COMBONIANUM – Formazione Permanente

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Méditation du VII dimanche de Pâques (B)

7ème dimanche de Pâques – Année B
Jean 17, 11-19

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Ton Nom que tu m’as donné
Commentaire de Marcel Domergue, jésuite

Voilà un évangile bien mystérieux : quel est ce nom qui nous est donné ? Quel est ce monde dont Jésus n’est pas mais qu’il est venu sauver ? A quelle vérité sommes-nous consacrés ?

Notre évangile n’est pas facile à déchiffrer. Il répète des mots qui ont changé de sens depuis les temps de sa rédaction : par exemple « nom », « vérité », « monde ». Commençons par le nom. Le nom, dans la Bible, n’est pas une simple étiquette destinée à désigner un individu. Il est une sorte de définition qui exprime la nature de celui auquel on le donne. C’est pourquoi nous voyons tant de personnages bibliques changer de nom. Abraham, Sarah, Israël… Simon devient Pierre, Saul devient Paul. Nouveau nom, nouvelle naissance, nouveau destin. Dieu n’a pas de nom, car nous ne pouvons pas le définir : il échappe à tout ce que nous pouvons dire de lui. C’est pourquoi, quand Moïse (le « Sauvé des eaux ») lui demande son nom, en Exode 3, il répond par un nom qui n’en est pas un, et que l’on a de ce fait du mal à traduire : celui qui est, celui qui fait être, celui qui est l’être, etc. En fin de compte, on interdira en Israël de prononcer les quatre consonnes de « cet être-là », de « ce je ne sais quoi », comme Jean de la Croix ose le nommer. Or voici qu’il donne son nom qui n’en est pas un, qui est au-delà de tout nom, à un homme, à un « Fils de l’homme ». Selon Philippiens 2,9-10, celui dont le nom est imprononçable reçoit désormais le nom de « Jésus Christ », nom que nous portons nous aussi quand on nous dit « chrétiens ». Enfants de Dieu par seconde naissance, nous portons le nom divin.

Consacrée en vérité
Ce nom est unique pour tous parce que Dieu, étant unité, nous rassemble, divers que nous sommes, en un seul corps, le Corps du Fils unique. Ce corps est habité par Dieu. Nous ne sommes pas seuls en nous-mêmes. Dieu est en chacun de nous et nous relie aux autres. C’est là qu’est notre vérité, mot qui ne désigne pas ici un ensemble de dogmes ou de choses à croire, mais notre authenticité, l’accomplissement de ce que nous avons à être. Être vrai homme revient à être vrai fils de Dieu, « image et ressemblance ». Telle est la vérité qui rend libre ; il n’y a pas d’autre chemin vers l’existence, car être consiste à faire un avec celui qui est. Mais que peut bien vouloir dire être « consacré par la vérité » ou « en vérité » ? Consacrer signifie littéralement « être mis à part ». Le langage courant conserve quelque chose de cette signification dans les expressions du genre « se consacrer à… la musique, la peinture, etc. » Surprise ! Nous venons de parler d’unité, de « faire un », et voici que maintenant nous parlons de mise à part. De quoi faut-il donc être séparé pour faire un ? Bien sûr, de ce qui sépare. Question délicate car, justement, Dieu crée en séparant. En Genèse 1, nous le voyons séparer la lumière des ténèbres, le sec de l’humide, créer des animaux chacun selon son espèce et, pour terminer, créer un humain homme et femme ! Mais ne fallait-il pas ces différences pour que chacun découvre qu’il n’est pas le tout et qu’il a besoin de l’autre pour devenir lui-même ? Là est notre « vérité».

Nous et le monde
“Monde” ne signifie pas ici l’univers tout court, tel que Dieu le fait être, ni même l’ensemble de l’humanité. De ce monde-là nous ne pouvons nous séparer et Dieu vient l’habiter pour le sauver : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique » (Jean 3,16). Ce monde-là est neutre en quelque sorte, et le Verbe qui le crée l’habite secrètement jusqu’au jour où le Verbe se révèle dans le Christ. Le monde dont il est question dans notre lecture est celui que nous faisons exister par les décisions de nos libertés. Monde ambigu : notre liberté, capable de bien et de mal, altère la création, qui se trouve de ce fait dans les douleurs d’un enfantement, car elle doit être « affranchie de l’esclavage de la corruption » (Romains 8,21). Nous avons à nous désolidariser des « démons » qui l’habitent : envie, jalousie, idolâtrie de la richesse, du pouvoir, volonté de posséder, certitude d’avoir toujours raison. Prenons nos distances avec l’idéologie de la publicité qui peut faire naître en nous des besoins artificiels… Prenons de la hauteur. Si nous adhérons au Christ, nous faisons un avec celui qui crée le monde mais qui n’est pas du monde, même s’il vient l’épouser. D’abord pour le pire, puis pour le meilleur. Avec le Christ se tient dans le monde une réalité qui le dépasse, qui est d’ailleurs, mais qui le transforme et l’appelle vers la perfection de l’origine. Unis au Christ, nous devenons le sel de la terre, témoins de l’amour, seul capable de lui donner du goût.

Dimanche VII de Pâques – Année B
La splendeur de la communion dans l’amour

Nous voici en ce moment particulier qui relie l’Ascension à la Pentecôte, particulier car Jésus n’est plus physiquement présent, et que l’Esprit n’est pas encore donné en plénitude.

Les lectures nous renvoient au Cénacle : c’est là que les apôtres, sous la direction de Pierre, procèdent à l’élection de Matthias (Ac 1) ; l’évangile nous rapporte l’éblouissante prière sacerdotale de Jésus (Jn 17), qui transparaît également sous la plume de saint Jean, déjà vieux lorsqu’il écrit sur la communion dans l’amour (1Jn 4).

À l’écoute de la Parole

« Dieu demeure en nous » : n’est-ce qu’une image littéraire ? Comment le Dieu Très Haut peut-il habiter dans mon cœur ? La prière de Jésus au Cénacle nous invite à la spiritualité de la communion : de quoi s’agit-il ? Reprenons aujourd’hui la prière que Jésus a prononcée jadis, pour qu’il glorifie à jamais son Père dans chacun de ses enfants qui prête son humanité à cette prière ardente.

⇒ Voir l’explication détaillée

Méditation : Splendeurs de la communion

Ce dernier dimanche de Pâques nous oriente vers la Pentecôte, et nous fait désirer le don de l’Esprit : Pierre complète le « collège des apôtres », Jean rapporte la prière émue de Jésus au Cénacle, où il intercède auprès de son Père en faveur de ses disciples.

⇒ Voir la méditation complète

Pour aller plus loin

La Communauté du Chemin Neuf a reçu un charisme ecclésial au service de l’unité, en écho aux paroles de Jésus dans l’évangile de ce dimanche : « que tous soient un… ». On pourra découvrir leur contribution à l’œcuménisme ici :

Cette communauté nous offre aussi cette belle prière pour l’unité :

« Seigneur Jésus, qui as prié pour que tous soient un, nous te prions pour l’unité des chrétiens, telle que tu la veux, par les moyens que tu veux. Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation, de voir notre péché, d’espérer au-delà de toute espérance et d’aimer par-dessus tout. »

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Questa voce è stata pubblicata il 10/05/2018 da in FRANÇAIS, Méditation du dimanche.

San Daniele Comboni (1831-1881)

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