COMBONIANUM – Formazione e Missione

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Méditation du III dimanche de Pâques (B)

P3

Lorsque le Ressuscité nous rejoint

Face au Christ ressuscité, notre pauvre esprit humain a du mal à s’y retrouver. Son nouveau mode de présence, véritable défi à l’entendement, constitue le fil directeur des lectures de ce dimanche, entre les apparitions aux disciples tout craintifs (Lc 24), l’incrédulité du peuple juif apostrophé par Pierre (Ac 3), et les difficultés à croire de la communauté chrétienne, à laquelle saint Jean envoie une lettre très ferme (1Jn 2).

À l’écoute de la Parole

Comment rencontrer le Christ ressuscité aujourd’hui ? Les disciples ont vu et touché son corps glorieux ; mais ce n’est pas notre cas.

Pourtant, le témoignage des saints, et sur un mode mineur notre propre expérience, nous montrent que le Seigneur nous rejoint sans cesse. Comme au soir de Pâques, il ne cesse d’apporter sa paix, de nous révéler son amour qui va jusqu’au don de sa vie, d’ouvrir nos intelligences à l’Écriture sainte. Plus encore, il se penche sur nos plaies intérieures pour les transformer en sources de miséricorde.

⇒ Voir l’explication détaillée

Méditation : Comment rencontrer le Ressuscité ?

Les lectures nous font écouter le témoignage des apôtres, qui ont été choisis par le Seigneur pour être les témoins de son œuvre de salut : ses actions et paroles, ses enseignements et miracles, et surtout sa Passion et sa Résurrection.

⇒ Voir la méditation complète

Pour aller plus loin

Nombreuses sont les interrogations de nos esprits modernes par rapport à la résurrection : est-elle historique ? Quel corps avait Jésus ? Quelles preuves pour notre foi ? Et bien d’autres perplexités nous animent.

Le pape Benoît XVI y a apporté une réponse de théologien très au courant des défis modernes, dans son livre « Jésus de Nazareth » (tome II, 2010). On pourra en lire l’extrait relatif à la Résurrection publié par Le Figaro.

À l’écoute de la Parole

La liturgie nous transporte au soir de Pâques, au sein de la Communauté de Jérusalem, alors que les marcheurs d’Emmaüs sont en train de raconter leur rencontre avec le Seigneur (Lc 24). Jésus lui-même se rend soudain présent à ses disciples qui, comme les femmes, le matin, sont « frappés de stupeur et de crainte ». Le Maître vient bouleverser leur vie, comme naguère en Galilée, lorsqu’Il les avait appelés à sa suite. Mais il s’agit cette fois-ci de recevoir une « nouvelle vie », celle de la foi et de la communion avec le Ressuscité, qui ouvre les portes du Ciel. Cette nouvelle vie, nous la voyons à l’œuvre dans la communauté chrétienne grâce à deux apôtres de première importance : saint Pierre, qui harangue le peuple dans le Temple de Jérusalem (Ac 3, première lecture), et saint Jean, qui écrit tendrement à ses enfants spirituels (1Jn 2, deuxième lecture).

L’évangile : rencontre avec le Ressuscité (Lc 24)

Avant tout, il y a les apparitions de Jésus ressuscité aux disciples : les pèlerins d’Emmaüs se sont joints à la communauté de Jérusalem, et chacun raconte « ce qui s’est passé » sur la route ou au Sépulcre, mais les esprits n’arrivent pas à y voir clair face à tant d’évènements inouïs. Jusqu’au moment où Jésus lui-même se fait présent, provoquant stupeur et crainte.

Corps glorieux du Christ et résurrection de la chair

Pourquoi cette stupeur ? On aurait pu s’attendre à une joie immédiate. Pour la comprendre, il faut retourner brièvement à la conception de la mort dans l’Ancien Testament et dans l’Antiquité en général, que nous explique le cardinal Ratzinger :

« Le mort descend au Shéol, où il mène une pâle existence d’ombre. Il peut apparaître, donnant alors l’impression d’un être inquiétant et dangereux. Néanmoins, il est séparé du monde des vivants, de la vie, relégué dans une zone où toute communication est absente, et qui justement par ce défaut de relation, équivaut à une destruction de la vie. Tout le gouffre de ce néant se découvre dans le fait que Dieu n’est pas là, qu’il n’y est pas loué. Même par rapport à lui, l’absence de communication y est totale. La mort est donc un emprisonnement qui ne finira plus. Être et ne pas être en même temps, être encore d’une certaine manière et pourtant ne pas vivre ». [1]

La religion juive faisait donc interdiction absolue de communiquer avec le monde des ombres, qui est par excellence un monde impur ; on se souvient de la sorcière d’En Dor (1 Sam 28). Tout cela explique l’effroi des disciples, et l’insistance de Jésus à faire constater sa corporéité en montrant « ses mains et ses pieds » avec les marques de la Passion.

