COMBONIANUM – Spiritualità e Missione

Blog di FORMAZIONE PERMANENTE MISSIONARIA – Uno sguardo missionario sulla Vita, il Mondo e la Chiesa MISSIONARY ONGOING FORMATION – A missionary look on the life of the world and the church

2ème Dimanche de Noël et la Fête de l’Épiphanie du Seigneur

2ème Dimanche de Noël et
la Fête de l’Épiphanie du Seigneur


Epifania 1

2ème Dimanche de Noël
Jean 1,1-18

LE VISAGE HUMAIN DE DIEU

Le quatrième évangile commence par un prologue très spécial. C’est une sorte d’hymne qui, dès les premiers siècles, a aidé de manière décisive les chrétiens à approfondir le mystère contenu en Jésus. Si nous l’écoutons avec une foi simple, il peut aussi nous aider aujourd’hui à croire en Jésus d’une manière plus profonde. Nous ne nous attarderons que sur quelques affirmations essentielles.

«Le Verbe de Dieu s’est fait chair». Dieu n’est pas muet. Il n’est pas resté silencieux, enfermé pour toujours dans son Mystère. Dieu a voulu entrer en communication avec nous. Il a voulu nous parler, nous dire son amour, nous expliquer son projet. Jésus est simplement le Projet de Dieu fait chair.

Mais Dieu ne s’est pas manifesté à nous au moyen de concepts et de doctrines sublimes que seuls les savants peuvent comprendre. Sa Parole s’est incarnée dans la vie intime de Jésus, pour que même les plus simples puissent la comprendre, ceux qui savent se laisser toucher par la bonté, par l’amour et la vérité que sa vie renferme.

Cette Parole de Dieu «a planté sa tente parmi nous». Les distances ont disparu. Dieu est devenu «chair». Il habite parmi nous. Pour le rencontrer, nous n’avons pas besoin de sortir du monde, mais de nous rapprocher de Jésus. Pour le connaître, nous n’avons pas besoin d’étudier la théologie, mais de nous mettre à l’écoute de Jésus, de communier avec lui.

«Personne n’a jamais vu Dieu». Les prophètes, les prêtres, les maîtres de la loi parlaient beaucoup de Dieu, mais personne n’avait vu son visage. C’est la même chose parmi nous aujourd’hui : dans l’Église nous parlons beaucoup de Dieu, mais aucun de nous ne l’a vu. Seul Jésus, «le Fils de Dieu, qui est au sein du Père, est celui qui l’a fait connaître».

Nous ne devons pas l’oublier. Seul Jésus nous a dit comment est Dieu. Lui seul est la source qui nous rapproche de son Mystère. Combien d’idées étroites et inhumaines sur Dieu devons-nous désapprendre pour nous laisser attirer et séduire par ce Dieu qui se révèle à nous en Jésus.

Comme tout change quand on comprend enfin que Jésus est le visage humain de Dieu! Tout devient plus simple et plus clair. Maintenant nous savons comment Dieu nous regarde quand nous souffrons, comment il nous cherche quand nous nous égarons, comment il nous comprend et nous pardonne quand nous le renions. En lui, la «grâce et la vérité» de Dieu nous ont été révélées.

Par José Antonio Pagola
Traducteur: Carlos Orduna
https://www.feadulta.com

ÉPIPHANIE DU SEIGNEUR
Matthieu 2,1-12

À l’école des Mages
Pape François

L’évangéliste Matthieu souligne que les Mages, quand ils arrivèrent à Bethléem, « virent l’enfant avec Marie sa mère, se prosternèrent et l’adorèrent » (Mt 2, 11). Adorer le Seigneur n’est pas facile, ce n’est pas un fait immédiat : cela exige une certaine maturité spirituelle, étant le point d’arrivée d’un cheminement intérieur, parfois long. L’attitude d’adorer Dieu n’est pas spontanée en nous. L’être humain a besoin, oui, d’adorer, mais il risque de se tromper d’objectif ; en effet, s’il n’adore pas Dieu, il adorera des idoles, – il n’y a pas de demie mesure, ou Dieu ou les idoles, ou pour prendre une expression d’un écrivain français : “Celui qui n’adore pas Dieu, adore le diable” (Léon Bloy) – et au lieu d’être croyant, il deviendra idolâtre. C’est ainsi, aut aut.

