COMBONIANUM – Formazione e Missione

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Méditation du V dimanche de Pâques (B)


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Nous avons besoin du Christ
Jean 15,1-8
Le commentaire  par Marcel Domergue

“Sans moi, vous ne pouvez rien faire”. Que veut dire Jésus ?
Parole surprenante ! Car enfin nous n’avons pas besoin de nous brancher sur le Christ pour construire nos machines, cultiver nos légumes, etc. Bien plus, beaucoup « font du bien », « portent du fruit » sans référence à l’Évangile. Incontestable, en ce sens que l’on peut mener une vie humaine correcte, et même plus, sans connaître ou reconnaître le Christ. Cependant, à la lumière de la foi, nous savons que, même si nous n’en avons aucune conscience, l’énergie qui nous anime, l’intelligence qui nous guide, la bienveillance qui nous relie aux autres (quand elle est là) sont œuvre du Verbe, en lequel vit tout ce qui est vie. Déjà, la Bible voit la « Sagesse divine » à la source de l’habileté manuelle de l’artisan. Le Verbe est là, en toute humanité, chaque fois qu’un homme accepte de faire quelque chose de bon, d’humain. Rien en effet n’échappe à l’action créatrice de Dieu. Depuis toujours le Verbe se fait chair et le Christ est là, caché dans le mystère de Dieu et dans l’histoire tumultueuse des hommes. Avec Jésus, ce qui était caché devient visible et nous voici interpellés par cette parole devenue audible. Soumis à un choix : accueillir ou refuser. C’est pourquoi l’Écriture qualifie souvent le Christ de « juge » : sa présence et son action amènent chacun à dévoiler ses pensées et ses désirs les plus profonds : opération vérité. « Quiconque est de la vérité écoute ma voix. »

Connaître la vérité pour accéder à la liberté.
On peut se demander en quoi la venue du Christ nous rend service : si tout acte bon d’un incroyant vient en définitive du Verbe, est comme une humanisation de la Parole divine, que nous apporte l’Incarnation ? D’abord une révélation : par le Christ, nous apprenons que nos activités humaines, et aussi nos prises de position, ont une portée divine. Du coup, ce fruit que nous portons « demeure » ; il revêt la solidité de Dieu lui-même. Mais ce fruit, c’est d’abord nous-mêmes, transformés que nous sommes parce que nous choisissons et faisons. Il y a là, déjà, une forme de la promesse de vie éternelle. Portant le fruit de Dieu, ces sarments que nous sommes ne peuvent finir dans le « feu », périr dans la destruction des êtres inutiles. Mais la révélation donnée et reçue dans le Christ nous apporte autre chose encore : elle nous fait accéder à la liberté la plus haute qui soit. Désormais en connaissance de notre vérité ultime, nous sommes en mesure de choisir, de répondre par oui ou par non. Nous pouvons choisir ce que nous avons à être. Nous sortons de la nuit pour nous diriger en pleine lumière. Demeurer dans le Christ ou nous séparer de lui, voilà le choix que nous propose Jésus à travers la parabole de la vigne et des sarments.

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Dimanche V de Pâques – Année B
Le vigneron, la vigne et les sarments (Jn 15)

« Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments » : pour ce cinquième dimanche de Pâques, l’évangile nous offre une très belle image de l’union avec le Christ, recueillie par l’apôtre bien aimé (Jn 15). Sa méditation se prolonge dans sa Lettre : « Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui » (1Jn3).
Saint Paul, fraîchement converti, cherche à se greffer sur le collège des apôtres : une histoire mouvementée que nous racontent les Actes (Ac 9)

À l’écoute de la Parole

Alors que la nature, en ce printemps, se renouvelle et bourgeonne de vie, notre vie chrétienne est elle aussi renouvelée par la présence du Ressuscité – dans l’Église, dans nos âmes, dans notre prochain – pendant le temps de Pâques. Trois niveaux de communion qui se nourrissent mutuellement.

