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Méditation du IV dimanche de Pâques (B)


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Les brebis écoutent leur Pasteur

Jésus, le Bon Pasteur : c’est l’image qui domine ce dimanche (Jn 10). Il n’a pas hésité à donner sa vie sur la Croix pour nous sauver, comme un vrai berger qui expose sa vie lorsque surgit le danger qui menace les brebis. Et sa Résurrection nous a ouvert les pâturages éternels.

Saint Pierre, pasteur « par délégation », prend soin des brebis en soignant un infirme à la porte du Temple (Ac 4). Il doit se justifier devant les autorités… Saint Jean, quant à lui, insiste sur notre nouvelle condition d’enfants de Dieu (1Jn 3).

À l’écoute de la Parole

En nous proposant cette allégorie, Jésus, berger très aimant, nous appelle à lui retourner l’amour qu’il nous porte en acceptant de devenir des brebis dociles à sa voix. Par ailleurs, il donne aux pasteurs l’exemple à suivre pour guider son peuple.

Dans beaucoup de diocèses, des hommes seront ordonnés prêtres ce dimanche ; ce faisant, ils « donnent leur vie pour les brebis » en suivant l’exemple du Christ. Son troupeau ne cesse de grandir grâce à ces nouveaux bergers ; sous leur conduite, c’est vers le Ciel que nous nous dirigeons, là où se trouve à présent le Bon Pasteur des âmes.

Chaque année, la liturgie du quatrième dimanche de Pâques nous présente le grand discours de Jean 10, où Jésus s’affirme comme le Bon Pasteur. Après la stupeur et la lumière du jour de Pâques, l’Église nous invite à découvrir les multiples facettes de cet amour du Christ qui est allé jusqu’au bout et a vaincu la mort. Après nous avoir fait méditer sur la miséricorde divine, dimanche dernier, la liturgie nous propose l’image du Bon Pasteur.

Écoutons avec attention ce Pasteur qui ne se contente pas de nous diriger vers le bon port, au mépris de sa vie, mais nous révèle aussi les mystères qui le relient à son Père. Il nous ouvre ainsi l’adoption filiale, nous devenons enfants de Dieu : c’est le thème de la lettre de saint Jean (1Jn 3), et cette nouvelle condition nous permet d’accomplir en son Nom des œuvres semblables aux siennes, comme Pierre au Temple (Ac 4).

L’évangile : Je suis le bon Pasteur (Jn 10)

Deux thèmes dominent le passage de Jean 10 que nous lisons cette année, qui permettent de dévoiler la relation profonde qui unit le Christ à son Père.

Le premier thème est l’opposition entre le « bon pasteur » et le mercenaire. C’est dans l’épreuve (l’arrivée du loup) que se révèle l’intention du cœur : ce soin des brebis, est-il motivé par l’amour ou par l’intérêt personnel, voire par l’appât du gain ? En parlant de pasteur mercenaire, Jésus, comme l’avait prophétisé Syméon, vient révéler les « pensées intimes de bien des cœurs » (Lc 2,35).

Ce discours est ainsi une véritable provocation de la part de celui qui devait être « un signe en butte à la contradiction » (v.34) : Jésus l’a proclamé face aux Pasteurs d’Israël qui sont infidèles à leur charge. Il a ainsi imité les prophètes d’autrefois, et saint Jean reprend l’image d’Ezéchiel 34, où Dieu avait dressé un réquisitoire terrible contre les mauvais pasteurs du peuple en promettant de venir lui-même les juger :

« Malheur aux pasteurs d’Israël qui se paissent eux-mêmes. Les pasteurs ne doivent-ils pas paître le troupeau ? Vous vous êtes nourris de lait, vous vous êtes vêtus de laine, vous avez sacrifié les brebis les plus grasses, mais vous n’avez pas fait paître le troupeau. Vous n’avez pas fortifié les brebis chétives, soigné celle qui était malade, pansé celle qui était blessée. Vous n’avez pas ramené celle qui s’égarait, cherché celle qui était perdue. Mais vous les avez régies avec violence et dureté. Elles se sont dispersées, faute de pasteur, pour devenir la proie de toute bête sauvage. » (Ez 34, 2-5)

La deuxième idée est le rassemblement de toutes les brebis dans l’unité (un seul troupeau, un seul pasteur). Enseignant avec autorité dans le Temple de Jérusalem qui accueille les foules pour la fête, Jésus montre du doigt le Sanctuaire et le nomme « cet enclos ». Sa mission ne se limite donc pas au Peuple élu, mais s’étendra aux païens, comme l’explique l’évangéliste au chapitre suivant : selon la prophétie inconsciente de Caïphe, figure du mercenaire, Jésus devra mourir « non pour la nation seulement, mais afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés » (Jn 11,52).

Un thème relie ces deux images : l’offrande de sa vie. Jésus est le « bon pasteur qui donne sa vie pour ses brebis »pour lesquelles il veut mourir sur la Croix, afin de les arracher au pouvoir de Satan : « Nous savons que nous sommes de Dieu et que le monde entier gît au pouvoir du Mauvais… » (1Jn 5,19). Cette mort du Fils, par amour, établit aussi l’unité des enfants de Dieu. Elle détruit le mur de séparation entre Juifs et païens, selon le dessein du Père : « Car c’est lui qui est notre paix, lui qui des deux peuples n’en a fait qu’un, détruisant la barrière qui les séparait, […] pour créer en sa personne les deux en un seul Homme Nouveau, faire la paix, et les réconcilier avec Dieu, tous deux en un seul Corps, par la Croix : en sa personne il a tué la Haine. » (Ep 2,14-16).

Enfin, et comme toujours en saint Jean, les paroles du Christ ont une portée encore plus profonde : derrière la simple expression « mes brebis », Jésus revendique le rang de Dieu, à qui seul appartient Israël. En effet, le bon berger, dans l’Ancien Testament, c’est d’abord Dieu, comme le décrit Isaïe : « Comme un berger, il fait paître son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, il mène les brebis qui allaitent » (Is 40, 11).

⇒ Voir l’explication détaillée

Méditation : brebis et pasteurs

L’évangile du Bon Pasteur comporte un double enseignement qui est aussi un double appel : il nous dit à la fois comment être des brebis et nous apprend à devenir pasteurs.

⇒ Voir la méditation complète

Pour aller plus loin

 « Aussi, avec toute la sollicitude de mon cœur de Pasteur de l’Église universelle, vous dis-je: aimez vos prêtres ! Estimez-les, écoutez-les, suivez-les ! Priez pour eux chaque jour ! Ne les laissez pas seuls, ni à l’autel ni dans la vie quotidienne ! Et n’omettez jamais de prier pour les vocations sacerdotales et pour la persévérance dans l’engagement de la consécration au Seigneur et aux âmes. Mais, surtout, créez dans vos familles un climat favorable à l’épanouissement des vocations. Et vous, parents, correspondez généreusement aux desseins de Dieu sur vos enfants. » (Jean-Paul II, Homélie du 6 mai 1979)

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Questa voce è stata pubblicata il 20/04/2018 da in FRANÇAIS, Méditation du dimanche con tag .

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