COMBONIANUM – Formazione e Missione

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Méditation du 10e Dimanche du Temps Ordinaire (B)

Dimanche X du Temps Ordinaire – Année B
L’heure du choix !

Alors qu’il est chez lui, la bousculade est telle que Jésus n’arrive même pas à manger. Pour sa parenté, Jésus a perdu la tête. Ils cherchent à le soustraire à cette foule qui semble le menacer. Si la réaction de ses proches est bien compréhensible, elle laisse aussi entrevoir qu’ils n’ont pas encore tout compris de Jésus et de sa mission. Pour les scribes, Jésus est possédé. L’accusation est grave. Jésus n’est pas seulement quelqu’un qui a perdu la tête, il est un agent de Béelzéboul. Jésus est accusé d’agir non pas au nom de Dieu mais par la force de Satan.

Devant pareille calomnie, Jésus ne peut se taire. À coup de paraboles brèves et incisives, il invite ses détracteurs et la foule qui l’écoute à la réflexion. Un royaume divisé ne mène à rien d’autre qu’à sa perte. Un homme fort ne peut pas être pillé s’il n’a pas d’abord été ligoté. Jésus entre comme par effraction dans la demeure de l’Ennemi, dont la maison et le règne sont ébranlés et menacés.

Le temps est au choix : il faut décider et prendre parti entre Jésus et Satan. Si, au début de ce passage, la foule se bouscule autour de Jésus, à la fin, quand Jésus parcourt du regard celles et ceux qui sont assis autour de lui, voici sa mère et ses frères. La parole de Dieu trace son chemin. Il en est qui l’accueillent et d’autres qui la rejettent. Reconnaître en Jésus le Messie qui vainc le Mal est une invitation puissante. Y répondent celles et ceux qui font la volonté de Dieu. Ce sont eux que Jésus reconnaît comme étant sa mère, ses frères et ses soeurs.

Père Benoît Gschwind, assomptionniste
http://www.prionseneglise.fr

Un combat jamais fini

Nous remarquerez que le président de la célébration porte une chasuble verte. La couleur verte, synonyme d’espérance, nous accompagnera pour le reste de l’année liturgique jusqu’à l’Avent 2018.

Les dimanches se succéderont avec, dans chaque cas, des textes de la Parole de Dieu qui nous permettront d’approfondir notre foi et notre rencontre de Jésus Ressuscité. En général, la première lecture et celle de l’évangile nous donnent le thème de notre réflexion. C’est le cas aujourd’hui.

Ce matin, les lectures mettent devant nos yeux une réalité assez dure, mais constante dans la Parole de Dieu et dans l’enseignement de Jésus. Cette réalité est celle du combat, de la lutte contre les forces du mal à l’œuvre dans le monde et dans nos vies. Voilà le fil conducteur que nous suivrons. Je l’éclairerai avec la première lecture où Adam est en scène et avec les réflexions de Jésus sur Satan, le leader des forces du mal qu’il nomme Belzébul, et sur le péché contre l’Esprit Saint. Nous laisserons de côté le message sur les frères et soeurs de Jésus dont il est question à la fin de l’évangile.

I – Le combat perdu de notre père Adam

La Bible nous présente dans la réponse d’Adam et Ève aux sollicitations du Serpent une forme de réponse à la question « D’où vient le mal ? ». Une question qui touche tout le monde et qui est aussi une question qui de tout temps a été posée par les générations qui se sont succédé.

Toute une question, me direz-vous. Ce n’est pas ici que j’y répondrai en détail, mais je ne puis l’éviter puisque le récit de la Genèse nous apporte une explication qui a nourri la foi des Hébreux dans l’Ancien Testament et qui nourrit encore notre foi aujourd’hui.

En deux mots : le mal qui est en nous ne vient pas de Dieu. Il est entré en nous par un choix libre de notre père Adam. Ce choix a obscurci la beauté de la nature créée par Dieu et a mis une ombre réelle dans la vie de ses créatures qui se retrouvent ainsi forcées de le combattre à répétition.