A notre époque il est particulièrement nécessaire que, aussi bien individuellement que communautairement, nous consacrions plus de temps à l’adoration, en apprenant toujours mieux à contempler le Seigneur. Si le sens de la prière d’adoration est un peu perdu, nous devons le retrouver, aussi bien communautairement que dans notre vie spirituelle. Aujourd’hui, nous nous mettons donc à l’école des Mages, pour en tirer quelques enseignements utiles : comme eux, nous voulons nous prosterner et adorer le Seigneur. L’adorer sérieusement, et non comme a dit Hérode : « Faites-moi savoir où il est et j’irai l’adorer ». Non, cette adoration ne va pas. Sérieusement !

De la liturgie de la Parole d’aujourd’hui nous tirons trois expressions qui peuvent nous aider à mieux comprendre ce que signifie être adorateurs du Seigneur. Ces expressions sont : “lever les yeux”, “se mettre en voyage” et “voir”. Ces trois expressions nous aideront à comprendre ce que signifie être des adorateurs du Seigneur.

La première expression, lever les yeux, le prophète Isaïe nous l’offre. A la communauté de Jérusalem, revenue récemment de l’exil et prostrée par le découragement dû aux nombreuses difficultés, le prophète adresse cette forte invitation : « Lève les yeux alentour, et regarde » (60, 4). C’est une invitation à mettre de côté la fatigue et les plaintes, à sortir des exigüités d’une vision étroite, à se libérer de la dictature du moi, toujours enclin à se replier sur soi-même et sur ses propres préoccupations. Pour adorer le Seigneur il faut tout d’abord “lever les yeux” : ne pas se laisser emprisonner par les fantasmes intérieurs qui éteignent l’espérance, et ne pas faire des problèmes et des difficultés le centre de l’existence. Cela ne veut pas dire nier la réalité, en faisant semblant ou en croyant que tout va bien. Non. Il s’agit au contraire de regarder d’une manière nouvelle les problèmes et les angoisses, en sachant que le Seigneur connaît nos situations difficiles, écoute attentivement nos invocations et n’est pas indifférent aux larmes que nous versons.

Ce regard qui, malgré les vicissitudes de la vie, demeure confiant dans le Seigneur, produit la gratitude filiale. Lorsque cela arrive, le cœur s’ouvre à l’adoration. Au contraire, lorsque nous fixons l’attention exclusivement sur les problèmes, en refusant de lever les yeux vers Dieu, la peur envahit le cœur et le désoriente, donnant lieu à la colère, au désarroi, à l’angoisse, à la dépression. Dans ces conditions il est difficile d’adorer le Seigneur. Si cela se vérifie, il faut avoir le courage de briser le cercle de nos conclusions acquises, sachant que la réalité est plus grande que nos pensées. Lève les yeux alentour et regarde : le Seigneur nous invite en premier lieu à avoir confiance en lui, parce qu’il prend réellement soin de tous. Si donc le Seigneur revêt ainsi l’herbe des champs, qui aujourd’hui existe et demain est jetée dans le four, combien plus il fera pour nous. (cf. Lc 12, 28). Si nous levons les yeux vers le Seigneur, et que nous considérons la réalité à sa lumière, nous découvrons qu’il ne nous abandonne jamais : le Verbe s’est fait chair (cf. Jn 1, 14) et demeure toujours avec nous, tous les jours (cf. Mt 28, 20). Toujours.

