COMBONIANUM – Spiritualità e Missione

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Dimanche de Pâques (A)

Dimanche de Pâques – Année A


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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,1-9.
Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu’il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Le matin de Pâques, Marie-Madeleine courut trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a mis. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant il n’entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place.
C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.
Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas vu que, d’après l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

Vivre avec le Christ ressuscité

Année A – Dimanche 12 avril 2020 – Jn 20, 1-9 et, le soir, Lc 24, 13-35

Homélie de Maurice Zundel, donnée à Beyrouth le 2 avril 1972

Jésus Ressuscité entre dans la gloire de son Père. Il remonte vers le Père, comme il le dit à Marie-Madeleine. Il remonte vers le Père pour nous communiquer cette gloire qu’il avait avant que le monde fût.

Et quelle est cette gloire qui va transfigurer notre vie, lui donner une valeur incomparable ? Cette gloire, c’est l’Esprit saint qu’il va répandre dans nos cœurs. Cette gloire, c’est la Présence de Dieu, c’est son habitation au plus intime de nous.

Le ciel, dit le Pape saint Grégoire, c’est l’âme du juste. Voilà que le ciel vient en nous. Voilà que Dieu nous habite, que notre vie est identifiée avec la sienne ! Chacun de nous s’interroge : quelle est la valeur de ma vie ? Chacun de nous veut être unique. Il veut que sa vie ait un sens. Il veut qu’elle ne soit pas vécue en vain.

QUEL HONNEUR SI, AU SOIR DE CE JOUR, CHACUN DE NOUS PEUT DÉCOUVRIR DANS LE SILENCE DE SON COEUR CETTE PRÉSENCE DU SEIGNEUR RESSUSCITÉ

Comment notre vie peut-elle être unique sans faire tort aux autres ? Sans nous retrancher de la communion humaine ? Mais voilà justement le miracle et le mystère : c’est qu’en Dieu le secret de chacun, l’unicité de chacun et son universalité se confondent, parce que toute grâce est une mission, parce que celui qui reçoit Dieu, son cœur s’ouvre à l’infini et devient capable d’être une présence à tous les hommes.

Et c’est là justement le mystère merveilleux de l’Eglise, qu’elle réalise d’une manière unique, cette possibilité de relier les deux pôles de la vie commune, de la vie sociale ensemble et seul. On ne peut pas former une communauté sans vivre ensemble, mais on ne peut pas former une communauté véritablement humaine, sans que sa propre solitude soit reconnue et respectée. Car finalement la communauté vaut ce que vaut la solitude de chacun.

Si vous assistez à un concert, si les artistes sont dignes de la musique qu’ils présentent, si toute la salle est unanime à écouter, si elle est une seule respiration, une seule aspiration vers la beauté, chacun éprouve cette beauté d’autant plus profondément que le silence est plus total. Mais cette beauté, il l’éprouve comme le secret le plus intime de son cœur.

C’est là l’image d’une société parfaite, d’une société véritablement humaine : ensemble et seul. On communie ensemble à un bien suprême, mais qui est intérieur à chacun et qui est le secret le plus intime de sa personne. Et c’est cette gloire, justement, que Jésus veut nous communiquer, quand Il répand son Esprit dans nos cœurs. Et c’est cette gloire en laquelle nous nous enracinons dans la mesure où nous vivons le mystère de l’Eglise.

Car l’Eglise a ses assises dans la conscience de chacun. Chacun de nous doit devenir toute l’Eglise. Sans doute, chacun dans l’Eglise n’a pas la même fonction, mais tous les chrétiens ont la même mission d’être les porteurs de Dieu, d’être les porteurs du Christ et, par leur vie même, de témoigner de sa Présence en le communiquant.

C’est cela qui nous remplit de joie en voyant le Christ Ressuscité et remonté vers son Père, et devenir, à la droite du Père, le dispensateur de la gloire divine qui est répandue dans nos cœurs. par l’Esprit qui nous est donné. C’est cela qui nous remplit de joie parce que chacun d’entre nous peut entrer dans une grandeur infinie, parce que chacun de nous est vraiment chargé d’une mission universelle, parce que la vie la plus humble, la plus cachée – une femme qui se livre aux travaux obscurs du ménage – cette vie peut rayonner sur le monde entier et lui apporter la vie éternelle.

Quel honneur si, au soir de ce jour, chacun de nous peut découvrir dans le silence de son coeur cette Présence du Seigneur Ressuscité. Et, si chacun de nous se sent promu, élevé, magnifié par ce don de Dieu, si chacun de nous acquiert par là un plus grand respect de sa vie et prend cette admirable résolution d’être digne de cette mission et d’apporter partout où il va – sans le dire, mais dans l’amour même du Dieu qu’il porte en lui-même – si chacun s’efforce de communiquer aux autres ce merveilleux secret, en traitant l’autre avec un respect tel qu’il puisse découvrir au fond de son âme ce Christ qui est le Christ de tous, ce Christ qui est aussi le Christ de chacun, ce Christ qui nous appelle chacun par notre nom, ce Christ qui nous fait à la fois unis et universels.

Avec quel bonheur nous allons rendre grâce au Seigneur qui nous appelle à une telle dignité et qui nous envoie dans le monde pour être un Evangile vivant, qui nous envoie dans le monde pour porter la paix et la joie, qui nous envoie dans le monde pour que chacun se sente infiniment aimé par ce Christ qui est notre frère et notre Dieu !

Par Maurice Zundel
http://www.mauricezundel.com

Heureuses messagères de la Bonne Nouvelle !

