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FP.fr 5/2018 Marie, trait d’union entre les croyants

Formation Permanente – français 5/2018
Marie, trait d’union entre les croyants
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La Vierge à l’enfant,
ambassadrice du dialogue interreligieux.

Hendro Munsterman

Traditionnellement, deux semaines avant la fête chrétienne célébrant l’Assomption de la Vierge Marie, les coptes d’Egypte jeûnent. Il arrive que les fidèles chrétiens soient rejoint par des jeunes musulmanes. Car si Marie joue un rôle important dans la Bible et le christianisme, elle l’est tout autant dans le Coran et l’islam. C’est pour cette même raison qu’en 2010, le Liban avait décrété le 25 mars, fête de l’Annonciation, un jour chômé pour célébrer le lien entre les deux religions.

Pour les chrétiens, la présence de Marie (Miryam) dans le texte coranique est souvent surprenante. Il y existe des parallèles plus ou moins directs avec le texte biblique, l’Annonciation par exemple. Mais on y trouve également des informations non-bibliques. Celles-ci peuvent être inspirées des évangiles apocryphes (Proto-évangile de Jaques, Pseudo-Matthieu, etc.) et, surtout, par des discussions entre juifs et chrétiens de l’époque, ainsi qu’entre différentes sectes chrétiennes (nestoriens, monophysites, jacobins, etc.).

Les ressemblances sont parfois étonnantes : dans le Coran, Myriam est louée comme étant « pure », et elle est appelée « celle qui est restée vierge », « celle qui est restée fidèle à Dieu », « la mère virginale d’Isa ». Mais on trouve aussi des différences comme le beau récit de la naissance miraculeuse de son fils Isa (Jésus). En effet, dans la sourate 19 qui porte le nom « Sourat Miryam », cette naissance a lieu sous un palmier alors que Miryam est seule. Joseph n’apparaît pas dans le récit ; alors que les textes bibliques lui accordent au moins une place même discrète, dans le Coran, il n’est pas évoqué donnant l’impression qu’il s’agit d’une famille mono-parentale.

La plus importante différence entre Miryam et Marie est liée à celle entre Isa et Jésus. Dans la Bible, tout comme dans la théologie chrétienne, tout ce que les chrétiens affirment sur Marie a une raison et une fonction christologique. C’est Jésus de Nazareth, confessé comme Christ et Fils de Dieu, qui est au centre de toute attention. La Bible parle donc souvent de « la mère de Jésus » ou de « sa mère » : Marie est présentée à travers son fils.

Dans le Coran, les choses ne peuvent pas être ainsi : Isa est un prophète, certes, même un très grand prophète, mais pas « Fils de Dieu », « le Verbe fait chair », « Messie ». Miryam n’est donc pas « la mère de mon Seigneur » comme l’appelle Élisabeth dans l’évangile selon Luc. Elle a une identité plus autonome par rapport à son fils ; le Coran ne l’appelle pas « la mère d’Isa », mais au contraire, à 22 reprises, Isa est appelé « le fils de Marie ». Une sorte de féminisme avant la lettre, quand on sait qu’il était d’usage alors de définir l’identité d’un garçon à partir de son père.

On peut s’étonner d’un double disproportion dans le parallèle : tandis que le Coran donne beaucoup plus d’informations sur la vie de Marie que la Bible, la vénération de la mère d’Isa est restée beaucoup plus discrète que le culte marial développé dans le christianisme.

Pour les musulmans, Miryam est certes vierge et mère, mais elle est surtout aya, signe d’Allah, un mot utilisé dans la tradition de l’islam pour désigner les merveilles de la création. Considérées comme signes qui incitent à croire, ces dernières ne sont d’ordinaire pas des êtres humains. Sauf Miryam, qui, en se soumettant à la volonté de Dieu, est devenue un exemple pour tous les musulmans.

Depuis le temps des hadîths, il existe un débat à l’intérieur de l’islam sur Miryam : est-elle la plus parfaite musulmane parmi les femmes ? Elle se trouve en concurrence avec la fille du prophète Mahommet, Fatima, qui a d’ailleurs donné son nom à la petite ville au Portugal connue pour être un des sanctuaires mariaux catholiques les plus visités depuis les évènements de 1917. Finalement, Fatima est la plus vénérée en Islam : elle est appellée « mère des douleurs », « la pure », « Femme du peuple du ciel » et même « La plus grande Marie » – titres qui ne sont pas sans résonance avec ceux que les catholiques servent à Marie.