La liturgie du temps pascal nous propose, au fil des dimanches, plusieurs discours marquants de Jésus tirés de l’évangile de Jean : le Bon Pasteur (semaine dernière) ; la Vigne et les sarments (ce dimanche) ; le grand Commandement de l’amour (semaine prochaine).

Au cours de la dernière Cène, Jésus développe la grande allégorie de la vigne et des sarments (Jn 15) pour décrire l’union entre lui et ses fidèles. Le croyant est incorporé dans le Christ, il reçoit de lui la vie divine comme le sarment reçoit la lymphe de la vigne. Chacun de nous est introduit mystérieusement dans la vie trinitaire et « se tient avec assurance devant Dieu » (1Jn 3,21). Nous sommes ainsi incorporés dans le Fils, le Verbe éternel, pour participer à son adoration et son intercession auprès du Père sous la motion de l’Esprit. Le catéchisme nous présente ainsi ce mystère :

« Jésus dit : ‘Je suis la vigne ; vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit ; car hors de moi, vous ne pouvez rien faire’ (Jn 15, 5). Le fruit évoqué dans cette parole est la sainteté d’une vie fécondée par l’union au Christ. Lorsque nous croyons en Jésus-Christ, communions à ses mystères et gardons ses commandements, le Sauveur vient lui-même aimer en nous son Père et ses frères, notre Père et nos frères. Sa personne devient, grâce à l’Esprit, la règle vivante et intérieure de notre agir. ‘Voici quel est mon commandement : vous aimer les uns les autres, comme je vous ai aimés’ (Jn 15, 12). » [4]

L’image de la vigne a un arrière-fond biblique très riche, bien synthétisé par Benoît XVI :

« Souvent, dans la Bible, Israël est comparé à la vigne féconde lorsqu’il est fidèle à Dieu, mais, s’il s’éloigne de lui, il devient stérile, incapable de produire ce ‘vin qui réjouit le cœur de l’homme’, que chante le psaume 104 (v. 15). La vraie vigne de Dieu, la vigne véritable, c’est Jésus qui, par son sacrifice d’amour, nous donne le salut, nous ouvre la voie pour faire partie de cette vigne. Et comme le Christ demeure dans l’amour de Dieu le Père, de même les disciples, sagement émondés par la Parole du Maître (cf. Jn 15, 2-4), se sont profondément unis à lui, devenant ainsi des sarments féconds qui produisent une récolte abondante. » [5]

Nous explorerons dans la méditation les fruits que produit l’union avec le Christ. Soulignons pour l’instant que le discours de Jésus, même s’il nous porte aux sommets de la théologie spirituelle pour nous inspirer la confiance, n’est pas dépourvu de perspectives négatives : « on les jette au feu, et ils brûlent » (Jn 15,6). Pourquoi ces accents dramatiques ?

Une grande alternative parcourt tout l’évangile de Jean : elle est traditionnellement résumée et traduite par le mot jugement (κρίσις, krisis) qui, en grec, signifie « distinction-décision » entre le bien et le mal, la vie et la mort, par exemple : « tel est le jugement : la lumière est venue dans le monde et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises » (Jn 3,19). Les personnages de l’évangile sont ainsi mis devant un choix existentiel : ou adhérer à Jésus, croire en lui et le suivre, – demeurer en lui – c’est à dire vivre ; ou bien refuser cet amour, s’enfermer dans un aveuglement égoïste et arrogant comme ceux qui ont condamné Jésus et suivre un chemin qui mène à la séparation d’avec Dieu, c’est-à-dire la mort.