Quand nous levons les yeux vers Dieu, les problèmes de la vie ne disparaissent pas, non, mais nous sentons que le Seigneur nous donne la force nécessaire pour les affronter. “Lever les yeux” est donc le premier pas qui dispose à l’adoration. Il s’agit de l’adoration du disciple qui a découvert en Dieu une joie nouvelle, une joie différente. Celle du monde est fondée sur la possession des biens, sur le succès ou sur d’autres choses semblables, toujours avec le ‘moi’ au centre. Au contraire la joie du disciple du Christ trouve son fondement dans la fidélité de Dieu qui ne manque jamais à ses promesses, en dépit des situations de crise où nous pouvons nous trouver. Voici alors que la gratitude filiale et la joie suscitent le désir ardent d’adorer le Seigneur, qui est fidèle et ne nous laisse jamais seuls.

La deuxième expression qui peut nous aider est se mettre en voyage. Lever les yeux [la première] : la deuxième : se mettre en voyage. Avant de pouvoir adorer l’Enfant né à Bethléem, les Mages ont dû affronter un long voyage. Matthieu écrit : « Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : “Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’Orient et nous sommes venus l’adorer.” » (Mt 2, 1-2). Le voyage implique toujours une transformation, un changement. Après un voyage on n’est plus comme avant. Il y a toujours quelque chose de nouveau en celui qui a accompli un cheminement : ses connaissances se sont étendues, il a vu des personnes et des choses nouvelles, il a expérimenté le renforcement de la volonté d’affronter les difficultés et les risques du trajet. On ne parvient à pas adorer le Seigneur sans passer d’abord par la maturation intérieure qui nous permet de nous mettre en voyage.

On devient adorateurs du Seigneur au moyen d’un cheminement graduel. L’expérience nous enseigne, par exemple, qu’une personne à cinquante ans vit l’adoration avec un esprit différent de celui qu’elle avait à trente ans. Celui qui se laisse modeler par la grâce, habituellement, s’améliore avec le temps: l’homme extérieur vieillit – dit saint Paul –, tandis que l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour (cf. 2 Co 4, 16), se disposant toujours mieux à adorer le Seigneur. De ce point de vue, les échecs, les crises, les erreurs peuvent devenir des expériences instructives : ils servent très souvent à nous rendre conscients que seul le Seigneur est digne d’être adoré, parce que c’est seulement lui qui comble le désir de vie et d’éternité présent au plus profond de chaque personne. De plus, avec le temps, les épreuves et les fatigues de la vie – vécues dans la foi – contribuent à purifier le cœur, à le rendre plus humble et donc plus disponible à s’ouvrir à Dieu. Même les péchés, même la conscience d’être pécheurs, de trouver des choses très mauvaises. ‘Mais j’ai fait ceci… j’ai fait…’ : si tu le prends avec foi et avec repentir, avec contrition, cela t’aidera à grandir. Tout, tout aide, dit Paul de la croissance spirituelle, de la rencontre avec Jésus, même les péchés, même les péchés. Et saint Thomas ajoute : « etiam mortalia », même les gros péchés, les pires. Mais si tu le prend avec repentir cela t’aidera dans ce voyage vers la rencontre avec le Seigneur et à mieux l’adorer.

Comme les Mages, nous aussi, nous devons nous laisser instruire par le cheminement de la vie, marqué par les difficultés inévitables du voyage. Ne permettons pas que les fatigues, les chutes et les échecs nous jettent dans le découragement. En les reconnaissant au contraire avec humilité, nous devons en faire une occasion pour progresser vers le Seigneur Jésus. La vie n’est pas une démonstration d’habileté, mais un voyage vers celui qui nous aime. Nous ne devons pas à chaque pas de notre vie montrer la carte de nos vertus ; nous devons aller vers le Seigneur avec humilité. En regardant vers le Seigneur, nous trouverons la force pour progresser avec une joie renouvelée.

