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Méditation du 5ème Dimanche de Carême (B)

5ème Dimanche de Carême (B)
Jean 12,20-33

5ème Dimanche de Carême (B)

Réflexion sur les lectures

Le texte de Jérémie que nous avons entendu dans la première lecture de la Messe est l’un des plus beaux de la bible sur la conversion. Tout d’abord il décrit celle-ci non pas comme un simple changement de comportement, ou comme le remplacement d’un “ego” par un autre “ego”, mais comme un changement profond du coeur. Et par ce changement de coeur il faut entendre non seulement un coeur plus pur, un coeur qui désire de plus belles choses, mais bien un coeur qui soit si profondément imprégné de l’Esprit de Dieu qu’il désire spontanément tout ce que Dieu lui-même désire. “Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes; je l’inscrirai dans leur coeur… Ils n’auront plus besoin d’instruire chacun son compagnon… Car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands.” Il s’agit d’une obéissance “radicale” à Dieu. Radicale, puisque c’est l’obéissance à partir de la racine (radix) même de notre être.

Mais comment Dieu réalise-t-il ce changement? Comment nous enseigne-t-il sa loi? Comment apprenons-nous l’obéissance? — Il n’y a pas d’autre voie que celle que le Christ nous a enseignée; celle qu’il a lui-même utilisée.

La Lettre aux Hébreux nous parle de ses prières “avec un grand cri et dans les larmes”, ajoutant qu’il “a… appris l’obéissance par les souffrances de sa passion”. N’avons-nous pas tous fait l’expérience que les choses les plus importantes de la vie sont apprises par la souffrance beaucoup plus que par toute une vie d’étude? Le texte ajoute aussi que le Christ est devenu une source de salut pour tous ceux qui lui obéissent. Nous sommes donc appelés à lui obéir, tout comme il a lui-même obéi au Père, de la même manière radicale, c’est-à-dire par une remise radicale de tout notre être entre ses mains. Et comment pouvons-nous apprendre l’obéissance si ce n’est comme Il l’a fait lui-même, c’est-à-dire à travers la souffrance?

C’est pourquoi il nous dit dans l’Évangile: “Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perd; celui qui la perd en ce monde la garde pour la vie éternelle.”

Quel est ce sens de cette petite phrase énigmatique que nous retrouvons un certain nombre de fois dans l’Évangile (sous des formes légèrement différentes): “celui qui aime sa vie la perd; celui qui perd sa vie en ce monde la sauve pour la vie éternelle”? Sauver sa vie veut dire y tenir, s’y accrocher par peur de la mort. Perdre la vie veut dire: lâcher prise, se détacher, accepter de mourir. Le paradoxe est que celui qui craint la mort est déjà mort; alors que celui qui n’a plus peur de la mort a déjà commencé de vivre en plénitude.

Mais pourquoi faudrait-il que quelqu’un soit prêt à souffrir et à mourir? Cela a-t-il du sens? Le mot-clé ici est “compassion” (souffrir avec). La chose que Jésus voulait absolument détruire était la souffrance et la mort: la souffrance du pauvre et de l’opprimé, la souffrance du malade, la souffrance et la mort de toutes les victimes de l’injustice. La seule façon de détruire la souffrance est de renoncer à toutes les valeurs de ce siècle… et d’en souffrir les conséquences. Seule l’acceptation de la souffrance peut vaincre la souffrance dans le monde. La compassion peut détruire la souffrance en souffrant avec ceux qui souffrent et en leur nom. Une sympathie pour le pauvre qui ne serait pas prête à partager ses souffrances serait une émotion stérile. On ne peut avoir part aux bénédictions des pauvres sans être prêt à partager leurs souffrances.   On peut dire la même chose de la mort.

C’est précisément cela que Jésus a fait pour nous. C’est ce dont nous ferons mémoire durant les prochaines semaines. Puisons dans l’Eucharistie la force de suivre ses pas.

Armand VEILLEUX

 Voir Jésus !
Par Jacques Marcotte, o.p.

Des propos solennels et empreints de gravité. Une mise en scène inusitée et complexe : la voix du ciel qu’on entend, les nombreux témoins et intervenants, des étrangers venus de loin, les états d’âme de Jésus.

L’élément déclencheur du récit : la requête des étrangers grecs : « Nous voudrions voir Jésus ».  Le désir de voir.  Parce que intrigués, curieux. Jésus apparaît à plusieurs comme un phénomène à ne pas manquer. Parce qu’on ne le connaît pas. On cherche à savoir. Il y a chez lui un mystère. Nous participons à cette ignorance, à cette curiosité. Or la question nous introduit dans la profondeur du mystère de Jésus.

Qu’est-ce que Jésus nous donne à voir de lui-même?  La question produit un choc sur lui.  Il nous fait part de sa propre découverte. Comme parfois les questions qu’on nous pose nous obligent à mieux voir qui nous sommes, à nous rendre compte de ce qui nous arrive.  Or Jésus se retrouve en plein paradoxe au sujet de lui-même.  Il pressent à la fois la gloire prochaine et la croix inévitable,  la perte terrible qui s’annonce pour lui et le gain espéré, la mort et la vie. Il a conscience de vivre déjà le mystère pascal. Il appréhende sa mort et le grand passage. Il en est lui-même, le premier, bouleversé, étonné, émerveillé.