Luc insiste sur ce point en notant qu’il mange du poisson grillé : les disciples ne font pas une expérience extatique, de type mystique, hors de la réalité, mais bien une rencontre réelle avec une personne « en chair et en os ». Jésus est le Vivant, revenu auprès des siens. Dans cet apparent paradoxe entre similitude et altérité – c’est bien lui, mais il est différent – se déploie le mystère de la résurrection : le Christ ne vient pas du monde des morts, mais de celui des vivants, de ce nouveau règne qu’il vient d’inaugurer auprès de son Père par son humanité glorifiée. Jésus n’a pas été réanimé comme Lazare, il est entré dans une existence d’un type supérieur, et les disciples sont stupéfaits par ce saut radical.

Par-là, Jésus nous apprend vers quelle résurrection nous marchons nous-mêmes : non pas une simple revitalisation de notre existence terrestre, mais le passage à une communion totale avec la vie trinitaire, qui élèvera toutes les dimensions de notre personne. En attendant, le Christ ressuscité nous donne déjà de participer à sa nouvelle vie en nous incorporant dans son Corps, comme l’explique le Catéchisme :

« S’il est vrai que le Christ nous ressuscitera ‘au dernier jour’, il est vrai aussi que, d’une certaine façon, nous sommes déjà ressuscités avec le Christ. En effet, grâce à l’Esprit Saint, la vie chrétienne est, dès maintenant sur terre, une participation à la mort et à la Résurrection du Christ : ‘Ensevelis avec le Christ lors du Baptême, vous en êtes aussi ressuscités avec lui, parce que vous avez cru en la force de Dieu qui L’a ressuscité des morts (…). Du moment donc que vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses d’en haut, là où se trouve le Christ, assis à la droite de Dieu’ (Col 2, 12 ; 3, 1) Nourris de son Corps dans l’Eucharistie, nous appartenons déjà au Corps du Christ. Lorsque nous ressusciterons au dernier jour nous serons aussi ‘manifestés avec lui pleins de gloire’ (Col 3, 3). » [2]

Les conséquences pour notre chemin sur la terre sont incalculables. Par exemple, le Père Maurice Zundel affirmait : « Nous ne pouvons vivre une vie spirituelle sans spiritualiser notre corps. »[3] C’est l’Eucharistie qui réalise le mieux ce mystère en nous, comme l’avait saisi saint Irénée :

« De même que le pain qui vient de la terre, après avoir reçu l’invocation de Dieu, n’est plus du pain ordinaire, mais eucharistie, constituée de deux choses, l’une terrestre et l’autre céleste, de même nos corps qui participent à l’eucharistie ne sont plus corruptibles puisqu’ils ont l’espérance de la résurrection. » [4]

Présence du Christ ressuscité

Comme sur le bord du lac (Jn 21), comme sur la route d’Emmaüs, nous retrouvons, dans ce récit, trois éléments: Jésus apparaît aux disciples (il est visible et palpable), il leur parle (ouvrant leurs cœurs aux Écritures), et il mange avec eux . En d’autres termes : il se rend réellement présent, enseigne ses disciples et partage avec eux un moment de communion fraternelle. Ces différents aspects structurent notre propre rencontre avec le Ressuscité dans l’Église, grâce à la liturgie de la Parole et à l’Eucharistie, en attendant le jour béni où nous pourrons enfin le contempler directement.

