COMBONIANUM – Formazione e Missione

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Quatrième Dimanche de l’Avent (C)

Méditation du 4ème Dimanche de l’Avent – Année C
Luc 1, 39-45


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Mi 5, 1-4 Ps 79, 2.3bc, 15-16a, 18-19 He 10, 5-10 Lc 1, 39-45

Que la terre s’entrouvre

Certes, Jésus “vient d’en haut”, comme une rosée, mais on peut dire aussi bien qu’il monte de la terre (chant d’ouverture). Michée (1re lecture) annonce qu’il sort de Bethléem et que ses origines remontent à l’aube des siècles. Nous ne sommes pas habitués à voir Jésus surgir du terreau humain, nous le voyons plutôt descendre du ciel, alors que Matthieu et Luc produisent pour lui des généalogies qui le fondent sur un socle humain. Comprenons qu’il est depuis toujours intérieur à l’humanité ; il l’habite, la travaille, la crée pour la faire parvenir au statut de Fils, c’est-à-dire pour en faire son propre corps et la conduire ainsi à son achèvement. Jésus est l’émergence visible et palpable de cette puissance, de ce Verbe, qui nous fonde et en qui existe tout ce qui existe. Ainsi l’Incarnation n’apparaît plus comme un météorite tombant inopinément du ciel, mais comme la révélation d’une réalité qui nous habite depuis que Dieu fait l’homme à son “image et ressemblance”. L’Image par excellence, “l’icône du Dieu invisible”, c’est le Christ lui-même, en qui nous sommes nous aussi images (Colossiens 1,15). Jésus est notre vérité venue au grand jour, et c’est bien pour cela que nous devons nous modeler sur lui.

“Me voici, je viens pour faire ta volonté”

La lettre aux Hébreux oppose aux divers sacrifices et aux offrandes rituelles l’ouverture à la volonté de Dieu. Il est vrai qu’il est possible de vivre en accord avec Dieu sans rite. Saint Jacques écrit : “La religion pure et sans tache aux yeux de Dieu le Père, la voici : visiter les veuves et les orphelins dans leur détresse et se garder propre à l’abri du monde” (1,27 – écho de Michée 6,8). Si tout ou presque passait par le rite, comment auraient pu rester “religieux” tous les chrétiens emprisonnés des années durant dans les États totalitaires ? Cependant la première lecture continue à parler de sacrifice, mais il s’agit d’un sacrifice nouveau, non rituel. On se souvient de la définition de saint Augustin, dans La Cité de Dieu : “Est vrai sacrifice toute action bonne qui nous met en accord avec Dieu”. Alors, pourquoi des rites ? Pour nous entretenir dans la prière et la pratique des “actions bonnes”, pour que nous ne perdions pas la mémoire du Christ, pour nous rassembler dans l’unité de son Corps. Mais quelle est cette volonté de Dieu que le Christ vient accomplir et que nous devons nous aussi faire nôtre ? Jésus répond : “La volonté de Celui qui m’a envoyé, c’est que je ne perde rien de tout ce qu’il m’a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour”. À nous de discerner ce qui, dans nos conduites, va dans ce sens-là.

Marie et Élisabeth

“Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui ont été dites de la part du Seigneur”, dit Élizabeth. D’après ce qui vient d’être dit au paragraphe précédent, on aurait plutôt attendu : “Heureuse celle qui a épousé la volonté de Dieu”. De fait, quand Marie a répondu à l’ange : “Qu’il me soit fait selon ta parole”, elle est entrée dans le dessein de Dieu, elle a fait sienne sa volonté de salut pour tous les hommes. Elle a accepté que ce salut passe par elle. Mais Élisabeth va jusqu’à la source d’une simple acceptation de la volonté divine ; elle en dévoile la cause. Impossible en effet d’entrer dans le dessein de Dieu, de se modeler sur lui, de l’accueillir, si l’on ne croit pas. Marie est bienheureuse parce qu’elle a cru que Dieu est bienveillance, que sa volonté est notre vie en plénitude. En Jean 15,8, Jésus dit “Ce qui donne gloire à mon Père (et comment lui donner gloire, sinon en entrant dans sa volonté ?), c’est que vous portiez beaucoup de fruit.” Croire que Dieu veut notre fécondité, c’est cela qui nous rend féconds. Marie va porter le fruit absolu : l’Homme Nouveau, l’Homme accompli, qui ne fait qu’un avec Dieu lui-même. Bienheureuse est-elle d’avoir cru cela. Jean, le futur Baptiste, en tressaille de joie. Extrapolons : j’ai dit que Marie a cru que le salut de tous les hommes passerait par elle. Comme elle est la figure de l’humanité accueillant Dieu sans réserve, nous pouvons dire que le salut passe aussi par nous, chaque fois que nous accueillons la volonté de Dieu dans la foi.

Père Marcel Domergue, jésuite
http://www.ndweb.org

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Questa voce è stata pubblicata il 20/12/2018 da in FRANÇAIS, Méditation du dimanche con tag , .
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