COMBONIANUM – Spiritualità e Missione

Blog di FORMAZIONE PERMANENTE MISSIONARIA – Uno sguardo missionario sulla Vita, il Mondo e la Chiesa MISSIONARY ONGOING FORMATION – A missionary look on the life of the world and the church

6ème dimanche de Pâques (A)

6ème dimanche de Pâques – Année A
Jean 14,15-21


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Références bibliques

  • Lecture des Actes des Apôtres : 8. 5 à 17 : “Ils leur imposèrent les mains et ils recevaient l’Esprit-Saint.”
  • Psaume 65 : “Acclamez Dieu toute la terre !”
  • Première lettre de saint Pierre : 3. 15 à 18 :”Dans l’Esprit, il a été rendu à la vie.”
  • Evangile selon saint Jean : 14. 15 à 21 :”Il vous donnera un autre Défenseur.”

À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous resterez fidèles à mes commandements.
Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité. Le monde est incapable de le recevoir, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaissez,  parce qu’il demeure auprès de vous, et qu’il est en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous.
D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi.  En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. 
Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »

Homélie de Maurice Zundel

D’une conférence de Maurice Zundel donnée à Paris en l’église Saint-Sèverin le 10 décembre 1961. Illustration: Oberrheinischer Meister, Christ en gloire, Augustinermuseum, Freiburg (Allemagne)

Qu’est-ce donc que l’Eglise? Pour saisir son apparition, il faut se rappeler que la vie de Jésus se termine par un échec. Il n’a pas fait, avant de mourir, un seul disciple capable de le comprendre.

Cet échec, nous le lisons, reconnu par lui dans cette parole étrange rapportée en l’Evangile de saint Jean: «Il est bon que je m’en aille car, si je ne m’en vais pas, le Paraclet (l’Esprit Saint) ne viendra pas à vous.»

«Il est bon que je m’en aille.» La présence visible de son humanité serait donc un obstacle à leur foi? C’est qu’ils l’ont ramenée à leur mesure en la chargeant de tous leurs rêves et de toutes leurs ambitions. Ils n’ont pas perçu son caractère sacramentel. Ils l’ont vue devant eux, au lieu de la rencontrer au dedans d’eux-mêmes Jésus est donc entré seul dans son agonie. Les disciples dormaient.

“LE CHRISTIANISME EST UNE PERSONNE”

Après avoir vaincu la mort, c’est-à-dire après la Résurrection, il ne les trouvera pas plus ouverts. La dernière question qu’ils lui posent, à la dernière apparition, concerne le rétablissement du royaume en faveur d’Israël. Ils en sont toujours là, ils ne veulent pas en démordre, ils attendent encore qu’il les conduise à la gloire et qu’il les fasse siéger sur des trônes, comme ils l’ont si passionnément rêvé.

En dépit de toutes ces insuffisances, avant même l’illumination décisive par l’effusion de l’Esprit, en dépit de toutes ces limites, Jésus les envoie. Il les envoie «à toutes les nations jusqu’aux extrémités de la terre ». C’est ainsi qu’ils prendront sa mesure qui est d’être universel et illimité. Il faut qu’ils se fassent fils de l’Homme avec lui pour devenir, avec lui, fils de Dieu.

Mais comment rempliront-ils une pareille mission avec les horizons bornés auxquels ils se cramponnent? Ce serait une gageure s’il devait les laisser seuls. Mais, justement, il ne les abandonne pas: «Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous». Il ne les quitte que pour qu’ils puissent le trouver.

Il revient effectivement dans le feu de la Pentecôte mais, cette fois, il s’établit au-dedans d’eux-mêmes. C’est la première Parousie. Sa présence les remplit et aussitôt leur mission commence qui est de conduire tout homme à ce Christ qui les habite.

Car l’Evangile apostolique n’est pas un discours sur Jésus, ni même un discours – consigné par écrit – de Jésus: l’Evangile apostolique, c’est Jésus lui-même.

Le Christianisme, en effet, est une personne comme Jésus devra bientôt l’affirmer. Aussi bien, la lumière qu’il apporte est-elle inséparable de sa personne. Elle résulte en effet de la transparence de son humanité, de son suprême dépouillement, de l’impossibilité pour elle de limiter le jour divin par aucune espèce d’appropriation.

C’est cette lumière issue de la divine pauvreté qui nous arrache aux limites du langage et à la stérilité des commandements. Malheur à nous si nous n’avions affaire qu’à des discours de lui rapportés par d’autres, qu’à une doctrine séparée de sa personne. Nous savons trop, en effet, que des tonnes de discours n’ont jamais changé rien à rien. Nous savons que le langage est toujours limité parce qu’il devient très vite inadapté à l’évolution de l’humanité et qu’il donne lieu au foisonnement des commentaires qui ne font que diviser les esprits.