Dans l’évangile de ce dimanche, la perspective est encore plus précise : Jésus évoque le « sarment qui est en moi mais qui ne porte pas de fruit » (v.2) : il parle des membres de la communauté chrétienne qui se détachent du Seigneur, et cessent pour cela de germer parce qu’ils mettent un obstacle à la lymphe vivifiante qu’est la grâce. Comment cela peut-il se produire ? C’est ce que nous appelons traditionnellement le « péché mortel », c’est-à-dire ce qui provoque la mort de l’âme. Voici ce qu’en dit le Catéchisme :

« Le péché mortel détruit la charité dans le cœur de l’homme par une infraction grave à la loi de Dieu ; il détourne l’homme de Dieu, qui est sa fin ultime et sa béatitude en Lui préférant un bien inférieur. […] Le péché mortel est une possibilité radicale de la liberté humaine comme l’amour lui-même. Il entraîne la perte de la charité et la privation de la grâce sanctifiante, c’est-à-dire de l’état de grâce. S’il n’est pas racheté par le repentir et le pardon de Dieu, il cause l’exclusion du Royaume du Christ et la mort éternelle de l’enfer, notre liberté ayant le pouvoir de faire des choix pour toujours, sans retour. Cependant si nous pouvons juger qu’un acte est en soi une faute grave, nous devons confier le jugement sur les personnes à la justice et à la miséricorde de Dieu. » [6]

Cette perspective dramatique, la parabole de ce dimanche la présente lucidement : « Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent » (v.6). Effrayante possibilité, qui ne trouve pas son origine en Dieu qui veut le salut de tous, mais en l’homme. Le Christ ne souhaite jamais nous effrayer, mais Il veut à tout prix nous éviter les écueils et nous supplie de rester accrochés à Lui pour obtenir la vie. La période pascale est toute habitée par la confiance, cette chaleur qui jaillit du Cœur du Christ pour affermir nos esprits vacillants. Si la perspective du jugement nous effraie, reprenons cette préface pascale où nous nous en remettons totalement au Christ glorieux :

« Vraiment, il est juste et il est bon de te glorifier, Seigneur, en tout temps, mais plus encore en ces jours où le Christ, notre Pâque, a été immolé, lui qui ne cesse pas de s’offrir pour nous, et qui reste éternellement notre défenseur auprès de toi ; immolé, il a vaincu la mort ; mis à mort, il est toujours vivant. C’est pourquoi le peuple des baptisés, rayonnant de la joie pascale, exulte par toute la terre, tandis que les anges dans le ciel chantent sans fin l’hymne de ta gloire : Saint… » [7]

⇒Lire la méditation


[1] Paul Claudel, Paul Claudel répond les psaumes, Ides et Calendes 1948, p. 16-17.

[2] Idem.

[3] Balz-Schneider (ed.), Dictionnaire exégétique du Nouveau Testament, Article καρδία (notre traduction).

[4] Catéchisme, nº2074.

[5] Benoît XVI, Regina Caeli, 6 mai 2012.

[6] Catéchisme, nº1855 et 1861.

[7] Missel romain, Préface pascale III.

Méditation : Vivre la communion

Même si les lectures semblent choisies indépendamment les unes des autres, on peut tout de même discerner un fil conducteur qui les relie : le mystère de la communion avec Jésus.

⇒ Voir la méditation complète

Pour aller plus loin

« En dehors de moi, vous ne pouvez rien faire » (Jn 15,5) : cette phrase du Christ est d’une très grande portée pour notre vie spirituelle, car nous avons toujours tendance à vouloir accomplir les choses par nous-mêmes, comme des adolescents impatients de pouvoir enfin s’émanciper… Nous pouvons donc relire certains passages de l’encyclique Mystici Corporis, de Pie XII, qui nous offre une contemplation profonde de ce mystère. On y lit par exemple :

« Le Christ est l’auteur et l’artisan de la sainteté. Il ne peut y avoir aucun acte salutaire qui ne découle de lui, comme de sa source surnaturelle. ‘Sans moi, dit-il, vous ne pouvez rien faire’ (Jn 15,5). Si, à cause de nos péchés, nous sommes touchés par le repentir et la pénitence, si nous nous tournons vers Dieu avec une crainte et une espérance filiales, c’est toujours grâce à lui que nous le faisons. La grâce et la gloire proviennent de son inépuisable plénitude… »

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Questa voce è stata pubblicata il 27/04/2018 da in FRANÇAIS, Méditation du dimanche con tag .

San Daniele Comboni (1831-1881)

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