cela nous en dit beaucoup sur la façon dont Dieu veut que nous prenions nos décisions. Et tout d’abord, il s’attend à ce que nous les prenions. Parfois nous n’avons pas le courage de le faire et nous attendons que Dieu les prenne à notre place. Nous pouvons nous mettre à prier avec insistance, demandant à Dieu de nous dire quoi faire. Nous pouvons même lui demander de nous donner des signes, ou même nous pouvons commencer à voir des signes dans ce que les personnes autour de nous considèrent comme des événements ordinaires de la vie. C’est là une attitude fort ambiguë. Cela peut facilement être une façon de faire confirmer par Dieu nos attentes ou nos peurs inconscientes. Ce que Dieu veut que nous fassions, c’est que nous prenions des décisions intelligentes et rationnelles, en tenant compte de tous les aspects de la réalité en nous et autour de nous. Cela n’est cependant possible que si nous avons atteint un degré suffisant de liberté.

Dans notre vie quotidienne et dans le feu de nos activités, nous sommes conditionnés par beaucoup de choses. D’une façon spéciale nous sommes conditionnés par ce que les gens autour de nous attendent de nous — et qui n’est pas toujours ce que nous avons de mieux à leur offrir. Jésus lui-même a dû faire un choix concernant ce que le peuple attendait de lui. Les gens attendent souvent de nous, les moines, toutes sortes de choses et de services qui ne sont pas ce que nous, en tant que moines, avons à leur offrir. Les temps de prière, comme ceux que Jésus passait sur la montagne de nuit, sont des moments où nous entrons dans notre cœur et où, étant en contact avec notre être profond, nous sommes aussi en contact avec Dieu qui est le créateur et la source de notre être, et nous pouvons alors être honnêtes avec nous-mêmes comme avec Lui. Nous commençons alors à tout voir dans notre vie à partir de Sa perspective. C’est alors que nous pouvons prendre les décisions importantes. Elles seront entièrement nôtres, mais elles seront en même temps un acte d’obéissance radicale à Dieu, car elles seront une réponse à la réalité intégrale en nous et autour de nous, perçue à partir de la perspective de Dieu et vue, en quelque sorte, à travers les yeux de Dieu. C’est ce que Paul appelle l’obéissance de la foi et ce que Jean nomme la Communion (Koinonia) avec le Père. Cette obéissance ne consiste pas à poser un acte qui nous a été commandé, mais simplement à partager le même vouloir. Il ne s’agit pas tellement de faire ce que Dieu veut, mais plutôt de vouloir ce qu’Il veut. Ceci ne peut se réaliser qu’à travers une rencontre personnelle dans la communion de la prière contemplative.

Puisse cette Eucharistie être l’un de ces moments où, libérés provisoirement de beaucoup de choses qui nous rendent esclaves de nous-mêmes, des autres, de nos passions et de nos ambitions, nous pouvons prendre au moins une décision qui rende le reste de notre vie plus conforme au plan de Dieu sur nous et sur toute l’humanité.

Armand VEILLEUX

http://www.scourmont.be


5ème dimanche dans l’année B

Souvenez-vous des plaintes touchantes de Job dont la première lecture s’est fait l’écho. Il est l’image de l’humanité éprouvée par la souffrance et le malheur. Ecrasé par le soleil du jour, ne trouvant pas la nuit le sommeil, il est semblable à ces malades qui ne trouvent sur leur lit aucun repos, à ces personnes âgées qui ne maîtrisent plus le cours de leur vie, à ces malades accablés par la dépression nerveuse, ou encore à ceux qui se retrouvent sans emploi. La misère de Job dit quelque chose de tout homme, car toute vie est marquée de quelque manière par l’épreuve.

Face à la désolation de l’humanité, Dieu ne répond pas par des« abracabra » de magicien. Il vient rejoindre, en Jésus, l’homme dans son quotidien, parfois douloureux et même tragique. Il y a des moments où, face à la douleur de ceux qu’on aime, on ne peut rien faire d’autre que de partager. Après nous l’avoir montré à la synagogue, – l’espace du religieux -, Marc nous montre Jésus entrer dans la maison de Simon-Pierre, le lieu du profane. C’est tout l’homme qui est rejoint. Et là, il trouve la belle-mère de Simon au lit, terrassé par la fièvre. Les choses sont suffisamment sérieuses, puisque, sans attendre, on parle de la malade à Jésus. Ce dernier alors « la prit par la main Il la fit lever ». C’est l’un des verbes employés par les évangélistes pour parler de la résurrection. Le geste du Christ laisse donc deviner autre chose qu’une simple guérison. Par ce geste il donne déjà un signe discret de la grande guérison que le Messie veut réaliser pour l’humanité quand il se « lèvera » lui-même de la mort.

Mais la mention du service que rend aussitôt la belle-mère de Simon est elle  aussi pleine de sens. Elle est rendue à la santé pour être rendue au service. La vocation chrétienne est bel et bien de se laisser guérir pour servir ses frères par les actes, ou son Seigneur par le culte et la prière.

Après la synagogue et la maison, l’évangéliste note l’endroit désert où le Christ se retire pour prier, pour puiser, dans la rencontre avec son Père, la force de sa mission dans les villages voisins « afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ». C’est pour cela qu’il est sorti. Comprenons bien : il n’est pas sorti de Capharnaüm. C’est de Dieu qu’il est sorti. Jésus revendique discrètement sa filiation divine et la mission reçue de l’Esprit : amener tous ceux qui seront touchés à venir au Père, à entrer avec lui dans le sein du Père.

C’est pour nous une lumière et une joie. Tout ce que nous faisons pour le Seigneur, si petit et caché que ce soit aux yeux des hommes, prend un sens tout autre : nous contribuons à l’entrée du monde à Dieu. Si nous unissons notre vie à celle du Christ, nos jours ne sont plus seulement des « journées de manœuvre » (Job), mais une mission vers nos frères. « Oui, libre àl ‘égard de tous, je me suis fait le serviteur de tous afin d’en gagner le plus grand nombre possible (…) Je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns », écrit magnifiquement saint Paul. Très simplement, comme la belle-mère de Simon qui a accueilli son rétablissement comme un moyen de servir. De même, saint Paul a appris à renoncer aux moyens de la puissance, pour recevoir la grâce de devenir porteurs de la Parole de vie du Christ ressuscité.

Il en va de même pour nous, à qui Jésus veut dire : je ne t’appelle plus serviteur mais ami, ma grâce te suffit, reçois ta vie comme une grâce, partage-la, et confie-la-moi. Alors tu seras réconcilié avec toi-même et tu parviendras à la profonde paix du cœur.

http://www.kerit.be

 

 

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Questa voce è stata pubblicata il 01/02/2018 da in FRANÇAIS, Méditation du Dimanche con tag , , .

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