COMBONIANUM – Spiritualità e Missione

Blog di FORMAZIONE PERMANENTE MISSIONARIA – Uno sguardo missionario sulla Vita, il Mondo e la Chiesa MISSIONARY ONGOING FORMATION – A missionary look on the life of the world and the church

III Dimanche de l’Avent (B)

3ème dimanche de l’Avent (B)
Jean 1,6-8.19-28

File PDF: Méditation du Dimanche (III Avent)

Dimanche Gaudete

giovanni battista2

Les premiers mots de la seconde lecture, dans leur traduction latine ont donné son nom à ce troisième dimanche, qu’on appelle traditionnellement le dimanche “Gaudete”, ou dimanche de la joie. En effet la joie est le thème commun des deux premières lectures. Mais qu’en est-il de l’Évangile ?

À première vue il y a un contraste entre le thème de la joie et la figure un peu hirsute de Jean-Baptiste. Lorsqu’on parle de joie on pense facilement à des festivités, des banquets, etc. Or le menu de Jean (des sauterelles, du miel sauvage et de l’eau) était plutôt sobre. On identifie joie et célébration avec des vêtements de fête, ce que n’était sans doute pas le vêtement fait de poils de chameaux que portait Jean. Enfin, dans une fête on s’attend à se faire dire des choses agréables et encourageantes. Or Jean invite à la conversion et qualifie certains de ses interlocuteurs d’hypocrites et de race de vipères.

Et pourtant Jean était un homme profondément heureux parce qu’il était un homme tout à fait libre. Il n’était attaché à rien ici-bas et était dépouillé de toute ambition personnelle et de toute préoccupation concernant sa personne. Il avait une mission et n’existait que pour cette mission.

Je crois que la plupart d’entre nous avons parfois de la difficulté à réconcilier notre mission ou les divers rôles que nous avons à jouer – dans la société, dans l’église, dans notre communauté, dans notre famille – avec nos intérêt et nos goûts personnels, et peut-être même nos ambitions. Rien de cela chez Jean-Baptiste. Sa mission a envahi tout son être; ou plutôt son être entier s’est épanoui dans sa mission. Il n’a pas d’autre intérêt, donc pas de conflit. Des personnes sont devenues ses disciples; mais il ne les “possède” pas.   Lorsqu’apparaît Jésus, il les lui envoie en disant : “voici l’Agneau de Dieu”. Dans sa solitude, il est un homme libre, un pauvre, un coeur pur.

“Bienheureux les coeurs purs, il verront Dieu” dira Jésus. Parce qu’il était pauvre, privé de tout intérêt personnel, Jean-Baptiste a pu voir Dieu lorsqu’Il est venu à lui.

La préparation de Jean – à la fois la sienne et celle qu’il donne dans son enseignement – n’est pas préoccupée de “réalisation personnelle”, mais plutôt d’un effacement graduel et toujours plus profond devant la présence envahissante de Dieu qui est la source de sa joie. Lorsque Dieu est visiblement présent en Jésus de Nazareth, lui Jean peut disparaître.

Les prêtres et les lévites ainsi que leurs envoyés sont soucieux de savoir qui est Jean. Ils le harcèlent de question concernant son identité. Or lui n’a aucun souci de qui il est. À la question : “Qui es-tu?”, il répond simplement “Je ne suis pas le Messie”. Aux autres questions “Es-tu le prophète Élie?”, “Es-tu le Grand Prophète (qui doit venir)?” il répond “Non”. Et finalement, lorsqu’ils se font de plus en plus insistants, il dit simplement: “Je suis la voix qui crie dans le désert : aplanissez le chemin du Seigneur”.

Si Jésus dit que les cœurs purs verront Dieu, la Bible établit aussi un lien étroit entre solitude et vision de Dieu. Abraham était seul devant sa tente lorsqu’il reçut la visite des Trois Messagers. Moïse s’était avancé plus loin que d’habitude dans la solitude du désert, lorsqu’il eut la vision du buisson ardent. Elie se trouvait seul sur le Mont Horeb, après une longue montée solitaire, lorsque Dieu lui apparut dans la brise légère. Jésus s’était retiré seul sur la montagne lorsqu’il fut transfiguré.   Siméon et Anne menaient une vie de solitude au Temple, aussi purent-ils avant tout autre reconnaître le Messie dans l’enfant de Bethléhem. De même Jean vivait dans la solitude près du Jourdain lorsqu’il reconnut le Messie dans la foule qui venait à lui de Jérusalem.

