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Témoignages comboniens : Fr. Tarcisio Calligaro

Fr. Tarcisio Calligaro


Fr. Calligaro Tarcisio

12.04.1929 Ϯ 05/11/2008 Italie (79)

En parlant de Fr. Tarcisio Calligaro, on peut parler de cinquante ans de fidélité à la mission. En septembre 2007, en effet, il avait célébré ses 50 ans de vœux perpétuels et à cette occasion, il avait écrit:

“Aujourd’hui je célèbre mes 50 ans de vie religieuse dans l’Institut des Missionnaires Comboniens. Avant tout, je veux rendre grâce au Seigneur, Dieu d’amour, pour tout le bien qu’il m’a fait. Seigneur, tu m’as accompagné et soutenu dans les moments de doute et tu m’as protégé dans les moments de danger. Seigneur, tu m’as donné une longue vie et moi, en toute humilité, je veux t’adorer toujours avec le travail de mes mains. Je veux me souvenir aujourd’hui de tous ceux qui m’ont aidé sur mon long chemin de vie.
Quelques-uns sont déjà auprès de toi, d’autres sont encore en vie: je te les confie, Dieu d’amour. Combien de temps encore disposerais-je de vie? Je ne le sais pas, qu’elle soit longue ou courte, je veux me consacrer à mon travail tant que j’en aurais encore la force. Je suis convaincu que se consacrer à Toi est le vrai but de la vie. Seigneur, écoute la prière de ton serviteur”.

Fr. Tarcisio, en effet, bien qu’il eut déjà 78 ans, a continué à exercer son travail missionnaire avec enthousiasme au Congo jusqu’à la fin de ses jours.

Il naquit à Urbignacco di Buia (Udine) le 12 avril 1929. En plus de lui, deux autres membres de sa famille sont devenus Comboniens: son frère Nevio (âgé de 4 ans de plus) et sa sœur Domenica (de deux ans de plus). Entré chez les Comboniens à 17 ans, Tarcisio suivit les cours secondaires à Thiene et fit son noviciat à Gozzano (1949-1951). Il prononça ses vœux temporaires le 9 septembre 1951 et ses vœux perpétuels en 1957. Après une année dans la Maison Mère de Vérone comme cuisinier, et une autre à Sulmona, comme portier et employé à la maison, il fut envoyé au Sud Soudan (1953-1959) où il travailla dans la mission de Mupoi comme employé à l’atelier mécanique.

Le Fr. Tarcisio passa les années 1959-1966 dans les maisons de Vérone (employé à la typographie, au service de la maison et comme portier) et à Rome, dans la communauté de la Curie généralice. Il était prêt à repartir en mission. A dire vrai, en 1964, il avait été affecté aux missions du Congo, également parce que beaucoup de gens du Sud Soudan s’étaient réfugiés au Congo, fuyant la guerre. Malheureusement cette année-là au Congo avait éclaté la rébellion des Simba, au cours de laquelle furent tués quatre des premiers Missionnaires Comboniens, sur le pont du fleuve Bomokandi, dans la mission de Rungu. Ainsi Fr. Tarcisio dut attendre le retour d’une certaine normalité, c’est-à-dire jusqu’en 1966, quand son rêve de retourner en Afrique put se réaliser.

