COMBONIANUM – Formazione e Missione

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Méditation du XXIX Dimanche du Temps Ordinaire (B)

29ème Dimanche du Temps Ordinaire – Année B
Marc 10, 35-45

29b

Le Fils de l’homme est venu pour servir

En se désignant comme le Fils de l’homme et en parlant de lui-même, par ce biais, à la troisième personne, Jésus signifie qu’il est en quelque sorte plus que lui-même, plus que ce que l’on voit en lui. De fait, il entre dans la peau du personnage du Fils de l’homme, et ce personnage a un programme à accomplir, des actions à produire, écrites dans le Livre. Jésus obéit à l’Écriture et la mène à son terme. Fils de l’homme, il vient exercer le jugement de la fin des temps. Avec Jésus, « les temps sont accomplis » mais « juger le monde » va devenir se faire juger par le monde pour sauver le monde. Tel est le contexte de l’évangile du jour, avec l’annonce de la Passion au verset 33 et le verset 45 qui donne le sens de tout le récit.

La droite et la gauche

En Matthieu 25,33, la droite et la gauche sont « polarisées » : il y a un bon côté et un mauvais côté. D’autre part, on rencontre souvent l’expression « à droite et à gauche » pour signifier simplement « de tous côtés » (exemple : ne dévie ni à droite ni à gauche). Dans notre texte, il s’agit des places d’honneur. Le mot « siéger » nous invite à penser, plus qu’au protocole d’un repas, au rituel du jugement (« Vous siégerez sur douze trônes pour juger les tribus d’Israël ») ; l’expression « dans ta gloire » du verset 37 confirme cela et renvoie bien au juge eschatologique. La droite et la gauche sont les places des assistants du juge. Or le seul autre emploi de l’expression « à droite et à gauche » dans Marc (de même, en ce sens, dans Matthieu) se trouve en 15,27 : les deux malfaiteurs sont crucifiés « l’un à sa droite, l’autre à sa gauche ». Ce sont les mots mêmes de notre verset 37. Voilà qui donne à penser, d’autant plus que les expressions « boire le calice » et « recevoir le baptême » (v. 38) sont d’évidentes allusions à la Passion. Par conséquent, « ceux à qui c’est destiné » (v. 40) désigne les deux malfaiteurs, et c’est à ces deux hommes qu’il revient d’assister le Fils de l’homme dans sa fonction de juge de la fin des temps.

Le jugement du monde

Jean 12,31 : « C’est maintenant le jugement du monde ; c’est maintenant que le prince de ce monde va être jeté dehors. » Ce « maintenant » désigne l’heure pour laquelle « le Christ est venu dans le monde ». C’est la Croix qui est aussi le trône de la gloire, le trône du jugement. En crucifiant Jésus, le monde se juge lui-même. Sur la Croix éclate l’innocence du juste persécuté. Mais alors, pourquoi la présence de deux malfaiteurs aux places d’assistants du juge ? Sans doute pour nous montrer que toutes nos condamnations, toutes nos persécutions, sont perverses : nous ne pouvons pas juger parce que nous sommes tous coupables. Crucifier des malfaiteurs, c’est aussi crucifier le Christ. Du coup ce jugement de condamnation porté contre notre frère en culpabilité nous juge nous-mêmes. C’est le jugement de la cruauté du monde. « Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés. »

Au rang des malfaiteurs

Cette expression de Marc 15,28 ne figure pas dans tous les manuscrits mais témoigne de la réflexion des premiers chrétiens. Le Fils de l’homme ne peut exercer son jugement sauveur du monde qu’en prenant la place des victimes de nos justices douteuses. C’est ainsi que nos victimes deviennent nos juges et que les malfaiteurs se trouvent « l’un à la droite, l’autre à la gauche ». Bien sûr, il faudrait apporter des nuances. Par exemple le Christ libère, sauve, les hommes coupables mais condamne leurs conduites perverses. Il y a donc une distance établie entre l’homme lui-même et ses oeuvres : je ne suis pas définissable par mon péché mais, finalement, par la justice que me confère le Christ. Bref, on peut juger un acte sans pour autant juger son auteur. Les versets 41-45 nous introduisent dans une perspective légèrement différente : celle du pouvoir royal, d’ailleurs lié au pouvoir du juge. Après avoir révélé le néant de nos prétentions à l’innocence, Jésus ruine nos prétentions à la domination.

Père Marcel Domergue, sj

http://www.ndweb.org


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Questa voce è stata pubblicata il 18/10/2018 da in FRANÇAIS, Méditation du dimanche con tag .

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