COMBONIANUM – Formazione e Missione

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Méditation du XV Dimanche du Temps Ordinaire (B)

15.ème Dimanche du Temps Ordinaire – Année B
Marc 6,7-13


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L’autorité sur les esprits mauvais

Un commentaire du Père Marcel Domergue, jésuite

Jésus donne aux apôtres autorité sur les esprits mauvais. Avouons que nous avons envie de passer vite sur cette expression. Ou nous pensons que les « esprits mauvais » sont une personnification symbolique du mal qu’il y a en l’homme, et alors « chasser les démons » devient une métaphore ; ou nous pensons que les esprits mauvais sont des êtres personnels, et on se demande pourquoi ils sont toujours là puisque le Christ « a mis sous ses pieds toute puissance et domination ». Dans les deux cas, s’il est admis que nous sommes les successeurs des Douze et des Soixante-Douze (Luc 10,1-12), nous devons bien reconnaître que les « esprits mauvais » nous résistent et que l’humanité, nous compris, est toujours en proie à ses démons. Question capitale : à quoi sert le christianisme s’il ne change rien dans le monde ? Ou encore : si le Christ nous a libérés, pourquoi sommes-nous toujours en proie au mal ?

La victoire pascale
C’est là notre scandale, l’épreuve de notre foi : le Christ ne surmonte pas le mal en le supprimant mais, si l’on veut, en l’utilisant. C’est parce que la Passion est l’heure de Satan, qu’elle est aussi l’heure du Christ, et c’est parce que le péché abonde que la grâce surabonde. Le mal, à la Croix, est en quelque sorte mobilisé contre lui-même puisqu’il produit son contraire : la libération du mal par le paroxysme de l’amour (il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime). Donc, parce que nous avons sans cesse à revivre pour notre compte la geste pascale du Christ (j’accomplis en ma chair ce qui manque à la Passion du Christ pour son corps qui est l’Église), les « démons » sont toujours là : la haine, le mépris, l’exploitation de l’autre, son utilisation qui en fait un objet, etc. On le sait, la victoire sur le mal est déjà accomplie et pourtant nous l’attendons encore. Le Christ nous a libérés et pourtant il nous dit de demander sans cesse « délivre-nous du mal ». Nous sommes déjà libérés cependant, parce que nous avons le pouvoir de répondre par l’amour à ce qui nous blesse, même quand il s’agit de notre propre péché. Voilà où réside notre « autorité sur les esprits mauvais ».

Les mains nues
Le disciple a donc bien autorité sur les esprits mauvais, au sens qui vient d’être dit, mais il n’a pas autorité sur les hommes. Si on l’accueille, il entre dans la maison ; si on le refuse, il s’en va. C’est pour laisser aux hommes cette liberté que le disciple se présente les mains nues : « N’emportez rien pour la route ». Paul dira qu’il ne se présente ni avec le prestige de la sagesse ni avec le prestige de l’éloquence, mais seulement avec la faiblesse du Christ crucifié (1 Corinthiens 1,17…). Cependant, cette pauvreté du messager de l’Évangile fonctionne comme un appel : celui à qui il s’adresse est mis en situation de lui offrir le gîte et le couvert, ne serait-ce qu’un verre d’eau. Du coup, la communauté de la charité se constitue déjà. Par la simple manière dont l’apôtre se présente, le destinataire du message est amené à vivre l’Évangile de la charité. Un jour il s’entendra dire : « C’est à moi que vous l’avez fait ». Comment vivre cela aujourd’hui ? Du côté du messager en renonçant à toute prétention, à tout ce qui peut conditionner les hommes, bref en vivant d’abord le respect. Du côté du destinataire du message, en acceptant, au lieu de la critiquer, la pauvreté du messager : ses lacunes intellectuelles, culturelles, humaines, et même morales.

Se convertir
Dans la version de Marc, le message est réduit à sa plus simple expression : se convertir. Mais on peut se demander si cette conversion ne consiste pas à imiter les apôtres. Que font-ils ? Ils chassent les démons et guérissent. Ces deux termes peuvent prendre une ampleur considérable. Pour les démons, on l’a vu. Par la guérison, il faut entendre le secours apporté aux hommes dans toutes leurs détresses, y compris les détresses physiques. Le cadre grandiose de la conversion, c’est celui de notre seconde lecture : la mise en accord de tout l’univers dans la communion de la charité du Christ.


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Questa voce è stata pubblicata il 12/07/2018 da in FRANÇAIS, Méditation du dimanche con tag .

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