COMBONIANUM – Formazione e Missione

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Veillée et Dimanche de PÂQUES (C)

Veillée Pascale – Année C
Luc 24, 1-12


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Elles étaient trois nous rapporte l’évangéliste Luc. Trois femmes dont l’histoire a retenu le nom : Marie de Magdala, Jeanne, et Marie, la mère de l’apôtre Jacques. Elles étaient trois à l’aube de ce matin qui ressemblait à tous les autres matins, dans la ville sainte ensommeillée. Trois ombres craintives, accablées par la mort de celui qu’elles avaient suivi jusqu’au Calvaire. Mais surtout trois femmes déconcertées par la disparition du corps de celui qu’elles venaient voir une dernière fois afin de l’embaumer.

En soumettant ces faits au jugement de l’histoire ou à l’enquête judiciaire, une conclusion s’impose d’elle-même : le corps ne fut jamais retrouvé, il fut sans doute enlevé par ses partisans. Le dossier est clos ! Pourtant, la suite de l’histoire a de quoi étonner et c’est sans doute ce qui permet d’affirmer que nous sommes devant la disparition la plus spectaculaire de tous les temps.

Alors que Jérusalem cherchait à oublier les événements de la veille, et qui pourtant marqueront à jamais sa destinée; alors que les Apôtres eux-mêmes croyaient que ces femmes radotaient, un constat s’impose : la nouvelle incroyable se répandra avec la vitesse de l’éclair et, bientôt, elle embrasera tout le bassin de la Méditerranée. Il n’y a plus place ici pour l’observateur impartial, le journaliste ou l’historien. De ce matin semblable à tous les autres matins, jaillit l’extraordinaire nouvelle du matin de Pâques.

Pourtant, l’expérience du tombeau vide n’explique en rien la foi des disciples du Christ. Ce serait là un bien faible appui sur lequel miser sa vie. L’événement est d’un autre ordre. Le tombeau vide n’est qu’un signe avant-coureur qui prépare les Apôtres à une rencontre avec le Ressuscité où la foi seule est sollicitée. La résurrection du Seigneur Jésus, qu’annoncent les anges, est la réalisation d’une promesse longtemps attendue, où Dieu affirme que la vie est plus forte que la mort, que le vivant, en commençant par le Christ, n’a pas sa place dans les tombeaux de ce monde, dans le tombeau de la mort.

Chacun et chacune de nous, nous sommes venus au Christ par des chemins tout aussi différents que nous le sommes les uns des autres. C’est une recherche commune qui nous unit et parce que nous croyons ensemble en Église, nous ne cessons d’approfondir le don que Dieu nous fait en Jésus Christ et nous ne cessons de nous en émerveiller. C’est tout le sens de cette grande veillée pascale.

Mais il y a bien des manières de s’attacher au Christ et si chacun et chacune de nous pouvait prendre la parole ce soir, nous serions émerveillés par la diversité de nos cheminements et de nos raisons de croire. Écoutons quelques témoignages .

« Si je suis ici ce soir, c’est que j’ai trouvé en Jésus un homme qui a vécu et parlé de la vie comme nul autre. Il se dégage une telle force dans sa manière de me montrer le chemin qui mène à Dieu, que je crois en sa parole. »

« Si je crois au Christ, c’est que le témoignage de sa vie s’est imposé à moi. Si la vie a un sens, si elle vaut la peine d’être vécue, c’est de donner sa vie comme Jésus l’a fait. Voilà ce qui me fait vivre, et, pour moi, il n’y a pas de plus grand maître sur cette route que le Seigneur Jésus. »

« Si je suis ici ce soir, c’est peut-être parce qu’à force de méditer les évangiles, et de tenter de les vivre dans mon quotidien, je me suis attaché à cet homme Jésus. Comme si tout à coup, cet inconnu de la Galilée, m’était devenu proche. À travers son message d’amour et de pardon, la vie de cet homme s’est mise à compter pour moi. Je me suis surprise à l’aimer, à être touchée par son combat, comme si sa lutte était devenue la mienne. »

« Si je crois au Christ, c’est qu’en cheminant avec des chrétiennes et des chrétiens, en approfondissant ma vie de prière, en me nourrissant des sacrements, Jésus est devenu une présence vivante en moi, dont je ne pourrais plus me passer. Comme si la foi en Jésus et en sa parole, me faisait vivre à mon tour ce qu’ont vécu tous ceux et celles qui l’ont suivi avant moi : ce sentiment d’être aimé par lui, accueilli avec mes rêves et le poids de mes faiblesses. »

« Si je suis ici ce soir, c’est qu’au cœur de l’épreuve et de la maladie, il était le seul en dernier lieu, vers qui je pouvais me tourner dans mon impuissance; et je n’ai pas été déçu. Mystérieusement, le Dieu de Jésus-Christ était au rendez-vous et dans ma prière j’ai trouvé la paix. En dépit de ma souffrance, j’ai trouvé le courage de porter ma croix avec lui. C’est pourquoi je crois en lui. »