Heureusement, l’Evangile c’est Jésus, l’Evangile c’est la lumière qu’il est et que nous sommes appelés à devenir. C’est donc moins un enseignement que la lumière qui discerne tout enseignement, la lumière qui fait voir en éclairant chaque chose par l’innocence incorruptible du regard sans frontière et sans partialité qui réfère toute réalité à un ordre d’amour où elle se situe à son rang de valeur. Elle fait voir plutôt qu’elle ne propose des objets à voir, des constatations ou des notions à enregistrer.

La lumière de l’Evangile, dans le Christ toujours vivant, nous empêche avant tout de nous limiter et de nous arrêter à des vues contingentes. C’est pourquoi, elle peut nous introduire en toute vérité, car la vérité est, en toute chose, cette aptitude à devenir lumière en l’esprit par une référence, comme nous venons de le noter, à un ordre d’amour qui s’identifie avec la transparence de la divine pauvreté.

Toute réalité, dans cette perspective, est ouverte, est une allusion à cette Présence incorruptible, à cette innocence infinie, à cette pauvreté abyssale. Et la foi qui enracine en nous cette divine transparence est très justement définie par le grand poète Coventry Patmore comme «la lumière de la flamme d’amour».

https://www.mauricezundel.com

Laisser Pâques sourdre en nous !

Tous les événements que nous vivons en Église, et nos situations particulières, quelles qu’elles soient, portent une grâce. D’où la joie, l’espérance et la lumière qui jamais ne vont manquer à ceux et celles qui mettent leur foi dans le Christ et qui rêvent d’une croissance de son Église. « Celui qui m’aime sera aimé de mon Père; moi aussi je l’aimerai, et je me manifesterai à lui.»  Pourtant des questions et des défis demeurent pour nos Églises aux prises avec la modernité. De quoi décourager les plus braves d’entre nous et même les ministres les plus dévoués.

Comment allons-nous surmonter la vague?  Comment résister au tsunami des mentalités séculières et antireligieuses qui déferlent sur le monde? N’observe-t-on pas un peu partout le délaissement de la pratique, le peu d’intérêt des jeunes adultes pour la foi, la lassitude des aînés? Ne voyons-nous pas que nos idées souvent sont ailleurs, que notre monde s’occupe d’autre chose, que les mots nous manquent pour parler de la foi, que nos rites et nos cérémonies sont d’un langage qui ne rejoint pas les gens? Confrontés à toutes ces évidences, serions-nous orphelins, en manque de ressources? Dieu serait-il absent? Nous laisse-il à nos infidélités, à nos désertions de l’amour, à nos trahisons et déviances?

La parole de ce dimanche nous rejoint au cœur de nos souffrances et désespérances. Les mots de Jésus visent des disciples qui ressentent quelque chose de l’abandon, de la lassitude, de la peur, de la détresse spirituelle et intellectuelle ambiante. L’Évangile nous rejoint au cœur de nos problèmes. Il dénie l’abandon et l’esseulement dont nous pourrions nous croire l’objet de la part de Dieu : « Je prierai le Père, dit Jésus, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : c’est l’Esprit de vérité…Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous. D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi ».

Nous ne sommes pas laissés à nous-mêmes, tout seuls et sans ressources, pour le combat de la foi et de la fidélité de l’amour. S’il y faut notre participation libre et personnelle, notre expérience de la foi et du Salut chrétien sont d’abord l’affaire de Dieu lui-même, de son Christ et de l’Esprit Saint, en nous, dans l’Église et dans le monde. Nous portons une œuvre qui nous dépasse, celle de Pâques où Jésus s’est investi dans l’humilité et le service de l’amour jusqu’au bout de lui-même. Nous célébrons sa victoire quand nous laissons sa vie sourdre en nous au cœur même de nos souffrances, de nos peines, de nos humiliations, quand nous assumons la vie et le rêve de l’Évangile en communion  de foi, d’espérance et d’amour, en contradiction certaine  avec un certain monde. L’Esprit nous guide vers le dépassement pascal.

Pour cette force et cette présence rendons grâce en cette Eucharistie. Que la mémoire vive de Pâques nous comble de joie, d’énergie et de paix!

Par Jacques Marcotte, o.p.
http://www.spiritualite2000.com

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Questa voce è stata pubblicata il 13/05/2020 da in FRANÇAIS, Méditation du dimanche con tag .

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Combonianum è stata una pubblicazione interna nata tra gli studenti comboniani nel 1935. Ho voluto far rivivere questo titolo, ricco di storia e di patrimonio carismatico.
Sono un comboniano affetto da Sla. Ho aperto e continuo a curare questo blog (tramite il puntatore oculare), animato dal desiderio di rimanere in contatto con la vita del mondo e della Chiesa, e di proseguire così il mio piccolo servizio alla missione.
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