L’Évangile selon Saint Matthieu nous introduit, cette nuit, au mystère de Pâques. Le récit est empreint de gravité. Il prend même une tournure extrêmement dramatique, suscitant d’autant plus notre curiosité. Nous sommes plongés dans l’insolite d’un événement surnaturel. Les phénomènes rapportés font peur. L’Ange du Seigneur seul nous rassure par sa présence et par la facilité avec laquelle il opère. Il se déploie avec force et majesté. Les gardiens placés en vigilance auprès du tombeau sont terrifiés, bouleversés.

Il est normal que les femmes qui s’amènent sur les lieux très tôt le matin, soient elles aussi bouleversées. L’Ange s’empresse de leur dire le sens de ce qui se passe. Elles sont les témoins privilégiés d’un événement inouï. Pourquoi elles ?

Nous retrouvons en ce récit le scénario – surréaliste – que nous avions au début de l’Évangile de Matthieu, quand l’Ange du Seigneur intervient dans un songe auprès de Joseph pour l’inviter à entrer dans un projet qui le dépasse, à savoir la naissance virginale du Sauveur et le rôle de père adoptif attendu de lui. Sauf qu’ici, au matin de Pâques, ce n’est plus dans un songe que l’Ange du Seigneur se manifeste.

Quand Dieu intervient, il est normal qu’il utilise des moyens inusités, mêmes surnaturels, pour s’expliquer. Comment autrement nous faire savoir la vérité et le sens de ce qui arrive? Le récit d’évangile, cette nuit, fait appel à notre sensibilité croyante, capable de saisir les signes, ouverte au langage de Dieu. La foi seule nous donne en effet de porter une attention personnelle au message qui peut nous instruire sur une réalité autrement inaccessible, la vie du Ressuscité.

Et si nous parlions davantage de celles qui nous sont données en exemple dans l’évangile de cette nuit : les quelques femmes venues au tombeau ? Sont-elles seulement un relais utilisé par le messager divin pour rejoindre les disciples? Je ne pense pas. C’est vrai qu’elles sont tout de suite envoyées en mission d’annonce de la bonne nouvelle auprès de ces hommes que Jésus considère comme ses frères. Mais peut-être y a-t-il une autre merveille à voir dans ce récit? À savoir la position privilégiée de ces femmes et leur aptitude intime à découvrir l’œuvre toute-puissante de Dieu en train de s’accomplir. Ne sont-elles pas naturellement disposées à accueillir l’œuvre de création, la nouvelle création que Dieu réalise ?

Nous voyons que ces femmes sont en avance sur les hommes quand il s’agit d’aller vers le Seigneur; déjà elles en ont pris l’initiative; elles ont payé de leur personne généreusement, courageusement pour arriver jusqu’à lui si tôt le matin. On dirait qu’elles ont par nature une affinité particulière avec la vie, avec la nouveauté, avec l’inédit de Dieu manifesté dans le Christ ressuscité ?  Il y a là de quoi prendre conscience de l’importance des femmes et du féminin dans le monde, dans l’Église, dans nos sociétés. Les femmes ont des antennes pour capter la vie; elles ont des bras et un cœur et un corps pour porter la vie, pour faire vivre. Joseph autrefois reçut en secret l’annonce qui faisait de lui le père adoptif de l’enfant à naître. Il s’agit maintenant de rien de moins que de l’enfantement du Ressuscité dans le cœur des croyants et des croyantes. N’est-il pas significatif de voir deux femmes, Marie Madeleine et l’autre Marie, devenir les toutes premières pour l’accueil et la transmission de l’heureux message.

La consigne répétée aux deux femmes de convoquer les disciples en Galilée est d’ailleurs, elle aussi, surprenante et significative, un peu dans le même sens. N’auront-elles pas un rôle quasi maternel à jouer à l’endroit des futurs apôtres ? Pourquoi d’ailleurs faut-il que les disciples se rendent là-bas pour voir Jésus? Sinon parce que la Galilée, c’est l’endroit d’où ils viennent. Ils sont nés là-bas. Ils ont grandi sur le bord du lac. C’est là qu’ils ont leurs racines, leurs sources au plan humain, leur Alma Mater. La Galilée est aussi le lieu où ils ont fait leurs premiers pas de disciples; ils y ont appris le Christ en ses débuts ?  La Galilée c’est un lieu de brassages humains, de gestation et d’affluences culturelles et religieuses multiples. La Galilée des nations, n’est-elle pas dès lors le lieu idéal, le creuset, la matrice  où promouvoir l’annonce de l’Évangile et faire naître l’espérance chrétienne ?

L’accès au Ressuscité passe par nos sources, nos origines, nos sensibilités, nos racines, notre quotidien retrouvé dans une fréquentation authentique du Seigneur de la Parole. Encore et toujours il nous précède?  Il vient vers nous de façon inattendue dans ce qui fait notre vie ordinaire, nos humbles rites, tel celui, au cœur de la nuit, de cette eucharistie qui bientôt nous rassemble et nous donne de faire mémoire de Lui dans la confiance, le bonheur de vivre et la joie retrouvés.

Par Jacques Marcotte, o.p.
http://www.spiritualite2000.com

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Questa voce è stata pubblicata il 11/04/2020 da in FRANÇAIS, Méditation du dimanche con tag .

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San Daniele Comboni (1831-1881)

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Combonianum è stata una pubblicazione interna nata tra gli studenti comboniani nel 1935. Ho voluto far rivivere questo titolo, ricco di storia e di patrimonio carismatico.
Sono un comboniano affetto da Sla. Ho aperto e continuo a curare questo blog (tramite il puntatore oculare), animato dal desiderio di rimanere in contatto con la vita del mondo e della Chiesa, e di proseguire così il mio piccolo servizio alla missione.
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