A cause de l’instabilité de la situation au Congo et des risques que cela comportait, les supérieurs demandaient aux missionnaires qui désiraient aller au Congo et, alors également à Fr. Tarcisio, de mettre par écrit qu’ils étaient prêts à prendre leur responsabilité de travailler dans ces endroits-là. Le Fr. Tarcisio fut envoyé, en effet, dans la mission de Rungu où il arriva par voie de terre de l’Ouganda.
Le Fr. Duilio Plazzotta, toujours en puisant dans ses notes, racontait combien le visage du Fr. Tarcisio se transformait quand il racontait les événements qui se succédèrent vingt-cinq jours après son arrivée: “Les militaires du Katanga présents dans notre région et appuyés par des mercenaires Azande, se soulevèrent contre Mobutu, ayant entretemps quitté le pouvoir. Ils voulaient conquérir toute la Province Orientale. De nouveau, vu le grand risque, moi et le P. Fernando Colombo, nous devions trouver refuge dans la République du Centrafrique, dans la mission combonienne de Zemio. Après un mois, rassurés par les nouvelles qui nous parvenaient, nous retournions à Rungu”.
Une certaine tranquillité revenue à Rungu, le Fr. Tarcisio et le P. Fernando, en plus de mille autres activités, donnèrent vie à une nouvelle école technique pour la formation des jeunes qui tenait au cœur de chacun.
En 1972, le Fr. Tarcisio se déplaça dans la paroisse de sant’Anna, dans la ville d’Isiro, parce qu’il avait été demandé de commencer un atelier inter diocésain de mécanique pour la réparation des véhicules pour les diocèses d’Isiro, de Wamba, de Bondo et de Dungu. En 1976, il fut rejoint par le Fr. Nevio, son frère aîné, déjà missionnaire en Egypte et en Togo, et qui depuis ce moment-là restera au Congo, travaillant dans plusieurs missions, jusqu’en 2003, quand sa santé le contraignit à rentrer en Italie.

Le Fr. Tarcisio, par ses capacités, son accueil, son attention aux personnes, sa sérénité et son calme même dans les moments difficiles, fit de son atelier-garage un point de référence important pour tous.
Dans une note des supérieurs, on lit, en effet, que dans la mission il y avait un très bon chef d’atelier, compétent et serviable, il aimait sa vocation: c’était un vrai missionnaire. “Même si je ne visite pas les chapelles comme les prêtres, disait le Fr. Tarcisio, je répare les voitures pour qu’elles puissent aller porter la Parole de Dieu. Et comme économe de la communauté, je cherche à faire de mon mieux pour que les prêtres soient sereins et puissent travailler pour le Seigneur. Je me sens un véritable missionnaire, je rends grâce à Dieu de la vocation qu’il m’a donnée”.

A Isiro, le Fr. Tarcisio y resta jusqu’à peu de temps avant sa mort, advenue à Milan le 5 novembre 2008.  A la nouvelle de sa mort, dans la paroisse de Sant’Anna, dans la nuit du 6 novembre fut organisée une veillée de prière avec tous les chrétiens. La veillée se termina par la célébration eucharistique, célébrée par le P. José Rubio Aguerri.
Cette veillée fut entrecoupée par de nombreux témoignages et de projections de photos du Fr. Tarcisio engagé dans son service missionnaire.

Le P. Eliseo Tacchella, provincial du Congo, en remerciant la communauté de Milan pour son attention et sa délicatesse envers le Fr. Tarcisio, déclarait: “Il a servi la mission. Il a aimé la mission. Il a donné sa vie pour la mission. Il a laissé un vide, mais il a donné vraiment un exemple qui, certainement, entraînera beaucoup de jeunes à se consacrer au Seigneur et à la mission. Je viens de recevoir des messages de confrères, d’amis, tous pleins d’émotion, de tristesse et d’actions de grâce envers le Seigneur pour le témoignage de ce grand missionnaire. Nous sommes sûrs qu’il sera également un grand intercesseur pour la paix au Congo, ce pays qu’il a toujours aimé”.

Animateur : Seigneur, donne-nous le courage d’aller là où tu nous appelles afin que nous puissions être disponibles pour ceux vers qui tu nous envoies.

Que le Fr. Tarcisio nous serve de modèle afin que nous puissions aller dans la simplicité et la disponibilité. Avec son travail de mécanicien il a donné aux confrères prêtres de visiter les fidèles de différents diocèses pour porter l’Évangile à tous. Comme lui, soyons disponibles et universels dans nos actions.

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Questa voce è stata pubblicata il 02/10/2019 da in FRANÇAIS, Vocation et Mission con tag .

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Sono un comboniano affetto da Sla. Ho aperto e continuo a curare questo blog (tramite il puntatore oculare), animato dal desiderio di rimanere in contatto con la vita del mondo e della Chiesa, e di proseguire così il mio piccolo servizio alla missione.
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