Dieu naîtra en nous (à Noël et durant toute l’année) dans la mesure où nous deviendrons libres et pauvres comme Jean, et dans la mesure où nous pénétrerons dans une véritable solitude – non pas une solitude consistant dans le fait de nous isoler artificiellement des autres personnes, mais une solitude qui consiste à nous dépouiller de nos fausses identités, de nos attaches, de nos ambitions, de nos désirs de nous “réaliser” personnellement. Paradoxalement c’est alors que nous découvrirons, dans la liberté et la joie, notre véritable identité.

Armand Veilleux

http://www.scourmont.be


Qui es-tu donc?

Jean le Baptiste doit s’expliquer.  Ses agissements et ses discours en étonnent plusieurs.  On lui demande avec insistance : Qui es-tu? Que dis-tu de toi-même?  Comme si c’était une chose toute simple de répondre à la question : Qui suis-je? Que puis-je dire de moi-même?

Jean, dans sa réponse, proclame finalement le caractère unique et inédit de sa personne et de toute autre personne humaine. Il est, quant à lui, le témoin de quelqu’un que nous ne connaissons pas et qui pourtant est déjà là. De qui sommes-nous les témoins? Qui est celui ou celle qui nous a à ce point marqués que nous puissions nous dire porteur d’une part de son identité?

Par ses réponses, Jean nous introduit dans l’inconfort de notre non-connaissance du Christ et de nous-mêmes.  Il nous fait bien voir que toute connaissance de soi dépend de celle d’un autre; elle est relative à celui ou celle qui s’est révélé à moi. L’autre me servant de miroir en quelque sorte et me renvoyant une part de ma propre image.

Le mystère de Dieu et le mystère de son Christ sont toujours insaisissables pour nous à moins qu’ils ne se révèlent dans l’intime expérience spirituelle qu’ils nous donnent de vivre. Énigmatique et surprenant sera alors le témoignage de celui ou celle que Dieu a ainsi touché de sa lumière, de sa sainte présence!

La connaissance de l’objet de notre foi dépasse-t-elle absolument notre entendement? On nous a toujours dit que Dieu est insaisissable, inconnaissable.  Ou bien Dieu nous aurait-il envahis jusqu’à nous remplir de son évidence, de sa vérité? Comment dès lors réagir autrement qu’en protestant, comme Jean le Baptiste, de notre indignité et de notre extrême pauvreté : « Je ne suis même pas digne de défaire la courroie de sa sandale. » Ce qui ne l’empêche pas d’être témoin de la lumière, comme le souligne le 4ième Évangile.

Voilà bien la merveille de l’Avent : que notre désir de Dieu nous établisse en tension vers lui à partir de notre propre mystère.  Nous sommes plus grands que nous ne le pensons, à cause de Celui qui vient, qui est déjà venu, qui est là et qui viendra… et pourtant si petits devant lui!  Déjà il habite notre monde. Il se tient au milieu de nous. Bien que nous ne le connaissions pas, il nous revêt déjà de sa lumière.  Il nous établit dans la paix. Dans une meilleure connaissance de nous-mêmes. Il anime notre joie. Il est toute paix, toute joie

Par Jacques Marcotte, o.p.

http://www.spiritualite2000.com

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Questa voce è stata pubblicata il 09/12/2020 da in FRANÇAIS, Méditation du dimanche con tag , .

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Combonianum è stato una pubblicazione interna di condivisione sul carisma di Comboni. Assegnando questo nome al blog, ho voluto far rivivere questo titolo, ricco di storia e patrimonio carismatico.
Il sottotitolo Spiritualità e Missione vuole precisare l’obiettivo del blog: promuovere una spiritualità missionaria.

Combonianum was an internal publication of sharing on Comboni’s charism. By assigning this name to the blog, I wanted to revive this title, rich in history and charismatic heritage.
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Sono un comboniano affetto da Sla. Ho aperto e continuo a curare questo blog (tramite il puntatore oculare), animato dal desiderio di rimanere in contatto con la vita del mondo e della Chiesa, e di proseguire così il mio piccolo servizio alla missione.
I miei interessi: tematiche missionarie, spiritualità (ho lavorato nella formazione) e temi biblici (ho fatto teologia biblica alla PUG di Roma)

I am a Comboni missionary with ALS. I opened and continue to curate this blog (through the eye pointer), animated by the desire to stay in touch with the life of the world and of the Church, and thus continue my small service to the mission.
My interests: missionary themes, spirituality (I was in charge of formation) and biblical themes (I studied biblical theology at the PUG in Rome)

Manuel João Pereira Correia combonianum@gmail.com

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