L’évangile d’aujourd’hui, en Luc 24, présente de nombreuses ressemblances avec celui de la semaine dernière, relatant l’incrédulité de saint Thomas (Jn 20) :

  • Jésus qui apparaît commence toujours par souhaiter la paix : « La paix soit avec vous ! », salutation que nous utilisons en début de célébration eucharistique. Les prêtres la reprennent à l’issue de la prière eucharistique : « que la paix du Seigneur soit toujours avec vous ! ».
  • Dans les deux récits, le Ressuscité invite ensuite à contempler et toucher les marques de la Passion : « Voyez mes mains et mes pieds, c’est bien moi ! » (Lc 24,39). Ce contact avec les plaies du Sauveur provoque la joie des disciples, elles sont depuis lors vénérées comme les sources de la Miséricorde.
  • Dans l’évangile de Jean, Thomas a besoin d’une semaine pour entrer dans la foi ; chez saint Luc, il s’agit de toute la communauté du Cénacle, qui passe progressivement de la « frayeur et crainte » à la « joie sans oser croire », puis à « l’ouverture des intelligences à la compréhension des Écritures ». Ils n’expriment pas encore leur foi, comme saint Thomas : ce sera l’objet du livre des Actes des Apôtres, où retentiront de magnifiques professions de foi.

Ecoutons plus attentivement les paroles du Christ aux disciples :

« Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait et ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et qu’en son Nom le repentir en vue de la rémission des péchés serait proclamé à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. De cela vous êtes témoins. » (Lc 24,46-48)

 Luc nous présente ici un condensé de toute son œuvre théologique : d’abord un résumé de son évangile, centré sur le mystère pascal ; puis le programme des Actes des Apôtres, dont il est également l’auteur, qui rapporte la première proclamation de la Parole à partir de Jérusalem jusqu’aux confins de la terre.

Luc nous présente le Christ insistant sur l’accomplissement des Écritures. Comme il l’avait expliqué de son vivant, tout ce qui lui est arrivé était « écrit dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes » (v.44). C’était important pour faire comprendre aux premiers croyants que la crucifixion du Christ n’était pas une erreur, et nous y reviendrons à propos de la première lecture.

Or nous sommes parfois déroutés par cette expression : « selon les Écritures », que notre Credo reprend de saint Paul : « Il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures » (1Co 15,4). Était-il vraiment écrit que le Messie devait souffrir et ressusciter le troisième jour ? Dans quel passage exactement ? On peut penser à une prophétie d’Osée :

« Venez, retournons vers le Seigneur. Il a déchiré, il nous guérira ; il a frappé, il pansera nos plaies ; après deux jours il nous fera revivre, le troisième jour il nous relèvera et nous vivrons en sa présence. » (Os 6,1-2)

Sous la plume du prophète, ces expressions stéréotypées désignent un bref laps de temps après lequel le Seigneur prendra soin de son Peuple, mais elles ne parlent pas du Messie. En revanche, les premiers croyants ont tout de suite vu dans les chants du serviteur souffrant d’Isaïe, l’annonce des souffrances et de la mort du Christ (cf. Is 53). Une relecture de l’histoire de Jonas – qui disparaît pendant trois jours dans le ventre de la baleine et auquel Jésus se réfère explicitement (Mt 12,40) – s’impose rapidement à leurs esprits.

De même le Psaume 16 : « mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance ; tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption. » (vv.9-10) Si l’on considère que la corruption commence le troisième jour, on comprend que Paul ait utilisé cet argument en Actes 13,35. Le théologien Ratzinger concluait :

« Le ‘selon les Écritures’ vaut pour la phrase dans son ensemble et de manière implicite seulement pour le troisième jour. L’essentiel est dans le fait que la Résurrection elle-même soit conforme à l’Écriture – que celle-ci appartienne à la totalité de la promesse devenue, de parole qu’elle était, réalité en Jésus. De cette manière, en arrière-fond, on peut certainement penser au Psaume 16,10, mais aussi naturellement à des textes fondamentaux pour la promesse, comme Isaïe 53. En ce qui concerne le troisième jour, il n’existe pas de témoignage scripturaire direct. » [5]

En fait, l’insistance sur le « troisième jour » vient de l’importance des rencontres avec le Christ ressuscité, le jour de Pâques, le troisième après sa mort le vendredi : ces rencontres ont eu un tel impact sur la vie des disciples qu’ils en sont venus à transférer au dimanche l’assemblée et le culte qui se tenaient normalement le samedi (shabbat). Une innovation impensable, étant donné la centralité du Shabbat dans la religion juive, sans un événement aussi important que les apparitions du Christ ressuscité.

lectio-divina-rc.fr


 

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Questa voce è stata pubblicata il 12/04/2018 da in FRANÇAIS, Méditation du dimanche.

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