COMBONIANUM – Formazione e Missione

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Fête de l’Assomption de la Vierge Marie

Assomption : que fêtons-nous?

Dormition of Mary


“Nous affirmons, Nous déclarons et Nous définissons comme un dogme divinement révélé que l’Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en âme à la vie céleste.” C’est par ces mots que, le 1er novembre 1950, Pie XII proclamait le dogme de l’Assomption par la constitution apostolique Munificentissimus Deus. Un événement qui prend sa source dans la tradition de l’Église, longuement mûrie par un siècle de théologie mariale.

On ne sait pourtant rien de la fin de la vie terrestre de Marie. Seul un écrit apocryphe du Ve siècle, La Dormition de Marie, évoque ses derniers instants. Entourée par les apôtres en prière, elle est emmenée au paradis par le Christ.

Très tôt, en effet, les chrétiens ont eu le pressentiment que la Mère de Dieu, préservée de tout péché, ne pouvait pas avoir connu la corruption de la mort. Une intuition qui sera ensuite approfondie par les Pères de l’Église, en particulier saint Jean Damascène. Au VIe siècle, la fête de la Dormition est déjà célébrée en Orient, vers la mi-janvier. Plus tard, l’empereur Maurice (582-602) la fixera définitivement au 15 août.

Une fête dont la tradition est héritée de l’Église d’Orient

La fête arrive à Rome grâce au Pape Théodore (642-649), originaire de Constantinople. Elle se diffuse petit à petit en Occident : en 813, le Concile de Mayence l’impose à l’ensemble de l’Empire franc. Peu à peu, la fête va prendre le nom d’Assomption, même si la différence entre Assomption et Dormition reste ténue (lire encadré), et l’Église ne ressent pas le besoin d’ériger en dogme cette croyance.

C’est après la proclamation par Pie IX du dogme de l’Immaculée Conception, dans le grand courant de dévotion mariale du XIXe siècle, que des pétitions commencent à affluer à Rome pour que soit officiellement défini le dogme de l’Assomption. De 1854 à 1945, huit millions de fidèles écriront à Rome en ce sens ! Chiffre auquel il faut ajouter les pétitions de 1 332 évêques (représentant 80 % des sièges épiscopaux) et 83 000 prêtres, religieux et religieuses. Face à ces demandes répétées, Pie XII, par l’encyclique Deiparae Virginis, publiée en mai 1946, demande à tous les évêques du monde de se prononcer. La réponse est quasi unanime : 90 % des évêques y sont favorables. La plupart des 10 % restant s’interrogent sur l’opportunité d’une telle déclaration, seulement six évêques émettant des doutes sur le caractère “révélé” de l’Assomption de Marie.

Des célébrations grandioses accompagneront la proclamation du dogme de l’Assomption. Celui-ci reste à ce jour le seul cas où l’infaillibilité pontificale, telle que définie à Vatican I, a été mise en œuvre. Parmi ces célébrations, on notera le couronnement par Pie XII d’une statue de la Vierge, dans la crypte de Saint-Pierre de Rome, avec une couronne offerte par les lecteurs du Pèlerin et de La Croix !

L’ Assomption met en valeur une dimension essentielle de la foi chrétienne : à l’école de Marie, accueillir le don de Dieu dans sa vie, célébrer cette grâce qui élève les humbles et rabaisse les puissants

https://croire.la-croix.com

L’Assomption selon Jean Vanier

Un texte de Jean Vanier, fondateur de l’Arche, sur le sens de l’Assomption. Lorsque le Verbe se fait chair, c’est Dieu lui-même, l’Éternel, qui s’abaisse et pénètre la matière et se cache en elle…

Lorsque le Verbe se fait chair, c’est Dieu lui-même, l’Éternel, “par qui tout a été fait”, qui s’abaisse et pénètre la matière et se cache en elle. Désormais, voir Jésus, c’est voir le Père. Toucher Jésus, “ce que nos mains ont touché du Verbe de la vie” (1 Jean 1,1), c’est toucher Dieu. En Jésus, Dieu est devenu pleinement humain, un homme qui connaît la fatigue, la faiblesse et les souffrances, qui éprouve le besoin de manger, de dormir, d’aimer et d’être aimé, un homme “en devenir”.

Que Jésus ressuscite c’est, j’ose dire, normal. Puisque le Verbe, le “Je suis” éternel, s’est fait chair, la matière n’est pas seulement au service de la divinité, elle devient le Verbe incarné. Pour se manifester aux hommes et aux femmes, le Verbe n’emprunte pas un corps dont il n’aurait plus besoin après sa vie terrestre. Il est son corps. C’est pourquoi ce corps ne peut se corrompre, se décomposer. Or, le Verbe a pris chair dans le corps de Marie. Dieu a façonné son corps de femme pour que le corps de Jésus soit le fruit de ses entrailles. Dès lors, le corps de Marie est imprégné de la vie de Dieu et du rayonnement caché de la divinité. Si, de tout temps, des chrétiens ont donné une place privilégiée à Marie, n’est-ce pas à cause de la place unique qu’elle a eue pour permettre au Verbe de se faire chair.