Et Jésus utilise une image pour nous dire comment il se voit. Celle du grain de blé. Il nous propose de le voir lui, petit, pauvre, presque rien.  Aussi petit et pauvre qu’un grain de blé.  Et plus encore, le grain jeté en terre, perdu, caché, enfoui.  Que l’on sacrifie, pour ainsi dire. Puisqu’on ne le voit plus.  Et qui a l’air de se détruire lui-même. C’est ainsi qu’il entrevoit qu’il va mourir. Mais il voit aussi qu’il poussera bientôt en un germe de vie. La semence va grandir en gerbe et en épi. Et ce sera le blé, ce sera le pain, ce sera la vie. Quelle merveilleuse transformation il pressent pour lui et pour le monde! Quelle fécondité il entrevoit pour lui et pour nous : nourrir le monde pour qu’il vive en abondance!

C’est que Jésus nous livre de bouleversantes paroles, par où il nous trace un chemin, une sagesse de vie : « Celui qui aime sa vie la perd; celui qui s’en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur.». Par-delà le don de soi, la perte totale de soi, le grain tombé en terre devient le blé de la moisson, le pain de la table, la vie de tout être humain. C’est jusque là qu’il nous faut imiter Jésus et le suivre.  Bouleversantes paroles qui nous disent le lieu et la manière du vrai passage de nos vies. Vision non pas pessimiste des choses, mais regard d’avenir, promesse et certitudes pour notre espérance et notre foi. Un appel à l’engagement de toute notre vie à la suite du Christ.

L’évangéliste dans son récit nous en met donc plein la vue et plein les oreilles du mystère de Jésus : l’intervention du Père lui-même, en ce moment solennel, témoigne de sa présence amoureuse et de son engagement dans l’aventure de son Fils. C’est déjà l’annonce de Pâques où éclatent l’amour et la puissance de vie et de relèvement dont le Père est capable pour son Fils.

Et c’est l’annonce de l’aboutissement glorieux de nos vies données dans le Fils bien-aimé. Toutes nos morts et nos enfouissements et nos germinations et nos croissances et nos relèvements sont là, et ils prennent sens, élan et force dans le Christ lui-même.

http://www.spiritualite2000.com

Jean 12,20-33

Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il reste seul. Mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits.
Le gain de blé qui meurt… pour vivre ! Par sa Pâque, Jésus nous révèle qui est Dieu, et qui est l’homme.

Qui est Dieu ?

Le Dieu que nous révèle Jésus n’est pas le dictateur tout-puissant et invulnérable que nos imaginations égarées se représentent parfois. C’est un Dieu qui se donne, un Dieu qui aime jusqu’à l’extrême. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » La loi essentielle du mystère de Dieu est celle du grain de blé. Jésus va jusqu’à laisser broyer totalement sa vie pour que vive l’homme. Il ne garde rien pour lui-même, il aime jusqu’à en mourir. Attention, ne voyons là aucune perversité malsaine ni de tendance suicidaire. La souffrance est détestable. Jésus n’éprouve aucun attrait pour elle. Il en a subi l’angoisse mortelle, en vacillant sous la douleur. Il ne philosophe pas devant le mal. Il n’apporte aucune réponse. Il vit simplement sa mort comme une obéissance à sa condition d’homme fragile, comme une solidarité avec l’humanité souffrante. « Bien qu’il soit fils, il a pourtant appris ce que c’est obéir par les souffrances de sa passion; et ainsi conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent, la cause du salut éternel » (Deuxième lecture). Jésus ne fait pas de raisonnement devant sa croix. Il l’envisage comme des semailles. Durant le long hiver, le grain de blé enfoui dans la terre semble mort. Il pointe au printemps et devient un épi, gonflé en quelques semaines, de toute la moisson future. Le pourrissement du grain de blé est d’abord une image de Dieu. L’absolu d’un amour qui refuse toute violence, qui ne force aucun coeur, qui se laisse tuer pour donner vie à ses bourreaux… La vraie mort n’est pas physique, mais c’est plutôt le refus de se donner, le repli stérile sur soi-même. « Jésus, de condition divine, ne retient pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu, mais il s’est anéanti lui-même, prenant la condition de serviteur, se faisant obéissant jusqu’à la mort, et la mort sur la croix » (Philippiens 2, 6-8).

Qui est l’homme ?

Cette révélation fondamentale du coeur de Dieu est aussi un dévoilement de ce qui fait le fond de notre coeur. nous sommes faits, nous aussi, pour le don total de nous-mêmes dans l’amour. L’homme n’est pas fait pour soi. Il est fait pour aimer. Pour nous aussi, il n’y a pas de plus grand amour que de donner notre vie pour ceux que nous aimons. La loi du grain de blé qui se dissout en terre pour resurgir démultiplié, c’est notre loi aussi à nous qui avons été créés à l’image de Dieu. Refuser de mourir à soi, c’est rester stérile. La satisfaction de ses petits instincts égoïstes est la route la plus sûre pour rater sa vie.

A huit jours de la Semaine Sainte, il est bon de refaire une fois de plus le bilan réaliste de nos « amours » : conjoint, enfants, parents, collègues, voisins, condisciples… Acceptons de mourir  à notre égocentrisme pour vivre une vie féconde qui donne du fruit en abondance.

http://www.kerit.be


 

 

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Questa voce è stata pubblicata il 15/03/2018 da in Foi et Spiritualité, FRANÇAIS, Méditation du dimanche con tag .

San Daniele Comboni (1831-1881)

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