On voit dans notre lecture que le péché d’Adam et Ève entraîne un changement qui est comme une peine qu’ils doivent porter et qu’ils transmettent à leurs descendants et descendantes nous dit notre foi. Saint Augustin a fait de cette réalité la base de sa théologie et de sa prédication.

Pour nous disciples de Jésus, on retient ce que saint Paul dit aux Romains : « En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain la multitude a été rendue pécheresse, de même par l’obéissance d’un seul la multitude sera-t-elle rendue juste ». (Romains 5, 19) Le mal est entré dans le monde par un seul et il est vaincu par un seul, le Christ. Le rôle de Sauveur de Jésus ne se comprend qui si on porte notre regard sur cette réalité du mal et de son origine. Face à la présence du mal, nous sommes invités à reconnaître en Jésus Ressuscité celui qui est plus fort que le mal et qui vient nous en libérer.

II – Les forces du mal à l’œuvre

Dans l’évangile de ce jour, la discussion que Jésus a avec les pharisiens, nous permet de faire un pas de plus et manifeste que le mal n’est pas seulement en nous par notre choix. Il est aussi l’œuvre du Malin, de Satan, de Belzébul. Le mal provient alors d’une cause extérieure à nous. Il se propage par toutes sortes d’artifices. Satan met à l’œuvre des forces mystérieuses qui s’en font les moteurs.

Jésus apparaît ici comme celui qui est capable de les reconnaitre. C’est pourquoi, il les dénonce et les confronte. Il est ainsi présenté par saint Marc comme le vainqueur de Satan. Jésus ne se contente pas de dénoncer le mal, il l’écrase par son action, par ses miracles.

Les pharisiens reconnaissent cette puissance à l’œuvre, mais ils se trompent de cible en l’attribuant à Satan lui-même. Jésus leur répond de façon adroite que ce ne peut être le cas car ainsi Satan travaillerait contre lui-même. « C’est par la puissance de Dieu que je fais toutes ces guérisons et ces libérations » dit Jésus.

III – Le refus du salut

Il y a une libération qui paraît quasi impossible à faire. Jésus l’appelle le « péché contre l’Esprit Saint ». De quoi s’agit-il?

On peut penser qu’il s’agit ici d’un choix de vie réfléchi qui ouvre la porte au mal de façon continue et sans remords. Un choix qui s’inscrit comme un refus conscient du salut. Voilà ce que serait le péché contre l’Esprit Saint.

Il est difficile d’aller plus loin, car cette phrase de Jésus reste mystérieuse. Elle se veut toutefois une mise en garde qui a un côté dramatique et une interpellation à enregistrer dans notre mémoire.

Bien sûr la miséricorde de Dieu ne souffre pas de limites, mais ici Jésus laisse entendre que cette miséricorde peut trouver un tel refus qu’elle cesse d’être active et laisse la personne à ses seules ressources humaines.

Conclusion

En terminant, retenons que le mal ne vient pas de Dieu. Les forces du mal se concrétisent dans l’action du Malin et de ses subordonnés. Mais elles restent sans effet si le sujet n’y donne pas son acquiescement.

Le parcours du mal se dessine dans la vie du monde et dans nos vies personnelles. Il est toujours là comme tapi derrière la porte, prêt à se manifester. C’est ce qui arrive trop souvent.

Dans la nouvelle version du Notre Père déjà utilisée en France (et qui le sera bientôt au Canada), on dit à Dieu « Ne nous laisse pas entrer en tentation » et non seulement « Ne nous soumets pas à la tentation ». Cette nuance met le doigt sur ce qui nous est nécessaire dans notre combat contre le mal : un discernement qui nous permet de reconnaître le mal lorsqu’il se pointe.

Je nous souhaite, en terminant, que Jésus soit toujours pour nous Celui vers qui nous nous tournons avec confiance. Et je vous invite à répéter souvent la prière ancienne dite Prière de Jésus « Jésus Christ. Fils de Dieu Sauveur, aie pitié de moi pécheur ».

Amen!

Mgr Hermann Giguère P.H.
http://www.hgiguere.net

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Questa voce è stata pubblicata il 08/06/2018 da in FRANÇAIS, Méditation du dimanche con tag .

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