Et nous arrivons à la troisième expression : voir. Lever les yeux, se mettre en voyage, voir. L’Evangéliste écrit : « Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère, ils se prosternèrent et l’adorèrent » (Mt 2, 10-11). L’adoration était l’acte d’hommage réservé aux souverains, aux grands dignitaires. Les Mages, en effet, ont adoré celui qu’ils savaient être le roi des Juifs (cf. Mt 2, 2). Mais, de fait, qu’ont-ils vu ? Ils ont vu un pauvre enfant avec sa mère. Et pourtant ces sages, venus de pays lointains, ont su transcender cette scène si humble et presque insignifiante, en reconnaissant en cet Enfant la présence d’un souverain. Ils ont été capables de “voir” au-delà de l’apparence. En se prosternant devant l’Enfant né à Bethléem, ils ont exprimé une adoration qui était avant tout intérieure : l’ouverture des coffrets apportés en dons fut un signe de l’offrande de leurs cœurs.

Pour adorer le Seigneur, il faut “voir” au-delà du voile du visible, qui souvent se révèle trompeur. Hérode et les notables de Jérusalem représentent la mondanité, perpétuellement esclave de l’apparence. Ils voient et ne savent pas voir – je ne dis pas qu’ils ne croient pas, c’est trop – ils ne savent pas voir parce que leur capacité est esclave de l’apparence et en quête d’attraits : elle donne de la valeur seulement aux choses sensationnelles, aux choses qui attirent l’attention de la plupart. Par ailleurs, dans les Mages nous voyons une attitude différente, que nous pourrions définir réalisme théologal – un mot trop ‘grande’, mais nous pouvons dire ainsi, un réalisme théologal : il perçoit avec objectivité la réalité des choses, en parvenant finalement à la compréhension que Dieu fuit toute ostentation. Le Seigneur est dans l’humilité, le Seigneur est comme cet enfant humble, il fuit l’ostentation, qui est justement le fruit de la mondanité. Cette manière de “voir” qui transcende le visible fait en sorte que nous adorons le Seigneur souvent caché dans des situations simples, dans des personnes humbles et exclues. Il s’agit donc d’un regard qui, en ne se laissant pas éblouir par les feux artificiels de l’exhibitionnisme, cherche, à chaque occasion, ce qui ne passe pas, cherche le Seigneur. C’est pourquoi, comme l’écrit l’apôtre Paul, « notre regard ne s’attache pas à ce qui se voit, mais à ce qui ne se voit pas ; ce qui se voit est provisoire, mais ce qui ne se voit pas est éternel » (2 Co 4, 18).

Que le Seigneur Jésus fasse de nous ses vrais adorateurs, capables de manifester par la vie son dessein d’amour qui embrasse l’humanité entière. Demandons la grâce pour chacun de nous et pour l’Eglise tout entière, d’apprendre à adorer, de continuer à adorer, de pratiquer beaucoup cette prière d’adoration, parce que Dieu seul est adoré.

Épiphanie 2021

La fête de la lumière
Pape François

Aujourd’hui, solennité de l’Epiphanie du Seigneur, est la fête de la manifestation de Jésus symbolisée par la lumière. Dans les textes prophétiques, cette lumière est promesse: on promet la lumière. Isaïe, en effet, s’adresse à Jérusalem avec ces paroles: «Debout! Resplendis! Car voici ta lumière, et sur toi se lève la gloire de Yahvé» (60, 1). L’invitation du prophète — à se lever parce qu’arrive la lumière — apparaît surprenante, parce qu’elle se situe au lendemain du dur exil et des nombreuses vexations que le peuple avait endurées.

Aujourd’hui, cette invitation retentit aussi pour nous qui avons célébré la Naissance de Jésus et nous encourage à nous laisser toucher par la lumière de Bethléem. Nous aussi nous sommes invités à ne pas nous arrêter aux signes extérieurs de l’événement, mais à repartir de lui et à parcourir dans une vie nouvelle notre chemin d’hommes et de croyants.