Chrétiens et musulmans voient donc en Marie un exemple féminin de foi, tout comme pour les deux traditions Abraham en est un masculin. Mais pour les chrétiens, elle est plus que cela : sa participation à l’incarnation a trouvé son expression théologique dans le titre de theotókos, « celle qui a engendré Dieu » (mal traduit en occident par « Mère de Dieu »). Cet élément essentiel de la foi chrétienne constitue sans doute la raison de l’importance plus grande de la vénération de Marie dans le christianisme par rapport à celle dans l’Islam.

Il y a un autre parallèle entre les deux traditions concernant Marie. Longtemps, et trop souvent encore, chrétiens et musulmans ont (volontairement) ignoré un élément clé de l’identité de Miryam/Marie : le fait qu’elle était juive ! Il est vrai que dans l’ancienne littérature rabbinique, on trouve quelques rares passages plus ou moins diffamatoire sur Marie (« cette femme s’était détournée de son mari »), sans doute nourris par les polémiques judéo-chrétiennes.

Plus récemment,  quelques penseurs juifs ont essayé de donner une place à Marie/Myriam. Ainsi, David Flusser voit dans la Mater dolorosa la représentante de toutes les femmes juives qui ont dû voir leurs enfants souffrir et mourir lors des persécutions. Aujourd’hui, Miryam/Marie est un pont entre chrétiens et musulmans, et nous ne pouvons plus ignorer qu’avant de nous « appartenir », sa place était au sein du peuple juif à qui Dieu s’est révélé en premier.

Hendro Munsterman
11 Août 2011

https://www.temoignagechretien.fr

Marie, au coeur des autres religions

Marie pour les chrétiens (catholiques et orthodoxes, mais aussi protestants), Myriam pour les juifs et les musulmans : la mère de Dieu peut se révéler un trait d’union entre les croyants

Nous sommes en 1520. Depuis cinq mois, Martin Luther est menacé d’excommunication. Pourchassé, tourmenté, mis au ban de l’Empire, il trouve pourtant le temps d’écrire pour le duc Jean Frédéric de Saxe un commentaire du Magnificat dans lequel il ne cache rien de son émerveillement pour la «douce mère de Dieu».

«Elle est, écrit-il, une personne unique dans tout le genre humain, une personne élevée au-dessus de tous, dont nul n’est égal. Elle a, avec le Père céleste, un enfant, et un tel enfant ! C’est pourquoi on a résumé tout son honneur en un seul mot, quand on l’appelle mère de Dieu. En parlant d’elle ou en s’adressant à elle, personne ne peut rien dire de plus grand, même s’il possédait autant de langues qu’il y a de feuilles et d’herbe, d’étoiles au ciel et de sable dans la mer…».

Comment, après de tels mots, Marie a-t-elle pu devenir pierre d’achoppement entre catholiques et protestants ? En réalité, les critiques des Réformateurs ne s’adressaient pas tant à Marie qu’aux excès du culte qui risquaient, selon eux, de porter atteinte à la place unique du Christ. Luther fait ainsi dire à Marie : «Je suis l’atelier dans lequel il oeuvre, mais je n’ai rien à ajouter à l’ouvrage ; c’est pourquoi personne ne doit honorer ou louer en moi la mère de Dieu, mais louer en moi Dieu et son oeuvre».

La Contre-Réforme catholique, puis la proclamation des dogmes de l’Immaculée Conception et de l’Assomption ne feront que durcir les positions. Évoquant le culte marial et la doctrine qui le sous-tend, le grand théologien Karl Barth ira même jusqu’à parler d’«hérésie», d’«excroissance maligne». Aujourd’hui encore, la tradition protestante refuse un culte qui n’a pas de fondement explicite dans l’Écriture.

Michel Leplay, pasteur de l’Église réformée, auteur du livre Le Protestantisme et Marie (Éd. Labor et Fides) ne cache pas son «étonnement» devant le développement de la mariologie dans la piété et la liturgie, la théologie et la dogmatisation. «Il n’y a pas d’Évangile selon Sainte Marie !», aime-t-il à dire.

Faut-il en conclure que catholiques et protestants ne peuvent que se déchirer, en leurs Églises et en leurs coeurs, au sujet de Marie ? Non ! Le concile Vatican II, en effet, a ouvert la voie à une reprise plus sereine du dialogue oecuménique. Celui-ci s’est avéré particulièrement fructueux au sein du Groupe des Dombes.