Entièrement préservée du mal

En nous, il y a une lutte constante entre la lumière et les ténèbres qui nous habitent. Une partie de nous-mêmes est opaque, fermée à la vie de Dieu. Il n’en était pas de même pour Marie. Dès sa conception, elle fut remplie de Dieu, comblée de grâces. En elle n’existait aucune ténèbres, aucune opacité. La vie de Dieu a pu d’emblée imprégner tout son être, son corps, son âme et son esprit. C’est pourquoi le corps de Marie, dans sa mort ou sa dormition, n’a pas connu la corruption. La matière de son corps, comme la matière du corps de Jésus, est tout de suite entrée dans la plénitude de la divinité. Dans la gloire, le corps de Marie est lumière ; elle rayonne Dieu. En lui, Dieu est pleinement présent. Son corps, dès lors, est hors du devenir. L’Assomption devient une danse de gloire, un chant de joie, un immense cri d’amour. Son corps est éternellement lié, uni, au corps du Verbe, vivifié par lui.

Nous touchons là le mystère même de la matière dont nous sommes faits. La matière nous semble souvent à l’opposé de l’esprit et de l’intelligence : ce qui est matière est matière, ce qui est esprit est esprit. La matière nous apparaît opaque, limitée, finie, “en devenir”. Elle paraît faire de nous, les humains, les parents pauvres par rapport aux esprits, aux anges. Pourtant la matière n’est pas l’opposé de l’esprit ; tous deux sont l’œuvre de Dieu.

Avec l’Incarnation, la matière est élevée au rang de la divinité. Elle devient l’instrument privilégié mais caché qui manifeste et transmet l’amour et la présence de Dieu. Ce qui semblait plus pauvre devient riche de la plénitude de Dieu.

Avec la résurrection, la matière pénètre dans la divinité. Elle ne cache plus Dieu. Au contraire, elle rayonne sa gloire. Elle n’est plus “en devenir”. Elle devient éternelle, radieuse, de la splendeur et de la gloire de Dieu. La matière et le divin ne font plus qu’un.

Résurrection des corps

La fête de l’Assomption annonce la fête de notre corps qui, un jour, sera semblable au corps de Marie. Aujourd’hui, nous avons un corps mortel, soumis à la fatigue et à la maladie. Beaucoup de personnes avec qui je vis à l’Arche ont des corps marqués par la faiblesse. Nos corps à chacun seront un jour marqués par la même faiblesse, surtout à l’approche de notre mort. Ils se décomposeront et connaîtront la corruption. Mais un jour, nos corps ressusciteront et seront transformés dans la lumière de Dieu, rayonnant cette lumière. Ils deviendront, en Dieu, source de vie et d’amour.

C’est par notre lien avec le corps de Jésus que chacun de nous ressuscitera : “Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour”. “Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui” (Jn 6, 54, 56). La vie de Dieu pénètre notre chair pour la diviniser. C’est pourquoi Paul dit : “Ne savez-vous pas que votre corps est un temple du Saint-Esprit, qui est en vous, et que vous tenez de Dieu ?… Glorifiez donc Dieu dans votre corps” (1 Cor 6, 19). En révélant que nous sommes désormais la demeure de Dieu, Jésus révèle la vraie beauté de nos corps : nos corps sont sacrés et consacrés pour révéler l’amour de Dieu.

Un mystère aussi grand que celui de l’Incarnation

La résurrection de nos corps est un mystère de foi que nous affirmons dans le Credo chaque dimanche et chaque jour de fête, un mystère aussi grand que celui du Verbe qui se fait chair. En cette fête de l’Assomption, le corps de Marie est transfiguré en Dieu, prélude de notre propre transfiguration. Avec Marie, nous pouvons chanter : “Dieu a regardé la bassesse de sa servante, désormais toutes les générations me diront bienheureuse. Le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. Saint est son nom”.

Jésus ressuscité avec son corps glorieux est “la vigne” sur laquelle nous demeurons, nous les sarments, et donc l’Église entière. La sève monte de cette vigne et coule à travers les sarments pour que nous portions beaucoup de fruit, donnions beaucoup de vie. Le corps de Marie, dans lequel a été formé le corps du Verbe, est là, indissolublement uni au corps ressuscité de Jésus. Unie avec Jésus, “vigne”, et glorieuse avec lui et en lui, elle donne vie à chacun de nous et à l’Église entière. Avec Jésus, elle veille sur ses frères et sœurs en humanité, ses enfants, qui continuent leur marche sur la terre. La parole de Jésus : “Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le fais, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai”  (Jean 14, 13-14) s’applique à elle d’une façon unique. Humblement et amoureusement, Jésus écoute Marie priant et intercédant pour nous, maintenant et à l’heure de notre mort.

Jean Vanier, juillet 2003
https://croire.la-croix.com

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Questa voce è stata pubblicata il 14/08/2018 da in FRANÇAIS, Méditation du dimanche con tag .

San Daniele Comboni (1831-1881)

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