La lumière que le prophète Isaïe avait annoncée, est présente et rencontrée dans l’Evangile. Et Jésus, né à Bethléem, cité de David, est venu apporter le salut aux proches et aux lointains: à tous. L’évangéliste Matthieu montre différentes façons de rencontrer le Christ et de réagir à sa présence. Par exemple, Hérode et les scribes de Jérusalem ont un cœur dur, qui s’obstine et refuse la visite de cet Enfant. C’est une possibilité: se fermer à la lumière. Ils représentent tous ceux qui, aujourd’hui également de nos jours, ont peur de la venue de Jésus et ferment leur cœur aux frères et aux sœurs qui ont besoin d’aide. Hérode a peur de perdre le pouvoir et ne pense pas au véritable bien des personnes, mais à son intérêt personnel. Les scribes et les chefs du peuple ont peur parce qu’ils ne savent pas regarder au-delà de leurs certitudes, et ainsi, n’arrivent pas à saisir la nouveauté qui est en Jésus.

En revanche, l’expérience des Mages est très différente (cf. Mt 2, 1-12). Venus de l’Orient, ils représentent tous les peuples éloignés de la foi juive traditionnelle. Pourtant, ils se laissent guider par l’étoile et affrontent un voyage long et risqué pour parvenir à destination et connaître la vérité sur le Messie. Les Mages étaient ouverts à la «nouveauté», et c’est à eux que se révèle la nouveauté la plus grande et la plus surprenante de l’histoire: Dieu fait homme. Les Mages se prosternent devant Jésus et lui offrent des dons symboliques: de l’or, de l’encens et de la myrrhe; parce que la recherche du Seigneur implique non seulement la persévérance sur le chemin, mais aussi la générosité du cœur. Et enfin, ils rentrèrent dans «leur pays» (v. 12); et l’Evangile dit qu’ils y retournent par «une autre route». Frères et sœurs, chaque fois qu’un homme ou une femme rencontre Jésus, il change de chemin, il revient à la vie d’une façon différente, il revient renouvelé, «par une autre route». Ils rentrèrent dans leur pays en emportant en eux le mystère de ce Roi humble et pauvre; et nous pouvons imaginer qu’ils racontèrent à tous l’expérience vécue: le salut offert par Dieu dans le Christ est pour tous les hommes, proches et lointains. Il n’est pas possible de «s’emparer» de cet Enfant: il est un don pour tous.

Nous aussi, faisons un peu de silence dans notre cœur et laissons-nous éclairer par la lumière de Jésus qui provient de Bethléem. Ne laissons pas nos peurs nous fermer le cœur, mais ayons le courage de nous ouvrir à cette lumière qui est douce et discrète. Alors, comme les Mages, nous éprouverons «une très grande joie» (v. 10) que nous ne pourrons pas garder pour nous. Que la Vierge Marie, étoile qui nous conduit à Jésus, et Mère qui montre Jésus aux Mages et à tous ceux qui s’approchent d’elle, nous soutienne dans ce chemin.

Pape Francois, Angelus 6 Janvier 2019

Bonne nouvelle pour tous!

Il est curieux qu’à Noël les bergers furent les premiers informés de la naissance de Jésus pour être les premiers à venir adorer l’enfant. Il me semble que Dieu aurait pu choisir mieux que ces pauvres hommes dont la réputation était douteuse à l’époque. Pourquoi ont-ils ce privilège alors que tant de gens plus respectables, plus instruits auraient dû passer avant eux. Des prêtres, par exemple, des lévites, des scribes, des pharisiens. C’est vrai que les bergers étaient déjà debout. Veillant dans la nuit, ils étaient là quand les anges sont passés. Les autres habitants, eux, ils dormaient bien tranquilles, ou ils faisaient peut-être la fête. Au fond il était bien normal que les anges se portent d’abord vers ceux qui, pécheurs ou pas, étaient là sur le qui vive, prêts à recevoir l’annonce d’une bonne nouvelle : Aujourd’hui vous est né un Sauveur.