Alors qu’un regain de piété mariale mal fondée exacerbait à nouveau les tensions, ce groupe, composé à part égale de catholiques et de protestants, s’est en effet engagé en 1991 dans une démarche de réflexion et de conversion mutuelle. Les travaux ont duré sept années. Aucune question n’a été laissée de côté. En présentant sa réponse, le Groupe des Dombes pouvait affirmer avoir redonné à Marie «toute sa place», mais «rien que sa place».

Des divergences bien sûr demeurent. Ainsi, pour les protestants, Marie n’est pas d’immaculée conception. «L’oeuvre de Dieu en elle, le Christ né d’un corps de femme, n’en est que plus incroyable lorsqu’elle concerne un être humain pêcheur», commente Elizabeth Parmentier, théologienne luthérienne. De même, Marie n’a pas été emportée au ciel, car elle partage notre condition humaine, «jusque dans ses tréfonds, ainsi que l’espérance de la résurrection».

Marie trait d’union entre les croyants ?

S’ils ont en commun avec les catholiques la vénération de Marie, les orthodoxes affirment eux aussi leur différence. Elizabeth Behr-Sigel, théologienne orthodoxe, parle à ce propos d’«accent» particulier, d’approche plus mystique que rationnelle.

D’un point de vue dogmatique, l’Église orthodoxe s’en tient à Marie Mère de Dieu (Théotokos), reprenant en cela la formule du concile d’Éphèse qui proclama (en l’an 431) la double nature du Christ, vrai homme et vrai Dieu.

Bien des orthodoxes manifestent donc logiquement de sérieuses réserves à l’égard des dogmes catholiques de l’Immaculée Conception et de l’Assomption : ils parlent le plus souvent de Dormition, pour insister sur le caractère humain de la mort de Marie, mort douce et paisible, entourée des apôtres ? tandis qu’un ange, voire le Christ ressuscité, recueille son âme pour l’élever à la gloire. Leur vénération de Marie s’exprime en particulier dans l’iconographie qui fait une très large place à la Mère de Dieu présentant son enfant au monde.

Elle se déploie aussi largement dans la liturgie qui contient cet hymne magnifique à la Vierge : «Plus vénérable que les chérubins et incomparablement plus glorieuse que les séraphins, Toi qui sans tache enfantas Dieu le Verbe, Toi qui es vraiment Mère de Dieu, nous te glorifions.»

Marie existe-t-elle hors des frontières du christianisme ? La réponse est oui. Certes, il serait abusif et erroné de prétendre que Marie occupe une place dans la foi juive. Celle-ci, en effet, ne reconnaît pas l’identité messianique et divine de Jésus. En revanche, des voies juives se sont élevées pour inscrire Marie dans la longue lignée des femmes d’Israël partenaires de Dieu, en son plan d’élection. C’est le cas de Colette Kessler (2) qui n’exclut pas que Marie, fille d’Israël, «ait pu être investie d’une grâce particulière, qu’à elle aussi ait pu être appliquée la prophétie d’Isaïe parce qu’elle porta en son sein Celui qui, pour beaucoup, devint une lumière pour éclairer les nations». Plus direct, Philippe Haddad , rabbin à Nîmes , reconnaît que Marie est «exemplaire pour les juifs, en tant que mère, et en cela seulement».

L’islam, en revanche, accorde une place spécifique à Marie. Le Coran évoque à 34 reprises Myriam. La sourate XIX lui est entièrement consacrée. Choisie par Dieu qui l’a fécondée en lui insufflant son souffle, Marie est celle qui a cru aux paroles de son Seigneur, la Siddîqa, la très croyante. Elle est un signe (aya) et un modèle (mathal) pour l’humanité. «Pour les musulmans, explique le cheikh Khaled Bentounès, Marie est l’être le plus saint, le plus pur et le plus soumis à la volonté de Dieu. Par Marie, Dieu a régénéré l’esprit de prophétie, prisonnier de la lettre, et Jésus, conçu sans père humain, est un signe pour tous.»

Reste que, selon le Coran, les chrétiens sont dans l’erreur quand ils disent que «Dieu c’est le Messie, le fils de Marie» (sourate V verset 17). La dévotion de nombreux musulmans (surtout des femmes) à «Notre Dame Marie» n’en est que plus étonnante. Elle s’affiche pourtant au grand jour à Notre-Dame d’Afrique (à Alger), à Notre-Dame du Liban (près de Beyrouth), à la maison de Marie (à Izmir en Turquie), en Égypte et à Damas, ou encore à Notre-Dame de la Garde (à Marseille).