Un philosophe grec (Héraclite) disait, il y a déjà 2, 500 ans : « Si tu ne sais pas espérer, tu ne pourras jamais accueillir l’inespéré. » En cette Sainte Vigile, qui est la mère de toutes les vigiles, de toutes les attentes au cœur de la vie des hommes, nous proclamons que l’inespéré s’est fait chair, que le Fils du Père a habité parmi nous et qu’il a vaincu la mort. La pierre qui retenait la vie a été roulée sur le côté. La vie qui était captive de la mort a été libérée de ses entraves. Et Jésus Christ est devenu notre éternel printemps.

Voilà la foi qui nous rassemble en cette nuit. À la suite de tous ceux et celles qui nous ont précédés dans la foi, nous faisons mémoire de ces trois femmes, à l’aube de ce matin de ce matin de Pâques à Jérusalem, où chantaient tous les matins du monde :

« Pourquoi cherchez vous le vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité ! »

La Vie a pris la clé des champs ! Elle va d’ici, de là, se donnant à quiconque veut marcher librement à la suite de cet homme de Galilée, Jésus, Christ et Seigneur, le premier des vivants !

Réjouissons-nous frères et sœurs ! Célébrons ! Rendons grâce à Dieu en cette nuit sainte! Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! Amen !

Yves Bériault, o.p.
https://moineruminant.com

Dimanche de Pâques
Le mystère pascal révèle à l’homme la grandeur de sa vocation

Maurice Zundel

Homélie de Maurice Zundel à N.D. des anges à Beyrouth, le dimanche de Pâques 2 avril 1972

Supposons avec la physique contemporaine que le rayon de l’univers soit de dix milliards d’années-lumière. Supposons que la galaxie la plus lointaine nous envoie aujourd’hui un rayon qui chemine depuis dix milliards d’années-lumière. Cela peut nous donner une idée de l’immensité du monde dans lequel nous sommes un atome, un rien, un zéro, du moins en apparence. En apparence, mais, en réalité, cette immensité du monde, c’est nous qui la calculons, c’est nous qui la reconnaissons et, par-là, nous sommes plus grands que le monde.

Le ver de terre ne connaît que l’espace vital de son petit jardin. L’homme, lui, bien que matériellement il soit un rien dans l’immensité physique de l’univers, c’est pourtant lui qui connaît et qui calcule cette immensité.

C’est pourquoi Pascal a pu dire si profondément et si magnifiquement : « Par l’espace, l’univers me contient et m’engloutit comme un point. Par la pensée, je le contiens » (Br. n° 348). Cet univers qui devient un point dans ma pensée, car dix milliards d’années-lumière je peux les multiplier par mille : ce n’est rien pour mon intelligence que cette opération. Et, plus j’imagine le monde immense, plus ma pensée le domine, plus elle apparaît plus grande que lui, et c’est cela, justement, qui nous passionne, c’est cela qui provoque notre émerveillement, c’est qu’en nous il y a une grandeur telle que rien ne peut la satisfaire, une telle grandeur que tout objet dans le monde est trop petit auprès de l’espace illimité de notre intelligence. C’est de là que jaillit en nous ce désir, ce besoin impérieux d’infini qui nous rassemble aujourd’hui.

Car pourquoi sommes-nous ici ? Non pas pour ressasser de vieilles superstitions, non pas pour obéir à une tradition de tribu. Nous sommes ici pour apprendre notre vocation d’infini et pour l’accomplir. Car Jésus est venu précisément pour répondre à cette soif d’infini qui nous dévore, Jésus, c’est-à-dire Dieu parmi nous, Jésus, c’est-à-dire Dieu au cœur de notre Histoire, c’est-à-dire Jésus au centre de notre vie.

Que vient-Il faire, sinon nous apprendre, nous révéler que, en effet, pour Dieu, le poids de notre vie, c’est Dieu lui-même ? Or toute la Création que nous venons de vivre, tout ce mystère adorable exprimé dans des mots ineffables, toute cette Passion, qu’est-ce qu’elle veut dire ? Elle veut dire que l’homme aux yeux de Dieu égale Dieu, parce que, justement, Dieu nous aime au point de vouloir nous communiquer Sa Vie, au point de vouloir satisfaire en nous ce besoin d’infini en nous communiquant Sa Présence et Sa Vie.

C’est cela dont nous avons besoin de prendre conscience. Vous chantez le Seigneur, vous Le chantez avec allégresse, vous le chantez magnifiquement le dimanche soir. Mais votre vie est-elle une découverte et une création ? Votre vie a-t-elle pris conscience de son immensité ? Avez-vous retenu que vous êtes unique, chacun d’entre vous ? Et que chacun de vous est indispensable à l’équilibre du monde ? Car chacun de nous est irremplaçable.