On pourrait penser qu’à l’Épiphanie, les choses vont se passer autrement. Les Mages eux, ne sont pas n’importe qui. Ils sont des gens de prestige, membres d’une caste sacerdotale, et peut-être même royale, en Perses ou ailleurs en Orient. Ils avaient sans doute un grand équipage. Puis ils avaient de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Des gens à la hauteur de notre Seigneur, dirions-nous. Mais voilà, il y a là aussi quelque chose qui cloche : ces messieurs ne sont pas des juifs. Les bergers eux au moins ils étaient membres du peuple élu. Or les Mages, c’était des étrangers, des païens! Grand scandale! On comprend l’étonnement des sages d’Israël et du Roi Hérode devant ces visiteurs qui les dérangent avec leurs questions sur le lieu où devait naître le roi des juifs!

Saint Matthieu a retenu cet événement pour bien montrer, dès le début de son évangile, que la Bonne Nouvelle est offerte à toute l’humanité, qu’elle n’est pas réservée au peuple juif. L’évangéliste montre ainsi son émerveillement comme Paul le fait dans la 2e lecture : « Frères et sœurs, vous avez appris en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous : il m’a fait connaître le mystère du Christ, à savoir que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus. »

Cette annonce de la Bonne Nouvelle au monde païen ne rend pas pour autant inutile la première alliance. C’est dans la révélation biblique que les prêtres et les scribes apprennent que le Messie va naître à Bethléem. Mais l’Écriture seule ne suffit pas. Il a fallu l’Étoile, comme il a fallu les anges dans la nuit, l’étoile qui, bien plus qu’un corps céleste, suggère l’action de l’Esprit dans le cœur des Mages. D’où la grande joie qu’ils éprouvent à retrouver l’étoile en quittant Jérusalem après leur consultation.

Si les Mages sont les seuls à voir l’étoile, c’est sans doute qu’Hérode était distrait par le faste de sa cours; c’est peut-être que les prêtres et les scribes étaient trop convaincus d’avoir la vérité pour eux. Ils n’étaient pas disponibles pour la nouveauté que Dieu leur offrait. Pour discerner une étoile, il faut la nuit. Pour nous laisser instruire par l’Esprit, il faut d’abord reconnaître notre ignorance, laisser les questions monter en nous. Ne pas croire aux seules forces de l’intelligence.  Il faut laisser venir en nous la lumière surnaturelle de la foi. et nous laisser illuminer par l’Étoile, par le Saint Esprit. Et alors nous pouvons rencontrer l’enfant de Bethléem, le Christ Sauveur et l’adorer en vérité. Et nous voyons qu’Il nous faut repartir par un autre chemin, celui de l’Évangile, chemin d’amour véritable, de lumière et de paix.

Par Jacques Marcotte, o.p.
http://www.spiritualite2000.com

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Questa voce è stata pubblicata il 31/12/2020 da in FRANÇAIS, Méditation du dimanche con tag , , .

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San Daniele Comboni (1831-1881)

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Combonianum è stato una pubblicazione interna di condivisione sul carisma di Comboni. Assegnando questo nome al blog, ho voluto far rivivere questo titolo, ricco di storia e patrimonio carismatico.
Il sottotitolo Spiritualità e Missione vuole precisare l’obiettivo del blog: promuovere una spiritualità missionaria.

Combonianum was an internal publication of sharing on Comboni’s charism. By assigning this name to the blog, I wanted to revive this title, rich in history and charismatic heritage.
The subtitle
Spirituality and Mission wants to specify the goal of the blog: to promote a missionary spirituality.

Sono un comboniano affetto da Sla. Ho aperto e continuo a curare questo blog (tramite il puntatore oculare), animato dal desiderio di rimanere in contatto con la vita del mondo e della Chiesa, e di proseguire così il mio piccolo servizio alla missione.
I miei interessi: tematiche missionarie, spiritualità (ho lavorato nella formazione) e temi biblici (ho fatto teologia biblica alla PUG di Roma)

I am a Comboni missionary with ALS. I opened and continue to curate this blog (through the eye pointer), animated by the desire to stay in touch with the life of the world and of the Church, and thus continue my small service to the mission.
My interests: missionary themes, spirituality (I was in charge of formation) and biblical themes (I studied biblical theology at the PUG in Rome)

Manuel João Pereira Correia combonianum@gmail.com

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