Alors, Marie trait d’union entre les croyants ? Le cardinal Francis Arinze en est convaincu. Invité en juin 2001 à conclure un colloque sur «Marie et les relations oecuméniques et interreligieuses», il affirmait : «Marie a brillé par les grandes qualités que l’on désirerait voir chez un partenaire du dialogue, attention à Dieu, obéissance à Sa Parole, aptitude au silence, à l’écoute et à la réflexion, prière de louange et d’action de grâce adressée à Dieu, préoccupation pleine d’amour pour le prochain, pratique du don de Dieu avec les autres.»

Martine de SAUTO
le 28/09/2004
https://www.la-croix.com

Avec Marie, tous les croyants vers des sommets

La fête de l’Assomption de la Vierge, une invitation à faire de nos vies une ascension

Au 15 août, si l’été décline et les jours baissent, les textes en la fête de l’Assomption ne parlent que de lumière : le soleil pour manteau, la lune sous les pieds et une couronne de douze étoiles (Ap. 12,1).

Marie, suivant le poème de Dante, ennoblit notre humanité pour nous conduire vers des sommets. Les atteindrons-nous, je ne sais, mais se mettre debout pour les gravir est déjà une ouverture transformatrice de la vie pour lui conférer du sens.

Le sommet n’est pas le ciel, pour n’être point un lieu. On ne va pas au ciel, on devient le ciel dans la perspective où ce grand poète et spirituel que fut Maurice Zundel dit que le ciel, c’est le cœur. L’expression surprend mais l’amour toujours bouscule les idées qui enferment.

Souvenons-nous du Père Jacques Hamel, poignardé alors que son amour est désarmant comme Celui-là même qu’il célébrait.

Gardons en mémoire l’engagement du Père Maximilien Kolbe déporté à Auschwitz ; il fit surgir sur ce lieu de l’enfer, le ciel au sens zundélien du terme :

Des SS rassemblent par colonnes des hommes dont les plus vulnérables sont envoyés dans des fours crématoires. Un père de famille est retenu pour être jeté dans la fournaise. Alors, un frère de Saint-François sort des rangs. Il fait face aux bourreaux et prend la place de cet homme. Une mort acceptée, donnée, par-donnée au-delà de la barbarie dont l’horreur n’a d’égal que la bestialité de penser anéantir la vie alors que là où elle est donnée, jamais elle ne sera volée ; elle est hors d’atteinte, inviolable.

Magnifique, cette traversée des ténèbres pour être une ascension, j’ose dire une assomption.

Aller vers les sommets, c’est prendre le risque du très bas, suivant le beau livre de Christian Bobin. Savoir quitter les sécurités pour débusquer l’indifférence meurtrière observant qu’entre l’homicide psychologique et l’homicide réel, il n’y a qu’une différence de circonstance, comme le souligne la parabole du Bon Samaritain.

Le Lévite et le prêtre changent de trottoir pour ne pas vouloir porter assistance à l’homme roué de coups.

Marie pour les chrétiens, Myriam pour nos frères musulmans, ne cesse de nous inviter à vivre des déplacements intérieurs. N’est-elle pas celle qui, dans sa maternité de l’essentiel, trace de l’éternel, nous aide à prendre de la hauteur non pas pour surplomber les réalités mais pour s’inscrire dans des espaces de tendresse.

Dans les heures difficiles traversées, l’urgence est de risquer cette bienveillance pour comprendre que le prochain est celui à qui nous prêtons attention.

  • Ensemble, éprouvons la joie de bâtir des ponts pour que le caractère sacré de la vie ne soit pas enfermé derrière des murs.
  • Ensemble, n’acceptons pas que les personnes en perte d’autonomie, isolées et sans ressources se trouvent sans soutien au soir de leur existence.
  • Ensemble, refusons que des centaines de milliers de familles recherchent vainement un logement. La fraternité n’est pas un mot creux, elle creuse une source d’énergie pour s’élancer vers des ciels dont la lumière est celle de la générosité et de la responsabilité.
  • Ensemble, n’admettons pas que des mamans et des enfants connaissent la rue. Une situation déshumanisante qui suscite certes des indignations, mais s’impose une mobilisation pour répondre à la question « Qu’as-tu fait de ton frère ? ».
  • Ensemble, apportons une contribution à ce drame humanitaire que représente l’exode de personnes devant quitter leur terre parce qu’ils sont pourchassées par la haine.

Que d’ascensions à vivre ; Quelle prière peut mieux accueillir Marie que celle de notre détermination à être serviteurs de la cause des pauvres.

Bernard Devert
15 août 2016
https://www.temoignagechretien.fr

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Questa voce è stata pubblicata il 05/05/2018 da in Article mensuel, Foi et Spiritualité, FRANÇAIS con tag , .

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