Quand vous rentrez dans une chambre, votre présence n’est pas neutre, votre présence détermine un courant, un courant de vie ou un courant de mort, un courant de lumière ou un courant de ténèbres, mais votre présence change quelque chose à l’atmosphère, change quelque chose à l’univers et c’est parce que vous avez en vous cette capacité, c’est parce que vous avez en vous cette vocation de grandeur que le Christ est venu, qu’Il vient toujours, qu’Il vous aime d’un amour infini, qu’Il a jeté dans la balance Sa propre vie pour faire contrepoids à la nôtre.

Il n’y a là aucun doute que l’aventure humaine, celle à laquelle vous croyez, celle dans laquelle vous espérez, celle à laquelle vous voulez vous consacrer avec toute la passion de votre jeunesse, il n’y a aucun doute que cette aventure, elle s’accomplit d’abord en vous. C’est dans le secret de votre vie, c’est dans l’intimité de vos choix, de vos décisions, de vos affections, que vous réalisez votre vocation d’homme, c’est-à-dire votre vocation de créateur et de fils de Dieu.

Rappelez-vous le grand mot de Saint Paul, si émouvant, si admirable de l’Epître aux Romains : « La Création toute entière gémit, elle est dans les douleurs de l’enfantement parce qu’elle a été soumise, malgré elle, par l’homme à la vanité et la Création toute entière attend la révélation de la gloire des fils de Dieu » (Rm 8:19-22) Cela veut dire que la Création toute entière vous attend, car c’est en vous que doit se manifester la gloire des fils de Dieu.

N’est-ce pas une aventure digne de solliciter votre enthousiasme, digne de mettre en mouvement tout votre esprit d’aventure, toute votre puissance d’aimer ? Le monde entier est remis entre vos mains, le monde entier vous attend, non pour une action extérieure, qui est sans doute nécessaire, mais toujours limitée, mais pour une action sans limite et proprement infinie, qui jaillit de notre pensée et qui est le don de notre cœur.

Nous ne serions là ni vous ni moi si nous ne croyions pas à cette immensité : comme notre foi en Dieu, c’est aussi au même degré une foi en l’homme, car où trouver Dieu dans une expérience humaine, sinon dans un homme transformé, dans un homme délivré de ses limites, dans un homme qui est devenu un espace illimité de lumière et d’amour.

Le Mystère Pascal, justement parce qu’il inspire nos vies, le temps du Christ parce qu’il résulte de cette équation sanglante inscrite dans l’Histoire par Jésus : aux yeux de Dieu, l’homme égale Dieu, le Mystère Pascal nous appelle à réaliser notre grandeur, Il nous appelle à être vrai, à ne pas tricher, car c’est cela qui est l’opposé même de la grandeur : tricher avec soi-même, tricher dans sa solitude, tricher dans sa pensée, tricher dans ses amours. Mais celui qui dit la vérité dans son cœur, celui-là gravit la Montagne de Dieu ou plutôt il devient lui-même la Montagne de Dieu, il devient le phare qui éclaire toute l’humanité.

Einstein, ce grand génie, qui a révolutionné la physique dans tant de domaines et qui avait un sentiment d’humilité si profond, a écrit : « Devant l’univers, celui à qui le sentiment religieux est inconnu et qui n’est pas frappé de respect, est comme s’il était mort. » Einstein disait cela devant l’univers, devant cet univers à travers lequel il atteignait cette Vérité Infinie qui nourrissait son génie. Que dire devant ce qui est infiniment plus grand que l’univers, c’est-à-dire devant notre vie elle-même ?

Oui, le grand sanctuaire de Dieu, c’est nous-mêmes parce que c’est de nous-mêmes que doit partir ce rayonnement qui va transfigurer tout l’univers. Il s’agit donc pour nous de prendre conscience de cette vocation, d’entrer dans notre grandeur et de donner comme un aimant et à notre vie, et à toute notre vie, et à toute la Création, cet infini qui est le Dieu Vivant caché au plus profond de notre cœur et qui nous attend et qui nous envoie pour rendre la vie plus belle et l’humanité plus heureuse.

Hâtons-nous dans l’allégresse à la rencontre du Seigneur Ressuscité en Lui rendant grâce de ce qu’Il nous ait révélé notre grandeur en nous communiquant la Sienne, en nous rappelant ce grand mot de Saint Jean de la Croix : « Une seule pensée de l’homme est plus grande que tout l’univers. Il n’y a que Dieu qui soit digne de la remplir. »

Edité dans Vie, mort, résurrection p. 143
Publié par les Editions Anne Sigier – Sillery

http://www.mauricezundel.com

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Questa voce è stata pubblicata il 19/04/2019 da in FRANÇAIS, Méditation du dimanche con tag .
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